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peu goûté. La raison en est que le poëte a privé ses vers de la séduction qu’exerce la rime; et que 1 action , d’ailleurs, ne peut intéresser long-temps le lecteur espagnol , encore que l’Espagne en soit le théâtre : il s’agit de l’autre Espagne : M. de N oroîia a chante Àbderrhame Ier. Dans notre ode, au contraire, le choix du sujet n’a pu que contribuer au succès de la composition.
L’Espagne s’était engagée, sans aucune vue ambitieuse, dans une guerre dont les résultats furent si différens de ce que la coalition en attendait. La position isolée de la péninsule la laissa , quand la chance eut tourné, plus exposée qu’aucune autre puissance. La paix arriva véritablement comme une divinité libératrice , et son nom, du moins, attaché à la nouvelle faveur qu obtint le premier ministre, signala une reconnaissance méritée. Le chant de M. de Noroña nous parait présenter dans sa disposition, de même que dans ses details, une image lidèle des grandes circonstances qui l’ont inspiré.