ENTRE T, A FRANCE ET I,’ ES TAGNE
EN Iy93.
ODE
L a Discorde a levé sa tête hérissée De serpens infernaux ;
Elle hurle en fureur , en saisit les anneaux ,
Et les va secouant sur la terre glacée :
L’abîme entend joyeux,
Et l’alarme atteindra la barrière des deux.
A cette voix semblable aux éclats du tonnerre Qui frappe en menaçant,
Sur son char , parsemé de débris teints de sang , Monte aussitôt la Mort , conduite par la Guerre.
L’un et l’autre ébranlé ,
Les pôles ont gémi quand le char a roulé.
Pour le suivre s’élance une troupe effrénée De fléaux désastreux :
La gloire des héros est la première entre eux :
A leur aspect, la Mort , de sa main décharnée , Brandit l’affreuse faulx ,
Et , le signai donné , pousse ses noirs chevaux.