A R U IA Z A
Le sang rougit les (lots, le fer remplit l’espace :
Aucun pied ne recule , aucun bras ne se lasse ;
Le choc du choc renaît.
L’est alors qu’élevant son horrible squelette,
La Mort veut contempler la victoire complète,
Qu elle seule obtenait.
Dieux! quel affreux éclat fait frisonner mon âme !
Quel volcan a vomi ce tourbillon de flamme Qui s’élève dans l’air ?
Des débris retombans les vagues sont jonchées :
Oes mâts, des corps brisés, et des mains qui, tranchées. N’ont point lâché Je fer.
Ombres de Trafalgar, et vous, ses nobles restes,
A ous, qui devez un jour de ces hasards funestes Venger le souvenir :
C est assez qu’Albion , par vos coups désolée ,
En longs habits de deuil , prépare un mausolée Au vainqueur d’Aboukir.
Vous, cependant, montrez, sur la campagne humide.
Le courageux lion , que le chasseur numide Blesse et n’étonne pas ;
Et qui, l’œil menaçant, la griffe ensanglantée ,
S éloigné , sans presser sa marche respectée Sans ralentir ses pas.