‹ Espagne poetiqueChapitre 99 sur 112 · A R U IA Z A · texte numérisé non relu

A R U IA Z A

Le sang rougit les (lots, le fer remplit l’espace :

Aucun pied ne recule , aucun bras ne se lasse ;

Le choc du choc renaît.

L’est alors qu’élevant son horrible squelette,

La Mort veut contempler la victoire complète,

Qu elle seule obtenait.

Dieux! quel affreux éclat fait frisonner mon âme !

Quel volcan a vomi ce tourbillon de flamme Qui s’élève dans l’air ?

Des débris retombans les vagues sont jonchées :

Oes mâts, des corps brisés, et des mains qui, tranchées. N’ont point lâché Je fer.

Ombres de Trafalgar, et vous, ses nobles restes,

A ous, qui devez un jour de ces hasards funestes Venger le souvenir :

C est assez qu’Albion , par vos coups désolée ,

En longs habits de deuil , prépare un mausolée Au vainqueur d’Aboukir.

Vous, cependant, montrez, sur la campagne humide.

Le courageux lion , que le chasseur numide Blesse et n’étonne pas ;

Et qui, l’œil menaçant, la griffe ensanglantée ,

S éloigné , sans presser sa marche respectée Sans ralentir ses pas.

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