‹ Espagnols et Flamands au 16e siécleChapitre 14 sur 39 · SEPARATION DES PROVIN'CES DU NORD II · texte numérisé non relu

SEPARATION DES PROVIN'CES DU NORD II

avait tenté de le séduire par l'intérêt : on lui avait proposé de se faire représenter au congrès de Cologne, non pas seulement pour y défendre les droits des provinces, mais pour y régler ses propres affaires. A ceux qui essayaient de le séduire ainsi, il avait répondu qu'il plaçait l'intérêt général au dessus du sien, qu'il visait avant tout à voir le pays en paix, débarrassé des étrangers, et qu'il s'en rapportait aux instructions données aux députés des états. Si le roi voulait lui donner une satisfaction convenable, c'était à lui de prendre l'initiative, à moins qu'il ne préférât s'en rapporter à l'avis des états généraux (i^.

Il prétendait ainsi traiter avec Philippe II sur le pied d'égalité ou l'obliger à se soumettre à la décision des représentants du pays. Le roi trouva l'alternative offensante. C'est alors qu'il résolut de se débarrasser, comme on l'y excitait depuis longtemps, du chef de la résistance en mettant sa tête à prix.

( I ) Instruction à van Dorp pour ses négociations avec le conseiller Fonck Brieven eti oiiuitgegeven stiikken van Ateud van Dorp, t. II, U'recht 1887, p. 280- 281, 285. Werken van lut Historisch Genootschap, nouvelle série, n» 44. — Le prince d'Orange aux ambassadeurs de l'empereur, Anvers, 17 juillet 1579. Correspondance de GinUanme le Taciturne, IV, 105-167.

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