‹ Esprit d'Alexandre Vinet. Pensées et reflexionsChapitre 13 sur 81 · S. I, UO · texte numérisé non relu

S. I, UO

L'Evangile est la conscience de la conscience même. E. 440.

Le christianisme est la conscience elle-même élevée à sa dernière puissance.

§ II. — PERSOIV^E »E JEStJS-CnRlIST : Jésus-Christ et le diristianisme ; Humanité et divinité de Jésus- Ciirist ; tSystémes sur Jésus-Clirist.

Ce n'est pas au christianisme, c'est à Jésus-Christ «]ue nous devons aller. S. ix, 379.

Le vrai christianisme n'est nulle part tout entier, sinon dans Jésus-Christ ; nous pouvons le concevoir dans son ensemble et dans toute sa beauté, nous ne le réalisons jamais, ni dans nos cœurs, ni dans nos mœurs. Et cependant le peu, si vous voulez, que chaque vrai chrétien en réalise, est divin, est incomparable. Devant cette imparfaite ébauche d'une peinture merveilleuse, on s'arrête étonné ; on a reconnu dans ce travail inachevé le pinceau même de Dieu ; un seul moment chrétien l'emporte sur toute une vie qui ne l'est pas; et le christianisme, même dans la faiblesse et dans la décadence générale de la foi, est un sceau vivant, imprimé sur l'humanité, et qui dit toujours que Dieu n'est pas loin. 17.

A l'histoire, au système, an christianisme, préférons Jésus- Christ , soyons chrétiens par le commerce immédiat avec Jésus- Christ, au lieu de nous borner à l'être en nous familiarisant avec la doctrine et avec la science qui se rapportent à lui. N. E. 422.

Un fait, une personne, une nouvelle création, voilà comment la religion nous estprésentée dans l'Évangile. Le fait est le point de départ, le fond et la substance de tous ses enseignements. Aussi Jésus-Christ n'a-t-il pas dit : « Je montre le chemin, j'enseigne la vérité, je communique la vie ; » mais il a dit : « Je suis le che-

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