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CHAPITRE VI

De l'Esclavage et du Servage.

C'est au droit naturel de prouver que nul liomme ne peut se constituer Tesclave d'un autre, et que la liberté de personne ne va jusqu'à mettre sa liberté tout entière à la disposition d'autnii. C'est encore au droit naturel, conjointement au droit pénal, de prouver que l'État ne peut user de l'esclavage comme d'une peine légale. Cest au droit des gens de prouver que l'esclavage ne peut être imposé aux prisonniers de guerre. Aucun homme ne peut avoir de droit sur la liberté d'un autre, et toute loi qui établit ce droit est une loi inique. Tout ordre de choses qui constitue Tesclavage comme élément de société est illégitime et ne saurait être aboli trop tôt. « Mille ans d'abus, a a dit un auteur allemand, ne donnent pas une « heure de droit. »

C est à la religion de démont rer combien peu l'es» clavage s'allie avec la maxime de l'égalité des kom-

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mes. C'est à la morale de réprouver le l'apport du maître à Tesclave, et de démontrer comment ce rapport abrutit l'esclave et démoralise le maitre.

Le droity la morale j la politique et le bon sens, tout condamne Fesclavage. L'économie politique De réclame qu'une faible part dans ce plaidoyer pour la liberté, et se borne à faire voir comment Fesclavage est pernicieux aux richesses.

Si la propriété matérielle est une condition première de la production, la propriété des facultés de l'homme en est une condition plus nécessaire encore.

La nature, en départissant inégalement les facultés physiques et morales de Thomme, n'a pas voulu que ceux envers lesquels elle a été moins généreuse soient les aveugles outils de ceux qu'elle a plus favorablement traités. Penser le contraire, avec Aristote, c'est bien mal inteipréter les sages ▼olontés de la Providence.

Celui qui ne rectieille pas les fruits de sou travail a tout intérêt à travailler le moins et le moins bien possible. La crainte du châtiment peut bien empêcher l'oisiveté, mais ne saurait créer la capacité ni en favoriser le développement. Le zèle que stimule le bâton ou le fouet, ne saurait valoir celui qui a pour principe le propre intérêt de Touvrier.

L'esclave, au lieu d'étaler ses talents, fait tout

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son possible pour les cacher; car si son maître venait à s'en apercevoir, loin d'alléger sa tâche, il ne ferait que l'augmenter, et empirer la position de l'esclave. Celui-ci n'a, de la sorte, aucun intérêt à perfectionner ses moyens , et d'ailleurs il n'en a pas le loisir, tout son temps appartenant à son maître. Il se trouve ainsi exclu de la perfectibilité qui est la destination de l'humanité et la compensation de ses souffrances; ne jouissant pas des résultats du progrès, il n'y contribue en rien, mais il en est, au contraire, un des plus grands obstacles. Comme il n'a rien en propre, il ne saurait utiliser selon ses vœux et ses intérêts le peu qu'il gagnerait par hasard ; il ne saurait le cacher assez furtivement aux yeux de son maître, dans lequel il s'habitue à voir son ennemi le plus constant et le plus acharné. 11 ne trouve aucun profit soit à ménager la propriété du maître, soit à réaliser la moindre économie. L'homme, réduit à l'office d'une machine, est en outre de toutes les machines la plus chère, parce qu'elle est la moins productive.

Le maître a, il est vrai, le devoir de nourrir, de vélir et déloger son esclave; mais il croit presque toujours ne pas pouvoir s'en acquitter assez mal. D'un autre côté, l'esclave, se reposant sur cette obligation de son maître, se voit privé de toute excitation au travail, renonce à tout soin de l'avenir et se renferme dans une insouciance qui même, par-

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fois, lui fait aimer ses chaînes, de sorte qu'on a vu des esclaves refuser la liberté que leur offrait leur maître, a L'esclavage, a dit Montesquieu, abrutit « les hommes au point de s'en faire aimer. »

Le régime patriarcal qu'on fait ressortir parfois dans les rapports de l'esclave et du maître n^est plus de saison ; et les liens qui les unissent sont une dure nécessité et de mauvais traitements d'une part, un avide intérêt de l'autre.

L'esclavage a été une des principales causes de la misère de l'antiquité, en même temps qu'il en fut la tache la plus ignominieuse. Le servage a été, dans le moyen âge, un des plus grands empêchements au développement des richesses. La Russie ne sera riche que lorsque le servage y aura été aboli.

C'est une erreur de croire que l'émancipation des esclaves ne leur serait que nuisible tant qu'ils n'ont pas de propriété. Ils n'en auront jamais, tant qu'ils ne seront pas libres, tant qu'ils n'auront pas le libre emploi de leurs facultés , tant que la propriété immatérielle, la seule voie qui mène à la propriété matérielle, leur sera fermée. Il ne faut pas ôter à un enfant ses liens avant qu'il puisse marcher; mais il ne marchera jamais, si on le laisse toujours garrotté.

Le servage en Russie mérite une attention d'autant plus -particulière qu'il n'est que très-imparfaitement connu en Europe.

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Le propriétaire russe ne peut pas maltraiter ses paysans. La saisie des biens y voulue par la loi en cas de contravention, a eu lieu quelquefois, à la vérité; mais, disons-le à l'honneur des propriétaires russes, les exemples des traitements cruels sont excessivement rares. Les différentes législations sur les nègres se sont aussi proposé de mettre les esclaves à Tabri des mauvais traitements : le Consolidated slawe'law de 1784 ûxait à 3o le maximum des coups et punissait la mutilation de 100 livres sterling et d'un an de prison.

Le propriétaire russe est tenu de nourrir ses serfs et de leur avancer les semailles dans les années de disette. Cette loi a aboli l'indigence officielle qlii inquiète tant le reste de l'Europe. Les colonies sont également, et mieux encore, préservées de la mendicité ; fruit de la liberté , son absence est la faible compensation de l'esclavage. Le témoignage de l'esclave n'est pas admis devant les tribunaux des colonies. Le serf russe ne peut dénoncer son maître que lorsque celui-ci conspire contre son souverain.

La femme suit la condition de son mari : la femme libre, se mariant à un esclave, devient esclave, mais d'esclave elle devient libre si elle se marie à un homme libre.

L'esclave affranchi, dans plusieurs colonies, et

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' celii

: l'est [)as, dans les colonies

françaises, peut avoir des esclaves; c'est là la plus grande plaie de l'esclavage : car il n'y a pas de pires tyrans pour les esclaves que ceux qui ont cessé de l'être. En Russie, au moins, le droit de posséder des serfs n'est donné qu'aux nobles liérédilaires,

En Russie, comme dans certaines colonies, on ne peut vendre séparément les membres d'une même famille, quoique dans d'aulies on puisse même séparer le mari de la femme.

Tant que le propriétaire russe aura la faculté de détacher le serf de la glèbe pou r l'attaclier au service de sa personne, le servage se ressentira trop de l'esclavage. Haismallieureusemenl il ne peut eiiélreautremeiit,la classedesdomestiqueslibres n'étant pas encore assez nombreuse. La civilisation éclaircit au moins de plus en plus les rangs de ces gens df cour, comme on désigne dans le pays les serfs dépendants de la maison du niaid-e. Il faudrait d'abord et surtout proscrire le ternie dûmes, aussi usuel que révoltant ( I ). C'eût été d'autant plus aisé à faire, que les stipulations foncières se basent habituellement sur la valeur des terres bien plus que des serfs.

(i) Les serfs s'eugageni, se taxent et &e vendeiit sous le ti- Ire d'dmcs. On dit iJ'iin iiro|>riétniie : Il a tnnt d'dmes, pour (tire qu'il a tant de paysans mAles. Les femntes ne sont pas comptises dans ces tairuls.

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Dans les colonies espagnoles le maître ne peut pas refuser la liberté à un esclave qui lui offre 3oo dollars pour se racheter; le propriétaire russe n'est tenu, moyennant aucune somme, d affranchir un serf.

Voilà les analogies et les différences de ces deux systèmes : de grandes préférences se trouvent encore du côté du serf russe.

Le nègre n'a de jours Hbres que les dimanches et les fêtes et un jour sur quatorze, ou tout au plus, dans les colonies espagnoles, le samedi et le dimanche ; sa tâche est fixée par jour, et il ne s'en délivre plus tôt qu'en redoublant de zèle. Le paysan russe ne donne que trois jours de travail sur sept à son maître , qui en revanche abandonne à ses paysans en commun la moitié de ses terres. L'homme et la femme mariés {tegloj un couple) ne doivent par jour que le travail d'un ouvrier (i). Le libre arbitre ne saurait stipuler un contrat moins avantageux pour le propriétaire.

Les paysans obroschnis {veAeydXïcieTS) sont dans un état encore plus favorable. Le maître leur laisse l'usufruit de la totalité de ses terres pour une rétribution souvent minime, qu'ils payent d'ordinaire assez inexactement , quelquefois même pas du tout. Quoi qu'il en soit , presque tous les grands

(i) Les planteurs trouvent aussi leur intérêt à donner aux esclaves des parcelles de terre au lieu de les nourrir.

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propriétaires préfèrent ce mode d'administration au premier, parce qu'il ne les astreint pas à résider dans leurs domaines , et leur permet de séjourner dans les capitales.

La condition des serfs des particuliers est, sous bien des rapports, préférable à celle des paysans de la couronne, qui, eux aussi, sont attachés à la glèbe. La raison en est bien simple : les premiers n'ont qu'un seul maitre, humain et éclairé, habituellement, et qui se consacre presque entièrement au bien de ses serfs. Les paysans de la couronne ont un millier de maîtres : tous les employés qui ont avec eux des rapports directs ou indirects, et qui souvent les exploitent à leur propre profit. Un recrutement arrive-t-il ? Chez les paysans de la couronne, les employés commencent d'abord par s'adresser aux plus riches, et rhonneur de servir le pays ne retombe que sur ceux qui n'ont pas le moyen de s'en racheter; c'est la une peste des propriétés plus régulière et plus fréquente que toute autre pesle. Les choses se passent autrement dans les domaines des particuliers : les recrutements ne font que les puiser de mauvais sujets, en tant qu'ils ne reviennent pas trop souvent. Mais la diminution des services et l'augmentation des maladies qui ravagent l'armée les rendent de plus en plus fréquents. Le service militaire émancipe, il est vrai; mais de tous les

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moyens d'affranchissement c'est le plus long et le moins heureux.

Les désavantages de tout cet ordre de choses sont bien plus du côté des propriétaires que de celui des serfs. Du jour où l'émancipation deviendrait générale, les seigneurs auraient, pour les deux tiers de ce que les serfs enlèvent actuellement à leurs revenus, des ouvriers libres bien plus zélés et bien plus intelligents. C'est là une vérité dont bien des nobles russes sont pleinement convaincus. Aussi , dans leur propre intérêt non moins qu'au nom de la morale, appellent-ils de tous leurs vœux cette émancipation qui, indépendamment d'autres avantages, aura pour effet de les délivrer d'une lourde responsabilité et de grands soucis. S'il y en a qui exigeraient des indemnités pour donner la liberté à leurs serfs, il y en a d'autres qui seraient prêts à payer d'eux-mêmes, pourvu que tous émancipent.

Le gouvernement russe a fait preuve d'une rare sagacité dans cette question si difficile et si délicate. Son édit de 184^9 M"' autorise à émanciper les serfs sans leur donner des terres, en ne les y attachant que par des contrats, cet édit témoigne les meilleures intentions et se distingue par la modération et la prudence de ses dispositions. Il a déjà eu le bon effet de venir en aide à la philanthropie empressée de quelques-uns, de faire

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Toir il d'autres qa 'il faut exploiter les terres de prv^ féreoce aux hommes, aux serfs. Certes, la révolulioo française a lait du bien , mais elle Fa fait par la ¥OÎe du crime, du sang et du désordre. Les gou* Teraemeots, éclairés par son exemple, doivent tâcher de faire proBter leurs peuples d*uue partie des biens de cette révolution, en écartant les maux qu^elle a entraînés à sa suite. Ces sortes de ré vola lioonaires s^appelleronl alors réformateurs bienfaisants et pères des peuples.

Toute plaie sociale cicatrisée trop subitement met en danger Foi^anisme de la société entière. La prospérité des peuples ne se décrète pas d'un trait de plume. De même qu^un monument vaste et grandiose, elle ne surgit pas à un coup de baguette; il lui faut du temps, il lui faut des siècles qui entassent péniblement pierre sur pierre. Malheur an peuple qui voudrait lasseoir sur des ruines! De tous les fondements c'est le moins stable et le plus dangereux !

Qudquemalheureuxdu reste que puisseétrefétat du serf russe, il est souvent préférable à celui de Tou- Tner anglais que tant d'hommes éclairés saccordentà mettre au-dessous de celui desesclaves. « On s'émancipe d^unmaitre, a dit M. Buret, et jamaisd'un propriétaire. » La sécurité du lendemain est propre à servir en quelque sorte de compensation , sinon a fesdavage, au moins à la condition du serf. Ce

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qu'il y a de plus certain encore, c'est que la classe des affranchis est pire que celle des esclaves : ignorants, même jusqu'au point de ne pas savoir faire un usage convenable de leur liberté^ on les voit souvent embrasser la carrière du vice et du crime. Vrais parias, prolétaires incapables, ils sont à même d'inspirer de graves inquiétudes à un gouvernement qui s'engagerait à la légère dans l'émancipation. Hâtons-nous d'ajouter pourtant que, si l'esclavage paralyse la misère, il ne l'exclut pas totalement, tandis qu'il est le plus grand empêchement de la richesse. La liberté, du reste, n'est pas inséparable de la misère. Que de capacités enfouies, que de génies cachés dans les rangs des serfs révélerait la liberté! Quel immense accroissement d'activité et de production viendrait fructifier toutes les branches d'industrie, que de bonnes et belles actions surgiraient le jour où tomberaient les chaînes!

Examinons maintenant les différents modes de l'émancipation. Le premier qui se présente à nous est la taxe de la liberté. Tout esclave qui offre à son maître une somme déterminée par la loi, est aussitôt mis en liberté. Ce mode d'émancipation offre de graves inconvénients. Les meilleurs ouvriers s'affranchissent les premiers, et le propriétaire ne conserve que les plus mauvais. Contraire

rnODLCTlON DES BIC.HF.SSKS.

rét du maître, ce mode peut être profilable à l'application et au li-avaîl , mais il est défavorable DOD-seuleinent à l'esclave paresseux, mais enlore « celui qui n'est que Taible ou peu inlelli- [eot , sans être pour cela moms digue de la liberté. %n outre , ce mode est long et liop parlîel.

L'indemnité accordée par l'hlat est certes de BOUS les moyens le meilleur, parce qu'il est le plus ouil et le plus juste. Heureux les gouvernenieuts qui sont à même de mettre par un si juste moyen une si belle mesure à exécution! Ceux qui ont souffert et sanctionne les abus doivent bien faire quelques sacrillces pour les abolir; ceux qui en ont prolilé le doi\eul plus encore, et ceux qui en souffrent ne demandent souvent pas mieux que d'en faire. Aucun iuipùt ne serait donc plus légal, kucun emprunt mieux entendu que celui qui ser- ^TÎrait à racheter les esclaves. En achetant la berté , on achèterait la ilchesse des générations I venir, qui n'auraient que des louanges et de la peconnaissance pour les dettes qu'elles auraient à Mver en retour d'uu si bel a[>anage. La plaie de Tesclavage est une plaie commune qui doit être combattue par les ell'orts communs du préseul el de l'avenir. L'Angleterre a olïert une indemnité I ses planteurs. I^s États-Unis et la Fi-ance, qui rivalisent avec elle de lumières et de civilisatinn, Il bien à suivre son grand exemple, el

tli'2 I.IVRR PKKMIER.

souifrent encore les planteurs les plus féroces.

Les demi- mesures 9 les palliatifs valent ici tout aussi peu qu'ailleurs. De ce nombre est la défense de la traite des nègres. Elle restera sans fruit tant (|ue Tesclavage lui-même ne sera pas détruit. L'intérêt particulier saura toujours échapper à toute surveillance et surmonter tous les dangers.

L'esclavage transmis de père en fils me semble de tous les héritages le plus injuste , et si je pouvais ne suivre que l'impulsion de mes sentiments, je proposerais qu'il fût reçu en principe de législation, qu'il n'y a d'héréditaire que les avantages , et que l'esclavage ne peut l'être.

On a tort bien souvent, et surtout dans ce cas, de chercher trop longtemps le mieux qui est l'ennemi du bien.

Le gouvernement russe, plusqu'un autre peut-^tre^ auraitles moyens,s'ille fallait, d'indemniser les pro priétaires. Les trois quarts des propriétés sont engagés à la couronne, et les seigneurs subissent tous les embarras qu'entraîne l'acquittement de cette dette. En les en libérant, à la chaîne d'affranchir leurs serfs, le gouvernement ferait une action doublement généreuse. Ce sacrifice ne manquerait pas de lui rentrer sous peu, grossi d'immenses bénéfices. I^i liberté aurait décuplé les revenus de tous.

Quant à la noblesse russe, certes elle fera tout son possible pour mener à bout une si belle en-

Ircprâe. Elle s'est desisaisie d'assez de droits au profit de plus benreui qu'elle, pour qu'elle puisse reDODcer a on droit au profit de plus malheureux. Le seul prî^ilé^ qu'elle n'abdiquera jamais est orim de toojoors être à la tète de tout iDou\ement profitable à b prospérité du pays. Son passé répond de son ai>enir. Les sacrilices qu elle a faits parlent pour ceux qu'elle peut s'imposer encore. Qu'on la consulte donc au moins sur ses propres intérêts, et on la trouvera moins éspoiste qu'on ne le suppose. Cette consultation aurait surtout le bon eflet cf apporter toutes les lumières désirable> mrksiocalitésct les particubrités:eUe concilierait les intérêts partiels a%ec Fintéret géuérdl« et appnv prieiJÎt odoi-ci à b dilTérence des lieui et des cir- ODDrtaoees. Déchue de son antique splendeur. Tvistocratie russe peut reconquérir quelque puis- Mnceporbricfaesse* incompatible a%ec le ser%as!e. Elle peut sans re^^ei renoncer à l'humiliation de ouniinaoderà des escia^es^ pour obéir en hommes libres. Je prévois donc^. que dans un airenir plus ou nKMnsnpprocfaé, FémaDcipation en Russie s'accomplira de ooiDOMin accord entre le gouvernement et b baule classe. Puisse Dieu leur inspirer cette grande entreprise et les guider dans cette ceuire de rdigion, de morale et de politique, autant que ffécononiie! Paisse4-elie s'effeclner sans choc et

doordre^ au profit de chacun et de tous!

1C4 LITBE PftlHIEH.

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