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CHAPITRE III

Du Salaire.

Le salaire dépend : de la nature du travail et du rapport entre Toffre et la demande du travail.

La nature du travail comprend :

Les capacités requises pour tel ou tel ordre de travail.

Les travaux qui ne mettent à contribution que la force physique de l'homme, qui ne demandent que l'action des jambes ou des bras, sont payés moins cher que les autres. Tels sont les services des portefaix , des colporteurs , des commissionnaires. Le prix du travail est en rapport direct avec la rareté des capacités demandées. Moins elles sont communes, plus elles rapportent. Le charpentier gagne plus que le scieur de bois, celui-ci plus que le bûcheron. La rareté des facultés peut constituer un monopole naturel au profit de ceux qui en sont doués. Le talent est monopoliste, et le génie Test plus encore. Les Bernini et les Buonarotti n'ont pu être payés ni

en rapport avec les autres arcliilectes, leur génie ne trouvant pas d'égal, ni en proportion de leurs travaux, qui ne comportaient aucune appréciation. C'est en vain qu'on demanderait un cliefd'œuvre qui valût la coupole de Saint-Pierre; on n'aurait potir aucun prix une production d'égal mérite : le secret d'une semblable création n'était donné qu'au génie de Michel-Ange.

L'honneur, la bonne foi, ne sont pas, quoi qu'on dise et qu'on fasse, des qualités si généralement répandues qu'elles ne constituent pas une prime en faveur de ceux qui sont appelés à des postes de confiance. Les arteltschiks russes forment une compagnie d'assurance mutuelle de probité : ils répondent les uns pour les autres, et restituent à frais communs les valeurs que l'un d'eux pourrait soustraire. En conséquence , on voit les banquiers leur confier, en toute sûreté, les sommes les plus fortes qu'ils sont chargés de porter et de compter, remplissant ainsi les fonctions de garçons décaisse. Cette sécurité fait qu'on paye ces hommes plus cher que ceux qu'on irait prendre au hasard. Les revenus des notaires et des pharmaciens résultent autant de la confiance que des connaissances particulières qu'exigent leurs professions.

Les dépenses nécessaires pour acquérir les ca« |Kicités voulues pour tel ou tel genre d'occupution,

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sont des avances que le travail est appelé à rembourser. Elles constituent le capital immatériel des travailleurs, et ce qu^elles rapportent doit faire partie du profit de ce capital, plutôt que du salaire. L'homme qui a appris un métier, un art ou une science, retire plus de son travail que celui dont le travail ne demande ni apprentissage, ni instruction; mais le surplus que retire le premier est dii à des avances de temps, de peines et d'argent, plutôt qu'au travail proprement dît, qui par lui-même est souvent moins pénible et moins difficile que celui qui est moins rétribué.

La nature du travail comprend en outre :

Les dangers qui accompagnent le travail.

Le mineur, le vernisseur de porcelaine, le doreur, exposent leur santé et leur vie, et doivent être payés plus cher que les ouvriers qui ne courent pas les mêmes dangers.

La durée et la constance du travail.

Le fourreur doit gagner en hiver de quoi vivre en été. Le confiseur, dans la saison des bals, le fabricant de chapeaux de paille en été, doivent retirer de quoi subsister pendant la morte-saison y et leurs prix sont plus chers en conséquence.

La répugnance , le mépris ou la considération (|ue le public attache à différents genres d'occupation.

L'égoutier, le bourreau, le boucher, le laquais.

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sont payés plus ou nioius eu raison du dégoût qu*inspireut leurs métiers, qu'embrassent d'ailleurs ceux qui ne peuvent faire mieux. Les acteurs ne sont pas payés en rapport de leur capacité seule y qui n'est pas aussi rare qu'ils sont portés à le croire, mais bien aussi et tout autant ensuite de la prévention juste ou fausse qui s'élève contre leur état, repousse ceux qui pourraient s'y adonner, restreint ainsi la concurrence, l'oiTre, et augmente la rétribution de ce genre de travail.

D'autres occupations, au contraire, sont haut placées dans l'opinion publique, et le respect dont elles jouissent constitue, sinon tout leur salaire, au moins sa plus forte partie. La carrière littéraire n'enrichit presque personne, et les revenus d'un auteur ne sont proportionnés ni avec les dépenses qu'il a dû faire pour son instruction , ni aTec ses capacités, ses besoins et ses peines. L'honneur et la gloire font les principaux revenus de son travail ; et que de fois ne sont-ils pas relardés ou même éloignés par l'envie, la jalousie, rimprobité , et quelquefois même par l'ignorance, dont le langage est plus à la portée du vulgaire, ou par la bassesse, qui flatte la foule et plait souvent plus que la vertu qui blâme hautement les vices et les passions!

Les ordres et les rangs, le respect et la faveur du public, foinient la principale rémunération

du service public. L'argent en fait la plus raii)le part. Rarement le mérite isolé parvient à se faire jour; souvent il ne peut rien, dans les Étals même policés, sans intrigue, et dans les autres, le succès est donné à la faveur , au hasard et à la nullité : là , grand Dieu ! où l'on a le plus besoin de capacités, où tous les champs de l'activité humaine sont en friche ou bien couverts de ronces. Dans aucune loterie il n'y a autant de billets blancs qu'au service public. Les gouvernements qui dépensent pour eux-mêmes au delà de leurs moyens, ou, pour mieux dire, au delà des moyens de leurs sujets, payent leurs employés beaucoup au* dessous de leurs ressources, et ne proportionnent les appointements ni aux peines, ni aux besoins des fonctionnaires. Pourtant le gouvernement fe plus pauvre peut régler ses revenus sur ses besoins : c'est en quoi les finances publiques se distinguent des finances privées. Or, de tous les besoins du gouvernement, lui des principaux et des plus sacrés est de payer les services qu'il exige ^ et de les payer suivant le besoin et le travail de ses employés. Au lieu de cela, la moralité, la tranquillité, l'honneur, la liberté, la vie enfin des citoyens, se trouvent confiés à des magistrats qui n ont pas de quoi être honnêtes; car, il faut bien l'avouer, puisque les faits le prouvent tous les jours, que même pour être honnête, il faut avoir

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de quoi vivre. Le jtige (|ui n'est pas payt' par le gouvernement se fera payer par les plaideurs et les accusés: il vendra la loi, la justice, son honneur et celui d'autrui. Ne vaudrait-il pas mille fois mieux créer de nouveaux impôts ou augmenter les anciens, pour subvenir aux besoins des fonctionnaires, que de les laisser dans la triste nécessité de prrendre par eux-mêmes, et par des voies indues, ce dont ils ont besoin? Autant vaudrait-il abolir tous les gages, déclarer les emplois publics purement honorifiques, ne les accorder i\\\h ceux qui unissent des moyens pécuniaires aux capacités morales et intellectuelles, et ne leur oITrir pour rétribution que leur satisfaction personnelle et la considération publique. I^ Russie a adopté ce dernier système pour la plupart des emplois de Tintérieur, qui se donnent aux élus de la noblesse.

Le remède n'est pourtant pas facile à trouver. Si on laisse le soin des avancements et des récompenses à l'arbitraire, Tinjustice aura un libre cours; la partialité, la parenté et la protection présideront à la répartition des grâces. D'autre part, si Ton soumet les gratifications et h^s avancements à des lois fixes et imnuiables, le mérite et le talent seront enchaînés et se verront privés de toute émulation. Découragés, ils laisseront h* champ libre aux incapacités et se renleriu(*ront dans Toisiveté. Toutefois, ce iresl pas là un sujet

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d'embarras pour un gouvernement moral et éclairé, il n'aura de récompenses que pour le travail et le mérite; pour la bassesse , la flatterie et la fourberie, il n'aura que des peines. Mais où sont ^ de* mande-t-on souvent, les hommes assez vertueux pour préférer le bien public au leur propre, et le devoir à l'intérêt? Ce serait avoir une triste idée du genre humain, que de croire ces hommes introuvables : pour être rares, ils ne sont pas impossibles; mais ils exigent des procédés et des principes moraux de la part de leurs chefs. Hommes éminemment vertueux, ils ne peuvent obéir qu'à la vertu, ils ne peuvent servir que la grandeur. On les voit paraître sous les souverains grands et vertueux, et disparaître avec eux. La vertu se cache dans l'ombre, la nullité et l'intrigue se produisent au grand jour. La vertu se contente de peu, l'intrigue est l'avidité même.

Indépendamment de la nature du travail, le salaire dépend du rapport de l'offre à la demande du travail même.

La demande du travail est réglée par l'étendue de la production, qui elle-même est subordonnée à l'extension des débouchés, du débit et des capitaux. L'offre du travail est déterminée par le nombre des brns oisifs qui cherchent de l'occupation.

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Lorsque rolTi'e du li*avuil surpasse la demande^ son prix baisse à la suite de la rivalité et de la concurrence entre les travailleurs. Il n V a de limites à cette baisse que la mort des oflVants, des ouvriers même. L'offre du travail ne peut diminuer que par son placement ou par la diminution des travailleurs.

Lorsque la demande du travail suipasse TotTre, son prix hausse. Les entrepreneurs des industries rivalisent entre eux pour s'attirer les travailleurs de préférence, en plus grand nombre, par le moyen de plus grands avantages, de plus forts salaires. Cette position devient alors d'autant plus avantageuse pour les ouvriers, qu'elle est plus durable. La diminution de l'olTre s'effectue plus vite et plus aisément que son augmentation. Un accroissement d'aisance générale peut bien faire naitre un plus gmnd nombre d'hommes ; mais la naissance et surtout l'éducation des enfants demandent bien plus de temps, en dépit de toutes les hypothèses , que la destruction inévitable du surcroit des hommes loi'S d'une trop grande baisse des salaires.

L'ollre et la demande du travail tendent toujours à se niveler et à se mettre au pair. La demande peut bien régler l'offre; mais Tolfre ne \yeul pas régler la demande Lors<|ue roffn* dépasse la dcmandr « lolTi'e doit tomber, son excédant doil disparaître.

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ce qui ue peul avoir lieu, pour les choses , (|ue parla diminution de leur production , et pour le travail, pour les hommes, par leur diminution, parla mort des ouvriers. Cette loi, toute triste qu'elle est , n'en est pas moins vraie.

Le rapport de l'ofTre à la demande règle le revenu du travail immatériel comme il règle le salaire du travail matériel. Une offre des productions immatérielles plus faible que la demande en élève le prix , et peut donner lieu à un monopole au profit des gens capables, même de ceux, qui ne le sont pas. Un peintre de portraits gagne beaucoup dans 4]ne localité riche où il n'aurait pas de concurrents. Des auteurs peu estimables peuvent se faire de grands revenus, lorsque les hommes de cœur et d'esprit dédaignent d'entrer en lice avec eux, ou que les idées des premiers sont plus à la portée des masses du peuple, lorsqu'en un mot la demande des productions soi-disant d'esprit en surpasse l'offre. Au contraire, dans les pays civilisés, où l'offre du travail immatériel surpasse le besoin qu'on en éprouve, nous voyons le gain difficile et la vie précaire. C'est là une grande plaie des nations policées, plaie honorable à la vérité, et qui est en partie la suite de l'éducation qu'on donne à la jeunesse. La vanité des parents, l'ambition des enfants, font que ces derniers s'engagent trop à la légère dans la carrière des lettresi

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et (les arISy plus glorieuse et plus hoiiorahle. mais certes bien moins pi ofitable que celle îles occupalions matérielles. Moins il v a de chances de succes, plus il y a d'attraits à le recliercher; plus la fortune est avare de ses dons, plus on en est avide; les dangers ont un charme irrésistible, el le triomphe est dautant plus glorieux cpfil esl plus difficile. Chacun croil à son étoile ou a une grande idée de son mérite et une idée trop faible des dangers auxquels il s expose. On sVnibar(|n(*... et tous les jours les flots de la vie amènent quel(|ue beau cadavre, signalent cpiolque belle perte ou engloutissent quelque noble victime. Les naufrages sont plus fréquents cpie les succès. La littérature, les arts, le service public sont surcluuî^és de surnuméraires, et s'il y a de la place pour lout le monde sous le soleil, il n\v en a pas pour tous sous le soleil des arts, des sciences et desgouver- ' nants. Encore, les gens aisés ne sont-ils pas ceux qu'on voit abonder le plus dans les carrières libc'*rales; elles sont au contraire embrassées de préférence par les pauvres, qui viennent leur demander la fortune avec la gloire, pour ne recueillir souvent que la misère et la déception, dautant plus amères que Fespoir était plus élevé, d autant plus pénibles que ceux cprelles frappent ont [Jus de cœur pour les sentir. Les disettes, les mauvaises récoltes, les crises comniercialî*s, la baisse

des fonds produisent leur premier et principal efTet sur les productions immatérielles, en diminuant la demande. La baisse de la demande, faisant baisser le prix du travail, ferme les sources aux moins capables, et réduit les plus capables à descendre d'un ou de plusieurs degrés dans l'échelle des occupations. On voit alors des hommes de lettres se faire maîtres ou simples copistes; les peintres abandonner la toile pour colorer les murs ou les enseignes, et ceux qui rejettent un pareil traité avec le sort sont emportés parce sort inexorable.

Des effets pareils s'observent dans les travaux matériels. Quand le salaire baisse, on voit des entrepreneurs et des fabricants devenir ouvriers, des ouvriers se faire hommes de peine, et les moins capables sont réduits à vivre de l'assistance publique ou bien à mourir de faim.

Il résulte de tout ce qui précède, que le taux du salaire a un terme fixe de baisse au-dessous duquel il ne peut descendre, une limite où le travail cesse de s'offrir et où l'ouvrier cesse d'exister. Ce taux dernier, ce nec plus ultra de la baisse du prix du travail, ce sont les moyens de subsistance. I^e minimum du salaire ne peut pas rester au-dessous du minimum des frais de subsistance.

Les économistes appellent le prix du travail qui est réglé par le rapport de l'offre à la demande ,

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le prix coumnt du travail , et celui (|ui est réglé par les moyens de subsistance, \eprLv naturel ou nécessaire.

« Le prix naturel du travail, dit Ricarclo, est celui qui fournit aux ouvriers eu général les moyens de subsister et de perpétuer leur espèce sans accnnssement ni diminution (i). » Mais l'accroissement du genre luuiiain, ou, si Ton veut, de la classe ouvrière, n est-il donc pas naturel? Il peut être plus ou moins utile clans telle ciiconstance que dans telle autre; mais il est tout aussi naturel que peut Tètre la diminution de la |)()))nlation dans d'autres circonstances. Kicardo ne pouvait vouloir accorder le droit de se nmltiplier à une seule classe d'hommes et le refuser à une autre. Le travail, au surplus, est du domaine de tout le monde.

Les movens d'existence sont excessivement variés, non-seulement s('lon les individualités et les goûts particuliers, mais aussi suivant les pays et les époques, même pour la dernière classe des ouvriers. Le Chinois est heureux et coulent avec une poignée de riz. Le piiysan russe ne demande pour sa nourriture que du ])ain de seigle et du gruau; tandis que Touvrier anglais ne peut se passer de viande et de bière, et ({ue le vin (St

(i). Principes dVcoiiomio politique, cha|>. v.

indispensable à Touvrier français. Les macaronis sont le moyen d'existence du Napolitain , comme la pomme de terre est celui de l'Irlandais. Cette variété dans la nourriture suivant les pays est encore plus tranchée'suivant les difTérents temps, et se retrouve à un plus haut degré en ce qui concerne les vêtements et les habitations. Le taux le plus bas du salaire devra donc se régler sur toutes ces différences, et c'est sur elles qu'il se règle en effet : il est plus bas en Chine et en Russie qu'en Angleterre. 11 est plus bas en Suisse et en Belgique qu'en France, parce que le nécessaire de l'ouvrier est plus important dans ce dernier pays que dans les deux précédents.

Mais si les moyens de subsistance sont la causé du prix du travail, ils en sont aussi l'effet. Les dépenses, comme les besoins, se règlent sur les revenus : on ne paye pas l'ouvrier à proportion de sa dépense , mais à proportion de son travail ; la dépense est l'effet, et non la cause du gain. Les besoins de la classe ouvrière tombent et s'élèvent avec le salaire , et ne se fixent ou ne s'établissent qu'à la suite d'une longue et constante durée du même prix du travail. C'est parce que l'ouvrier anglais gagne a schel. par jour, terme moyen, qu'il peut boire de la bière; mais ce n'est pas autant* parce qu'il boit de la bière qu'on lui paye ces a schel. Toutefois, le mode d'existence s'élant

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établi el étant devenu général, ne manque pas d'influencer de son côté le taux du salaire.

Pareil au prix des choses , le prix du travail gravite sans cesse vers le taux normal. Quand il \v dépasse, l'offre du travail s'augmenle et le réduit ; quand il reste au-dessous, l'oiTre diminue jusc}u'à œ que le prix se remette au pair. Le prix des objets qui font partie des moyens de subsistance détermine le salaire nécessaire ; et comme, à la longue , le prix des produits de la teire augmente , le salaire doit augmenter aussi; ce qui n'améliore pas la poûtiou des ouvriers, le surcroit de leur gain équivalant au surcroit de leur dépense.

Les deux causes qui règlent le taux des salaires, la nature des travaux et le rapport entre Toffre et la demande du travail , ne sont pas indépendantes Tune de l'autre. La première de ces causes est subordonnée à la seconde. Ladifïiculté d'un travail, h rareté des capacités qu'en exige un autre, les dangers et les inconstances qui accompagnent un troisième, resserrent roffre de ces divers travaux , en restreignent la concuri*ence, en augmentent la rémunération. Eu définitive, le rapport de l'offre h la demande du travail est la mesure principale du salaire.

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