‹ Esprit de l'encycloped́ie, ou recueil des articles les plus curieux et les plus interessans de l'encycloped́ie en ce qui concerne l'histoire, la morale, la literature et la philosophie (volume 2)Chapitre 26 sur 47 · HABIT · texte numérisé non relu

HABIT

Habit. (HiaL ancienne et moderne.) H n'est pas possible de donner au lecteur la connaissance de tant d^babits différens dont les hommes ont fait usage y pour couvrir lear nudité et pour se mettre à l'abri de la rigueur des hivers : notre curiosité serait même peu satisfaite , si nous pouvions pénétrer dans les tems reculés des premiers siècles ; nous y verrions sans doute les hommes tout nuds , ou couverts les uns de feuillages, d'écorce d'arbres , et les autres de la peau de quelques bètes féroces.

Je voudrais seulement connaître la forme des habits des Grecs , lorsqu'ils étaient les peuples les plus polis de la terre ^ mais à peine savons-nous les noms de quelques-uns. Nous sommes beaucoup mieux instruits de ceux des Romains ; et comme tout ce qui concerne ce peuple nous intéresse , nous en ferons un article particulier.

Pour ce qui concerne les vétemens de ce grand nombre de peuples qui changèrent la face du monde, en chassant )es Romains des pays dont ils s'étaient rendus maîtres , nous n'en avons aucune idée , et nous ne devons pas le regretter.

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Quant à ce qui nous regarde en particulier , l'incons* tance naturelle à notre nation a produit tant de variëtës dans la forme de ses habits , qu'il serait iinpossible d'en suivre le fil. Nous remarquerons seulement en général^ que Thabit long était autrefois celui des nobles , et qu'ils ne portaient l'habit court qu'à Farmée et à la campagne : l'ornement principal de l'un et de l'autre consistait à être bordé de martre zibeline , d'hermine ^ ou de vair« On s'avisa y sous Charles Y , d'armorier les habits, je yeux dire de les chamarer depuis le haut jusqu'en bas de toutes les pièces de son écut cette mascarade dura cent ans. Louis XI bannit l'habit long; Louis XII le reprit; on le quitta sous François P^ Un des goûts de ce prince fut de taillader son pourpoint, et tous les gentilshommes suivirent son exemple. Henri n portait un jupon pour haut-de^chausses , et un petit manteau qui n'allait qu'à la ceinture. Les fils s'habillèrent comme le père. Enfin , depuis Henri IV, nos habits ont si souvent changé de face , qu'il serait ridicule d'entrer dans ce détail ennuyeux. Mais on ne pensera pas de même des réflexions de l'illustre écrivain de V Histoire naturelle de Phommcj et je me flatte qu'on sera bien aise de les retrouver ici. •

» La variété dans la manière de se vêtir , dit Buffon , est aussi grande que la diversité des nations ; et ce qu'il y a de singulier , c'est que de toutes les espèces de vétemens. nous avons choisi l'une des plus inconunodes , et que notre manière, quoique généralement imitée par tous les peuples de l'Europe , est en même tems , de toutes les manières de se vêtir , celle qui demande le plus de tems y et celle qui parait être la moins assortie à la nature.

ïi Quoique les modes semblent n'avoir d'autre origine

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que le caprice et la fantaisie y les caprices adoptes et les fantaisies générales méritent d'être examinés. Les hommes ont toujours fait et feront toujours cas de ce qui peut fixer les yeux des autres hommes , et leur donner en même tems des idées avantageuses de richesses , de puissance , de grandeur , etc.

» La valeur de ces pierres brillantes qui ont toujours été regardées comme des ornemens précieux , n'est fondée que sur leurrareté et surleur éclat éblouissant ; il en est de même de ceâ métaux éclatans ^dont le poids nous paraît si léger lorsqu'il est réparti sur tous les plis de nos vétemens pour en faire la parure. Ces pierres, ces métaux sont moins des ornemens pour nous , que des signes pour les autres, auxquels ils doivent nous remarquer; et reconnaître nos richesses. Nous tâchons de leur en donner une plus grande idée en agrandissant la surface de ces métaux ; nous voulons fixer leurs yeux, ou plutôt les éblouir. Combien peu y en a-t-il , en effet , qui soient capables de séparer la personne de son vêtement , et de juger sans mélange l'homme et le métal !

» Tout ce qui est rare et brillant sera donc toujours de mode 9 tant que les hommes tireront plus d'avantages de Topulence que de la vertu , tant que les moyens de paraître considérables seront différens de ce qui mérite d'être seul considéré. L'éclat extérieur dépend souvent de la manière de se vêtir. Cette manière prend des formes différentes , selon les différens points de vue sous lesquels nous voulpns être regardés. L'homme glorieux ne n^lige rien de ce qui peut étayer son orgueil ou flatter sa vanité ; on le reconnaît à la richesse ou à la recherche de ses ajustemens.

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» Un autre point de vue que les hommes ont assez généralement, est de rendre leur corps plus grande plus étendu ; peu contens du petit espace dans lequel est circonscrit notre être, nous voulons tenir plus de place en ce monde, que la nature ne peut nous en donner ; nous cherchons à agrandir notre figure par des chaussures élevées, par de3 vêtemens renflés: quelque amples qu'ils puissent être , la vanité qu'ils couvrent n'est-elle pas encore plus grande? )>

Mais laissons l'homme vain faire parade de son mérite emprunté, et considérons l'industrie de l'étofie qu'il porte , dont il est redevable au génie du ^bricant.

C'est un beau coup d'oeil , si j'ose parler ainsi , que la contemplation de tout ce que l'art a déployé successivement de beauté et de magnificence, à l'aide de moyens simples dont le hasard a presque toujours présenté l'u* sage. La laine , le lin , la soie* le coton , ou le mélange de ces choses les unes avec les autres, ont constitué la matière et le fond de toutes les étoffes et toiles fines ; le tra«vail et les couleurs en font le prix et la différence. Ainsi , d'un côté , la dépouille des animaux , les productions de la terre, l'ouvrage des vers ; et de l'autre des coquillages , des insectes, la graine des arbres , le suc des plantes ^ et quelques drogues , servent à la composition de tous les vêtemens.

Les Phrygiens trouvèrent l'art de broder avec l'aiguille ; leur ouvrage était relevé en bosse , eminebat ac asperior reddebatur : les Babyloniens au contraire ne formatent qu'un tissu qui n'était chargé que de la différence des couleurs , tegmen unité pictum de coloribua variis ; et après cela ils employaient l'aiguille sur ce tissu : ces deux

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peuples rendaient également les figures. De nouveaux ouvriers sMlevërent à Alexandrie , qui , avec la seule*navette et des fils de couleurs difiîérentes y étendirent ^lus loin l'industrie* Yoilà ce que nous savons des anciens.

Je ne parlerai pas de la perfection où l'on a porté dans nos tems modernes la variété , le goût| la richesse , la solidité y la durée, en un mot les fabriques admirables des principales étoffes qui servent aux vétemens , à la parure f et aux ameublemens. C'est assez de dire que les anciens n'ont rien connu de pareil.

Habits des Romains. Les habits des Romains j dans les anciens tems , n'étaient formés que de diverses peaux de bétes , auxquelles ils firent succéder de grosses étoffes de laine ^ qu'on perfectionna et qu'on rendit plus fines dans la suite ; mab le genre de vie des premiers Romains était si grossier , qu'il approchait de celui des sauvages. Pendant plusieurs siècles , ils eurent si peu d'attention à l'extérieur de leur personne pour la propreté et la parure, qu'ils laissaient croître leurs cheveux et leur barbe , sans en prendre aucun soin.

Les habits annexés aux charges éminentes de la république, se ressentaient de ce goût si peu recherché , et ne différaient des autres que par quelques ornemens de pourpre ; ils pensaient que les dignités par elles-mêmes et par la manière de les remplir , devaient suffire pour imprimer tout le respect qui leur était dû , sans emprunter l'éclat d'une magnificence qui ne firappe que les yeux du vulgaire , et qui d^ailleurs ne convenait point à l'esprit républicain dont ils étaient épris.

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Quand les étoffes de laine furent introduites ^ ils se firent des tuniques amples avec des manches larges et si courtes, qu'à peine elles descendaient jusqu'au coude : cette mode même dura long-tems; car il paraît que ce ne fut que vers le siècle de Constantin qu'ils prolongèrent les manches presque jusqu'au poignet. C'était sur cette ample tunique qu'on mettait une ceinture , et par dessus une robe sans manches , comme une espèce de manteau large 9 ouvert par-devant » qu'on appelait toge : on en faisait passer un des bouts par dessus l'épaule gauche , afin d'avoir le bras droit plus libre ; et lorsqu'on voulait agir avec cet habillement on le retroussait en le tournant autour du corps.

Sous la république^ la manière ordinaire , en allant par les rues y était de le laisser descendre presque sur les talons ; Auguste amena la mode de le relever plus haut ; en sorte que par devant on le laissait tomber un peu audessous du genou , et par derrière jusqu'à ^i-jambe.

Lorsque les Romains devinrent plus riches ^ on fit la toge d'une étoffe de laine fine et blanche pour l'ordinaire : c'était dans son origine un habit d'honneur défendu au petit peuple y qui n'allait par la ville qu'avec la simple tunique ; il était pareillement défendu à ceux qu'on envoyait en exil : cependant on quittait ordinairement la toge en campagne , où l'on se servait d'un habit plus court et moins embarrassant. A l'égard de la ville , la bienséance voulait qu'on n'y parût qu'avec cet habillement : ensaite quand il devint commun à presque tout le monde , il n*y eut plus que la finesse de l'étoffe et la grande ampleur de cette robe qui distinguât les personnes riches. La toge fut commune aux deux sç;xts , jusqu'à ce que, vers le dé^

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clin de la république , quelques femmes de qualité prirt nt l'usage de la robe nommëe atole : alors la toge ne fut plus que l'apanage des hommes , des femmes du menu peuple , et des libertines*

La robe qu'on dL^ehit prétexte avait beaucoup de ressemblance avec la toge ; c'était celle qu'on faisait porter aux enfans de qualité : dès qu'ils avaient atteint Tâge de douze ans, ils quittaient l'habit d'enfance , qui était une veste à manches, qu'on appelait alicata chtamU , pour porter la prétexte 9 à cause qu'elle était bordée de pourpre : l^s magistrats , les prêtres et les augures s'en servaient dans de certaines cérémonies.

Les sénateurs avaient sous cette robe une tunique, qu'on nommait laticlapey et qu'on a loàg-tems prise à la lettre pour un habillement garni de larges têtes de clous de pourpre, mais qu'oQ a reconnu depuis ne signifier qu'une étoffe à larges bandes ou raies de pourpre , de même que celle qu'on nommait anguati-clape ^ qui était propre aux chevaliers, pour les distinguer des sénateurs, et qui n'était pareillement qu'une étoffe à bandes de pourpre plus étroites.

Les enfans des sénateurs et des magistrats curules ne portaient la tunique laticlave qu'après avoir pris la robe virile; jusqu'à ce tems-là^ ils n'avaient point d'autres marques de distinction, outre la robe prétexte, que ce qu'on appelait bulla^ qui était un petit cœur qui leur pendait sur la poitrine : ils avaient encore le droit de porter la robe qu'on nommait trabœa; cette robe était assez semblable à la toge, seulement un peu plus courte » et rayée de blanc, d'or et de pourpre : on assure qu'elle avait été affectée aux tois de Rome.

Ce qu^on appelait lacerne ^ était un manteau pour \e mauvais tems, et qui se mettait par*dessus la toge. Dans . les commencemens on ne s'en servait qu'à la guerre; la lacerne s'attachait par devant avec une boucle ; on y joignait un capuchon y cucullus , qu'on àtait quand on vou^ lait : de là , le passage d'Horace , odoratum caput ohacurrante lacernd. ( Sat. vif, ) On avait des lacernes pour l'hiver, qui étaient d'une grosse étoffe plus fine, mais toujours de laine. Il est vrai que jusqu'au tems de Cicéron^ ces sortes de manteaux ne furent presque qu'à l'usage du peuple; mais comme on les trouva commodes, tout le monde s'en servit d'abord pour la campagne , ensuite pour la ville. Les dames , quand elles sortaient le soir , les personnes de qualité, et les empereurs même met-* taient ce manteau par dessus la toge , lorsqu'ils allaient à la place et au cirque. Ceux du peuple étaient d'une couleur brune ou blanche; ceux dès sénateurs, de pourpre; et ceux des empereurs, d'écarlate. On observait cependant, quand on paraissait devant l'empereur, de quitter ce manteau par respect.

Ijsl synthèse était une autre espècede manteau fort large, que les Romains mettaient pour manger^ comme un habillement plus commode pour être à table couchés sur les lits. Martial nous apprend que , de son tems , il y avait des particuliers qui, par luxe, en changeaient souvent pendant le repas. La couleur en était ordinairement blanche et jamais noire , pas même dans les repas au^on donnait aux funérailles.

hepullata a)estis désigne un habit qui se portait pour le deuil , et dont usait ordinairement le petit peuple ; la couleur en était noire, minime ou brune ^ et la forme

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ft$sez .semblable à ceUe de la laceme , car elle avait de même un capuchon.

U habit militaire était une tunique juste sur le corps , qui descendait jusqu'à la moitié des cuisses ^ et par dessus laquelle s'endossait la cuirasse. C'était avec cet habit que les Romains , dans leurs exercices , ou en montant à cheval , mettaient certaines petities chausses nommées campestresj qui leur tenaient lieu de culottes; car ordinairement ils ne les portaient point avec les habits longs.

Le paludamentum nous présenté le manteau de guerre des ofEciers; il ressemblait à celui que les Grecs nommaient chlamyde^ se mettait aussi par dessus la cuirasse, et s'attachait avec une boucle sur l'épaule droite , en sorte que ce côté était tout découvert, afin que le mouvement du bras fût libre , comme on le voit dans les statues antiques*

Au lieu du paludamentum , les soldats portaient à larmée , sur leur cuirasse , une espèce de casaque ou faie , qu'ils appelaient sagum.

Outre ces différens habillemens , il y en avait de particuliers attachés à certaines cérémonies, comme la robe triomphale , toga triumphalis.

Nous ne parcourrons pas leurs autres habits « parce que nous n'en connaissons que les noms; mais on comprend sans peine que les guerres , le luxe et le commerce avec les nations étrangères , introduisirent dans l'empire plu« sieurs vêtemens dont il n'est pas possible de marquer les caractères et les différentes modes.

Sous les uns ou les autres des habits que nous venons de décrire, en peu de mots, les Romains, hommes ,et

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femmes j portaient ordinairement deuic tuniques ; la plus fine qu'on mettait sur la peau , tenait lieu de chemise; celle des hommes ëtait très-juste , sans manches, et ne descendait qu'à mi-)ambe; celle des femmes était plus longue 9 plus ample , et avait des manches qui venaient jusqu'au coude : c'était s'écarter de la modestie , et prendre un air trop libre ^ que de ne pas donner à cette chemise la longueur ordinaire ; elle prenait juste au cou des femmes, et ne laissait Voir que leur visage, dans les premiers tems de la fondation de Rome.

L'autre tunique qui était fort large , se mettait inmiédiatement sous la robe; mab lorsque le luxe eut amené l'usage de l'or et des pierreries , on commença impunément à ouvrir les tuniques et à montrer la gorge. La vanité gagna du terrain^ et les tuniques s'échaucrèrent ; souvent même les manches , au rapport d'Elien , ne furent plus cousues ; et du haut de l'épaule jusqu'au poignet y on les attachait avec des agrafes d'or et d^argent ; de telle sorte cependant qu^un côté de la tunique posant k demeure sur l'épaule gauche , l'autre côté tombait négligemment sur la partie supérieure du bras droit.

Les femmes mettaient une ceinture , zona , sur la grande tuniqUe , soit qu'elles s'en servissent pour la relever, soit qu'en se serrant davantage elles trouvassent moyen de tenir en respect le nombre et Parrangement de ses plis, n y avait de la grâce et de la noblesse i relever en marchant , à la hauteur de la main , le lais de la tunique qui tombait au côté droit , et tout le bas de la jambe droite se trouvait alors découvert. Quelques dames faisaient peu d'usage de leur ceinture , et laissaient tratner leur tunique; mais on le regardait comme on air de né-

l^ligence trop matqué : de là ces expressions latines, altè cinctiy ou discinctiy pour peindre le caractère d'un homme courageux ou efféminé.

Le nombre des tuniques s'augmenta insensiblement ; Auguste en avait jusqu'à quatre , sans compter une espèce de camisole qu il mettait sut la peau avec un pourpoint ^ le reste du corps extrêmement garni , et une bonne robe fourrée par-dessus le tout. Ce même prince n'était pas moins sensible au chaud; il couchait pendant Tété pres" que nu y les portes de sa chambte ouvertes ^ le plus sou-* vent au milieu d'un péristyle y au bruit d'une fontaine dont il respirait la fraieheur ^ pendant qu'un officier de sa chambre , un éventail à la main , agitait l'air autour de son lit. Yoilà l'homme à qui d'heureux hasards ouvrirent le chemin de l'empire du monde I Mais ce n'est pas ici le lieu de réfléchir sur les jeux de la fortune ; il ne s'agit que de parler des vètemens romains*

Les femmes suivirent en oela l'exemple des hommes $ leurs tuniques se multiplièrent : la mode vint d'en porter trois y le goût en forma la différence.

La première était une simple chemise \ la seconde une espèce de rochet; et la troisième ^ c'est-à-dire cellequi se trouvait la supérieure , ayant reçu davantage de plis , et s*étant augmentée de volume , forma , à l'aide des ornemens dont,elle se trouva susceptible , la stole que j'ai nom-* mée plus haut , en remarquant qu'elle fit tomber la toge ^ ou. du moins n'en laissa l'usage qu'aux hommes et aux courtisanes.

Le luxe fit bientôt çijouter par dessus la stole un manteau ou mante à longue queue traînante , qu^on appelait simare : on l'attachait avec une agrafe plus ou moins ri-

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