‹ Esprit de l'encycloped́ie, ou recueil des articles les plus curieux et les plus interessans de l'encycloped́ie en ce qui concerne l'histoire, la morale, la literature et la philosophie (volume 2)Chapitre 43 sur 47 · Tome vui · texte numérisé non relu

Tome vui

4i8 BSPIIIT

la peuMe d'uuf CAUse ét^aelle qu'aucune autre u'a devaacëe.

Celui donc qui sera occupé de la contemplation dea choses naturelles , en rapportera nécessairement une pente à reconnaître un Dieu, quoique la nature divine lui reste obscure et inconnue.

JLi'anxiété natt de l'ignorance des causes ; de l'anxiété » la crainte des puissances invisibles j et de la crainte de ce9 puissances , la religion.

Crainte des puissances invisibles , ignorance des causes secondes , penchant à honorer ce qu'on redoute » événemens fortuits pris pour pronostics; semences de religions.

Deux sortes d'hommes ont profité de ce penchant , et cultivé ces semences; hommes à imagination ardente devenus chefs de sectes ; hommes à révélation à qui les puissances invisibles se sont manifestées. Religion^ partie de la politique des uns. Politique^ partie de la religion des autres.

La nature a donné à tous les mêmes facultés d'esprit et de corps.

La nature a donné à tous le droit à tout , même avec ofienae d'un autre ; car on ne doit à personne autant qu'à soi.

Au milieu de tant d'intérêts divers , prévenir son concurrent, moyen le meilleur de se conserver.

De là le droit dB commander acquis à chacun par la nécessité de se conserver.

De là la guerre de chacun contre chacun , tant qu'il n y a aucune puissance coactive.De là une infinité de mal* heurs , au milieu desquels nuUe sécurité que par une préé-

DE l'encyclopédie. 4i9

minence d'esprit et de corps ; nul lieu à Findustrie ^ nulle récompense attachée au travail , point d'agriculture j point d'arts, point de société , mais crainte perpétuelle d'une mort violente.

De la guerre de chacun contre chacun , il s'ensuit encore <]pe tout est abandonné à la fraude et à la force , qu'il n'y a rien de propre à personne ; aucune possession réelle y nulle injustice.

Les passions qui inclinent l'homme à la paix , sont la crainte , sur-tout celle d'une mort violente ; le désir des choses nécessaires à ime vie tranquille et douce , et l'espoir de se les procurer par quelque industrie.

Le droit naturel n'est autre chose que la liberté à chacun d'user de son pouvoir de la manière qu'il lui plaira plus ccmvenable à sa propre conservation.

La liberté est l'absence des obstacles extérieurs*

La loi naturelle est une règle générale dictée par la raison , eaa. conséquence de laquelle on a la liberté de faire ce que l'on reconnaît contraire à son propre intérêt.

Dans l'état de la nature , tous ayant droit à tout , sans en excepter la vie' de son semblable , tant que les hommes conserveront ce droit , nulle sûreté même pour le plus fort.

De là une première loi générale , dictée par la raison , de chercher la paix, s*il y a quelque espoir de se la pro-^ curer; ou dans l'impossibilitéd'avoirla paix, d'emprunter des secours de toute part.

Une seconde loi de raison, c'est après avoir pourvu à sa défense et à sa conservation , de se départir de son droit à tout, et de ne retenir de sa liberté que la portion qu'on peut laisser aux autres , sans inconvénient pour $oi.

Se départir de son droit à une chose j c'est renoncer à la liberté d'empêcher les autres d'user de leur droit sur

cette chose.

On se départ d'un droit , ou par une renonciation simple qui jette , pour ainsi dire , ce droit au milieu de tous sans l'attribuer à personne , ou par une collation, et, pour cet effet , il faut qu'il y ait des signes convenus.

On ne conçoit pas qu'un homme confère son droit à un autre 9 sans recevoir en échange quelque autre bien ou quelque autre droit.

La concession réciproque de droits est ce qu'on appelle un contrat.

Celui qui cède le droit à la chose , abandonne aussi l'usage de la chose , autant qu'il est en lui de l'abandonner.

Dans l'état de nature, le pacte arraché par la crainte est valide.

Un premier pacte en rend un postérieur invalide Deux motifs concourent à obliger la prestation du pacte • la bassesse qu'il y a à tromper, et la crainte des suites fâcheuses de l'infraction. Or cette crainte est religieuse ou civile , des puissances invisibles ou des puissances humaines» Si la crainte civile est nulle , la religieuse est la* jseule qui donne de la force au pacte , de là le serment.

La )ustice commutative est celle de contractaDs ; la justîce distributive est celle de l'arbitre entre ceux qui contractent.

Une troisième loi de la raison , c'est de garderie pacte. Voilà le fondement de la justice. La justice et la sainteté du paete commencent , quand il y a société et force coactive.

Une qualrlèmje règle de la raison, c'est que celui qui

DE L'EfiCYCLOPÉDIE. 4!ll

reçoit un don gratuit , ne donne jamais lieu au bienfaiteur de se .repentir du don qu'il a fait.

Une cinquième , de s'accommoder aux autres , qui ont le caractère comme'nous le nôtre*

Une sixième , les sûretés prises pour l'avenir , d'accorder le pardon des injures passées à ceux qui se repentent.

Une septième^ de ne pas regarder dans ta vengeance à la grandeur du mal commis , mais à la grandeur du bien qui doit résulter du châtiment.

Une huitième y de ne marquer à un autre ni haine j ni mépris , soit d'action, soit de discours , du regard ou du geste.

Une neuvième j que les hommes soient traités tous eomme égaux de nature.

Une dixième y que dans le traité de paix générale, aucun ne retiendra le droit qu'il ne veut pas laisser aux autres.

Une onzième , d'abandonner à l'usage commun ce qui ne souffrira point de partage.

Une douzième, que Farbitre, choisi de part et d'autre, sera juste.

Une treizième , que dans le cas où la chose ne peut se partager , on en tirera au sort le droit entier , ou la pre^ mière possession.

Une quatorzième , qu'il y a deux espèces de sort 5 celui du premier occupant ou du premier né , dont il ne faut admettre le droit qu'aux choses qui ne sont pas divisibles de leur nature.

Une quinzième , qu il faut aux médiateurs de la paix générale , la sûreté d'aller et de venir.

Une seizième , d'acquiescer à la décision de Tai'bitre.

Une dix-septlème 9 que personne ne soit arbitre dans sa

cause.

Une dix-huitième, de juger d'après les témoins dans les questions de fait.

Une dix-neuvième , qu^une cause sera propre à l'arbitre , toutes les fob qu'il aura quelque intérêt à prouonœv pour une des parties de préférence à l'autre.

Une vingtième 9 que les lois de nature qui obligent toujours au for intérieur ^ n'obligent pas toujours au for extérieur. G^est la différence du vice et du crime.

La morale est la science des lois naturelles , ou des choses qui sont bonnes ou mauvaises dans la société des hommes.

On appelle celui qui agit en son nom ou au nom d'un autre , une personne ; et la personne est propre , si elle agit en son nom ; représentative , si c'est au nom d'une autre.

Q ne nous reste plus , après ce que nous venons de dire de la philosophie de Hobbes, qu'à en déduire les consé^ qnencesy et nous aurons une ébauche de sa politique.

C'est l'intérêt de leur conservation et les avantages d'une vie plus douce j qui a tiré les hommes de l'état de guerre de tous contre tous , pour les assembler en société.

hes lois et les pactes ne suffisent pas pour £iire cesser l'état naturel de guerre ; il faut une puissance coactive qui les soumette.

L'association du petit nombre ne peut procurer la sécurité , il faut celle de la multitude.

La diversité des jugemens et des volontés ne laisse ni paix ni sécurité à espérer dans une société où la multitude gouverne.

DE L'ENCYCLOPél)IE. 4a5

Il n'importe pas de gouYemer et d'être gouverne pour un tems 9 il le fimt tant que le danger et la présence de l'ennemi durent.

n n'y a qu'un moyen de former une puissance commune qui fasse la sécurité ; c'est de résigner sa volonté à im seul ou à un certain nombre.

Après cette résignation 9 la multitude n'est plus qu'une personne qu'on appeUe la ville , la société , ou la r^^ publique.

La société peut user de toute son autorité pour con-^ traindre les particuliers à vivre en paix entre eux» et à s« réunir contre l'ennemi commun.

La société est une personne dont le consentement et les pactes ont autorisé l'action ^ et dans laquelle s'est con* servé le droit d'user de la puissance de tous pour la conservation de la paix et la défense oommime.

La société se fcnrme ou par institution , ou par ae* quisition.

Par institution 9 lofsque d'un consentement unanime y des hommes eédent à unseul ^ ou à un certain nombred'ea* tre eux y le droit de les gouverner , et vouent obéissance^

On ne peut &ter l'autorité souveraine à celui qui la possède , même pour cause de mauvaise administration.

Quelque cbose que fasse celui à qui l'on a confié l'autorité souveraine ^ il ne peut être suspect envers celui qui l'a conférée.

Puisqu'il ne peut être coupable , il ne peut être ni jugé , ni châtié , ni puni.

C'est à l'autorité souveraine à décider de tout ce qui concerne la conservation de la paix et sa rupture , et à

prescrire des règles d après lesquelles cliacun connaisse ce qui est sien , et en jouisse tranquillement.

C'est à elle qu'appartient le droit de déclarer la guerre , de faire la paix , de choisir des ministres, et de créer des titres honorifiques.

La monarchie est préférable a la démocratie , à l'aristocratie 9 et à toute autre forme de gouvernement mixte.

La société se forme par acquisition ou conquêtes 9 lorsqu'on obtient l'autorité souveraine sur ses semblables par la force ; en sorte que la crainte de la mort ou des liens ont soumis la multitude à l'obéissance d'un seul ou de plusieurs.

Que la société se soit formée par institution ou par acquisition , les droits du souverain sont les mêmes.

L'autorité s'acquiert encore par la voie de la génération ; telle est celle des pères sur leurs enfans. Par les armes ; telle est celle des tyrans sur leurs esclaves..

L'autorité conférée à un seul ou à plusieurs est aussi

grande qu'elle peut l'être , quelque inconvénient qui puisse

résulter d'une résignation complète ; car rien ici-bas n^est sans inconvénient.

La crainte , la liberté et la nécessité qu'on appelle de nature et des causes , peuvent subsister ensemble. Celui* là est libre qui peut tirer de sa force et de ses autres facultés tout l'avantage qu'il lui plaît.

Les lois de la société circonscrivent la liberté ; mais elles notent point au souverain le droit de vie et de mort. S'il l'exerce sur un innocent , il pèche envers les dieux ; il commet l'iniquité , mais non l'injustice : ubi in innocentern exercetur ^ agit quideni inique y et in deum peccat iinperans , non vero injuste agiU

DE l'encyclopédie. 425

On conserve dans la société le droit à tout ce qu^on ne peut résigner ni transférer , et à tout ce qui n'est point exprimé dans les lois sur la souveraineté. Le silence des lois est en faveur des sujets, Manet libertas circà res de quibua leges ailent pro sommo potestatis imperio.

Les sujets ne sont obligés envers le souverain que tant qu'il lui reste le pouvoir de les protéger, Obligatio civium ergà euTJi quisummam Jiabet potestaiem tandem r^ec diutiûs permanere intelligitur , quant manèt potentia cives protegendL

Voilà la maxime qui fit soupçonner Hobbes d'avoir abandonné le parti de son roi, qui en était réduit alors à de telles extrémités , que ses sujets n'ed pouvaient plus espérer de secours.

Qu'est-ce qu'une société ? un agrégat d'intérêts opposés, un système où par l'autorité conférée à un seul, ces intérêts contraires sont tempérés. Le système est régulier, ou irrégulier , ou absolu , ou subordonné , etc.

Un ministre de l'autorité souveraine est celui qui agit dans les affaires publiques au nom de la puissance qui gouverne et qui la représente. ,

La loi civile est une régie qui définit le bien et le mal pour le citoyen; elle n'oblige pas le souverain : Jiâc imrperans non tenetur.

Le long usage donne force de loi. Le silence du souverain marque que telle a été sa volonté.

Les lois civiles n'obligent qu'après, la promulgation.

La raison instruit des lois naturelles. Les lois civiles ne sont connues que par la promulgation.

n n'appartient ni aux docteurs ni aux philosophes d'interpréter les lois de la nature. C'est l'affaire du souverain.

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Ce n^est pas la vérîtë j mais l'autorité qui fait la loi : non veritoB aed auctoritaa fecit legem.

L'interprétation de la loi naturelle est un jugement souverain qui marque sa volonté sur un cas particulier.

C'est ou Tignorance , ou l'erreur , ou la passion qui cause la transgression de la loi et le crime.

Le châtiment est un mal infligé au transgresseur publiquement , afin que la crainte de son supplice contienne les autres dans l'obéissance.

n faut regarder la loi publique comme la conscience du citoyen : hx publica cipi pro conscientid auheunda.

Le but de l'autorité souveraine , ou le salut des peuples, est la mesure de l'étendue des devoirs du souverain : imperarUis officia demetienda ex fine , qui est aalus populi.

Tel est le système politique de Hohhea. Il a divisé son ouvrage en deux parties. Dans l'une , il traite de la société civile , et il établit les principes que nous venons d'expo' ser. Dans l'autf e , il examine la société chrétienne , et il applique à la puissance éternelle les mêmes idées qu'il s'était formées de la puissance temporelle.

Caractère de Hobbea. Hobbes avait reçu de la nature cette hardiesse de penser , et ces dons avec lesquels on impose aux autres hommes. U eut un esprit juste et vaste, pénétrant et profond. Ses sentimens lui sont propres, et sa philosophie est peu commune. Quoiqu'il eût beaucoup étudié , et qu'il sût , il ne fit pas assez de cas des connaissances acquises. Ce fut Itf suite de son penchant à k méditation. Elle le conduisait ordinairement k la découverte des grands ressorts qui font mouvoir les hommes. Ses erreurs mêmes ont plus servi au

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progrès de l'esprit humain , qu'une foule. d'ouvrages tissus de vérités communes. Il avait le défaut des systématiques $ c'est de généraliser les faits particuliers , et de les plier adroitement à ses hypothèses ; la lecture de ses ouvrages demande un homme mûr et circonspect. Personne ne marche plus fermement 9 et n'est plus conséquent. Gardeas- Tous de lui passer ses premiers principes , si vous ne voulez pas le suivre partout où il lui plaira de vous conduire. La philosophie de J.-J. Rousseau est presque l'inverse d^ celle de Hobbes. L'un croit l'homme de la nature bon , et l'autre le croit méchant. Selon le philosophe de Genève , l'état de nature est un état de paix ; selon le philosophe de Malmesbury , c'est un état de guerre. Ce sont les lois et la formation de la société qui ont rendu l'homme meilleur, si Ton en croit Hobbes^ et qui Font dépravé si^ l'on en croit Rousseau. L'un était né au milieu du tumulte et des £aictions ; l'autre vivait dans le monde , et parmi les savans. Autre tems, autres circonstances y autre philosophie. Rousseau est éloquent et pathétique; Hobbes sec 9 austère et vigoureux. Celui-ci voyait le trône ébranlé , ses citoyens armés les uns contre les autres , et sa patrie inondée de sang par les fureurs du fanatisme presbytérien, et il avait pris en aversion le dieu, le ministre et les.autels. Celui-là voyait des hommes versés dans toutes les connaissances y se déchirer , se haïr, se livrer à leurs passions, ambitionner la considâ'ation , la richesse, les dignités, et se conduire d'une manière peu conforme aux lumières qu'ils avaient acquises , et il méprisa la science et les savans. Ils urent outrés tous les deux. Entre le syMème de l'un et de l'autre , il y en a un autre qui peut-être est le vrai > c'est que , quoique l'état de l'espèce humaine soit dans

une vicissitude perpétuelle, sa bonté et sa méclianceté sont les mêmes 5 son bonheur et son malheur circonscrits par des limites qu'elle ne peut franchir. Tous les avantages artificiels se compensent par des maux; tous les maux naturels par des biens. Hobbes , plein de confiance dans son jugement, philosopha d'après lui-même. Il fut honnête homme, sujet attaché à son roi, citoyen zélé , homme simple , droit , ouvert et bienfaisant. Il eut des amis et des ennemis. Il fut loué et blâmé sans mesure ; la plupart de ceux qui ne peuvent entendre son som sans frémir , n'ont pas lu et ne sont pas en état de lire une page de ses ouvrages. Quoi qu'il en soit du bien ou du mal qu'on en pense 4 il a laissé la face du monde telle qu'elle était. Il fit peu de cas de la philosophie expérimentale : s'il faut donner le nom de philosophe à un faiseur d'expériences, disait-il , le cuisinier , le parfumeur , le distilateur , sont donc des philosophes. Il méprisa Bayle , et il en fut méprisé. Il acheva de renverser l'idole de l'école que Bacon avait ébranlée. On lui reproche d'avoir introduit dans sa philosophie des termes nouveaux ; mais ayant une façon particulière de considérer les choses , il était impossible qu'il s'en tînt aux mots reçus. S'il ne fut pas athée , il faut avouer que son dieu diffère peu de celui de Spinosa. Sa définition du méchant me paratt sublime. Le méchant de Hobbes est un enfant robuste : malus est puer robustus^ En effet , la méchanceté est d^autant plus grande que !a raison est faible, et que les passions sont fortes. Supposez qu'un enfant eût à six semaines l'imbécillité de jugement de son âge , et les passions et la force d'un homme de quarante , il est certain qu'il frappera son père , qu'il violcr.t sa mère , qu'il étranglera sa nourrice, et qu'il n'y aur.i

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nulle sécurité pour tout ce qui l'approchera. Donc la définition de Hobbes est fausse , ou lliomme devient bon à mesure qu'il s'instruit. On a mis à la tête de sa vie l'épigramme suivante 5 elle est tirée d'Ange Politien :

Qui nos damnant , hisUiones sùnt maximi;

Nam Curios simulant et bacchanalia viQunL

Hi sunt prœcipuè quidam clamosi^ levés

Cucullati , lignipedes ^ cincU funibus ^

Superciliosi f incurvi^cervicum pecus ,

Qui j quod ah aliis habita et cultu disseniiunt , Tristesque cultu vendunt sanciimonias Censuram sibi quamdam et tyrannidem occupant , Paçidamque plebem territaut minacUs,

Outre les ouvrages philosophiques de Hobbes , il y en* a d'autres dont il n'est pas de notre objet de parler.

Diderot.

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