Tome xni
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Le morceau est trop beau pour ne pas le tr^oserire :
Sœpe mihi duhiam traxit serUentia meniem^
Cnrarent sitperi terras^ an nuUus inesset
Hector , et incerio fluerent mortalia casu.
Ifam cum disposiii quœsissem fœdera mundi^
Prascripiùsque mari fines ^^ annique meaius ^
£t htds nocù'sque vices ^ iunc omnia rebar»
Cùnsiitofirmata Dei, qui legt mooeri :=,
Sidéra , quifruges dioerso tempore nasd^
Qui pariam Phahen idienojusserit igné
Compleri j aolemque suq , porrexerii undiâ
LUtorUf idlwrem medh liberuoerii axe*
iSedcum tes homimtm laniâ ealigine voki
Respicerem^ iœiàsque diufiùrere nacenUs^ ^^
Vexanquepws ^ rursus labefacta cadebai. : j
Religio , causceque viam non sponie sequebar
^lieriusj vacuo quœ currere sidéra motu
Affirmai^ magnumquenoQas perinanefigwras
Fortunâ non arte regf^ quœ numina sensu
Amhiguo^ velnutta putat , velnescia veri,
Abstulit hune tandem Rufinipœna iumultum ^^
AbsoMtqûe deôs , etc. *•
Plusieurs mëcbanà paraissent heureux sans l'être; ils sobIj,^ te jouet des passions et la piroie des remords sans cesse ^t^^\\ Haissans* 2^ Les biens dont les méchans jouissent se cob>*\. vertisâeflt pour eux ordinairement en poison. 5^ Les leis^ bumaînes font déjà payer à plusieurs coupables la peinCgj . de leurs crimes. 4* Dieu peut supporter les pécheurs , et^ .• les combler même de bienfaits , soit pour les ramener 1^ lui 9 soit pour récompenser quelques vertus humaines ; îSC est de sa grandeur^ et, si j*ose parler ainsi , de sa gënérô-* i
DE l'encyclopédib^ i5i
■ité , de ne paa se venger immédiatement aprii Poffense. 5^ Le tenu des destinées éternelles arrivera , et ceux qui échappent à présent k la vengeance divine, et qui jouissent en paix du ciel irrité, seront obligés de boire i longi traits le calice que Dieu leur a préparé dans sa fureur.
Diderot.