‹ Esprit de l'encycloped́ie: ou recueil des articles les plus curieux et les plus interessans de l (volume 3)Chapitre 19 sur 58 · QUESTEUR · texte numérisé non relu

QUESTEUR

Questeur* {HîsL rom.) Cbez les Romains c'étaient des receveurs généraux des finances; leur ministère était de veiller sur le recouvrement des deniers publics et sur les malyersations que les triumvirs, appelés capitales^ furent obligés d'examiner dans la suite. Le nom de questeur était tiré de la fonction attachée à cette cbarge*

Il y avait trois sortes de questeurs : les premiers s'appelaient questeurs de la ville, urbani^ ou intendans des deniers publics , questores œrarii : les seconds étaient les questeurs des provinces , ou questeurs militaires ; les troisièmes , enfin , étaient les questeurs des parricides et des autres crimes capitaux. ne s'agit point ici de ces derniers, qui n'avaient rien de commun avec les autres.

DE L^EKCYCLOPÉDIE, . 145

L'origine des questeurs parait fort ancienne; ils furent peut-être établis dès le tems de Romuhis , ou de Numa , ou au moins sous TuUus Hostiliûs. Celait les rois mêmes qui les cboisissaient. Tacite , ann. 11 ^c. xxi/j dit que les Gonsqjs se réservèrent le droit de créer des questeurs jusqu'à Tan 307. D'autres prétendent qu'aussitôt après Pex^ pulsion des rois , le peuple élut deux questeurs pu trésoriers 9 pour avoir l'intendance dii trésor public. L'an de Rome 533 , il fut permis de les tirer de l'ordre plébéien , et on en ajouta deux autres pour suivre les consuls à Im guerre ^ c'était des intendans d'armée. L'an 488 , tonte ritalie étant soumise, on créa quatre questeurs pour recevoir les revenus de la république dans lés quatre régions d'Italie; savoir, celles d'Ostie^ de Galène , d'Umbrie et de Calabre.

Sylla en augmenta le nombre jusqu'à vingt, et Jules- César jusqu'à quarante , afin de récompenser ses amis , c'est*à-^ire^ de les enrichir en appauvrissant les peuples. Une partie de ces questeurs était nommée par l'empereur, et l'autre partie par le peuple. Sous les autres empereurs, leur nombre ne fut point fixé. De tous ces questeurs , il n'y en avait que deux pour la ville et pour la garde du trésor public, les autres étaient pour les provinces -et les armées.

Le principal devoir des questeurs de la ville était de veâler sur le tr&or public, qui était dans le temple de Saturne, parce que soùs le règne de Saturne ^ dans l'âge d'or, on ne connaissait ni l'avarice , ni la inativaise foi , et de faire le compte de la recette et de la dépense des deniers publics. Ils avaient aUssi sous leur garde lés lois et les 8énàtus-con8ulteti')iilîes-.César , à qui les sacrilèges ne

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