Tome xiii. lo
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coûtaieiit rien i rompît les portes du temple cle Saturne ; et maigre les «fibrte de M«tellns , il prit dans le tn^or pulilic tout larglml; tfâi y était dépose. Cet ëvëacasent de k ^erre civile des Romains est peint par Lucaia a^tecdes eoaleurs dignes du poëte , et qui n'ont pas été flétries par Je tradactettt.
liorsque les consuls partaient pour qudiquc etpédition militaire» leé questeutfs leur enTojaient leB«Bseigi»sqn'îls tiraient du trésor publie* Le butin pris sur les ennemis , et les biens des eitoy^is condamnés pour quelque crime , leur étaient reàits p6ur les faire vendre i l'encati. C'étaient ^ux qui recevaient d'abotd les ambassadeurs des nations étrangères j qui les côndujlsaient à l'audîonce et leur assipaient un logement.
Outre cela , les généraux , en revenant de IWmée , ju* raient devant eax qu'ils avaient mandé au sénat le nombre véritable des ennemis et des cito^vns tués, afin qu'on pât juger s'ils ihéritaient les honneurs du triomphe ç ib avaient aussi sous :eux des greffiers sur leisquels ils avaient ^urisdiction*
' Les questeurs des prèvincès étaient obligés dWsompa- ^ef les ccÉislds et les préteurs dans les provincea^ oifin de fournir des vivres et de l'aident aut troupes; ik devaient iiussi faire payer la capitation et les impôts; les impôts étaient invariables , mais la capitation n'était pas fixe. .Ils avaient boin du récduvremènt des blés dus i la e^rabKque, et de laite vendre les dépouilles des ennemis.; ils ne manquaient pias d'envoyer uncOmpteevactdetout cela au trésor rpublic. Us etamituMent aussi ^ a'il n^'élait tien du à Fétat* Etefiiiy as gardaient eki dépôt, auprès des enseignes, l'argot des soldats, et ils CTe rçi i cn t la jnrisdic-
DE l'BNCYCLOPÉDIB. l^'j
lion que les généraux d'armée et les gouverneurs des provinces voulaient bien leur donner. S^il arrivait que les gouverneurs partissent avant d'être remplacés, les questeurs faisaient leurs fonctions jusqu'à l'arrivée du successeur. Il y avait ordinairement une si étroite liaison entre le questeur et le gouverneur, que celui-ci servait en quelque façon de père à l'autre : si le questeur venait â mourir, le gouverneur, en attendant la nomination de Rome , faisait exercer l'emploi par quelqu'im : celui-ci s'appelait pro-questeur.
Le questeur de la ville n'avait ni lecteur , ni messager , nyiatorem^ parce qu'il n'avait pas droit de citer en jugement, ni faire arrêter qui que ce fût, quoiqu'il eût celui d'assembler le peuple pour le haranguer. Les questeurs des provinces, au contraire, paraissent avoir eu leurs licteurs, au moins dans l'absence du préteur. La questure était le premier degré pour parvenir aux honneurs ; la fidélité de la questure , la magnificence de Tédilité, l'exactilude et l'intégrité de la préture , frayaient un chemin sûr au consulat.
On ne pouvait être questeur qu'à l'âge de vîng-cîhq ans, et lorsqu'on avait exercé cette charge, on pouvait venir dans le sénat , quoique l'on ne fût pas encore sénateur. Elle fut abolie et rétablie plusieurs fois sous les empereurs. Auguste créa deux préteurs pour avoir soin du trésor public ; mais l'empereur Claude rendit cette fonction aux questeurs , qui l'étaient pendant trois ans. Dans la suite , on établit une autre espèce de questeurs , qu'on appela candidats du prince. Leur fonction était de lire les ordres de l'empereur dans le sénat. Âpres eux vinrent les questeurs du palais , charge qui se rapporte k celle du
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chancelier parmi nous , et à celle ie grand logothète sous les empereurs de Constantinople.
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Questeur NOCTURNE. hesquesteursTioctumeêéULient i Rome de petits magistrats inférieurs ordinaires j chargés de prendr^ g^rde aux incendies, et qui, durant la nuit faisaient la ronde dans tous les quartiers.
QUESTEIJRS DU PARRICIDE. Magistrat particulier que le peuple nommait, et auquel il donnait la puissance de connaître du parricide et autres crimes qui seraient comjnis dans Rome; parce que , auparavant , il était défendu aux consuls de juger, de leur chef, aucun citoyen romain; joependant , comme les mœurs multipliaient journellement les crimes^ 1^ peuple vit de lui-même la nécessité d'y remédier, en r^evétant un magistrat de cette autorité; la même chose s'exécuta pour les provinces, et Ton appela quœaitores , inquisiteurs , les préteurs qui furent chargés de cette commission. La loi première, % 2S de Origine juris y nous apprend l'origine de ce commissaire , qu'on appela questeur du parricide» Mais il faut savoir que ce questeur nommait un juge de la question, c'est-à-dire du crime, lequel tirait au sort d'autres juges, formait le tribunal , et présidait sous lui au jugement.
n est encore bon de faire remarquer ici la part que prenait le sénat dans la nomination de ce questeur du parricide, afin que l'on voie comment les puissances étaient k cet égard balancées. Quelquefois le sénat faisait (^ire nn dictateur, pour faire la Couption da questeur,
DE l'enctclopédib. \4^
quelquefois il ordonnait que le peuple serait convoqué par un tribun, pour qu il nommât le questeur ; enfin , le peuple nommait quelquefois jm magistrat , pour faire son rapport au sénateur sur certain crime , et lui demander quil donnât le questeur , comme on le voit dans le jugement de Lucius Scipion , dans Tite-Live , Lib. VIll^
Questeur du sacré palais. ( HisU du Bas-Emp. ) L'une des premières dignités sous les empereurs de Constantinople^ C'était le questeur qui souscrivait le» rescrits de l'empereur et les réponses aux requêtes et aux suppliques qu'on lui présentait. U dressait aussi les lois et les constitutions que l'empereur trouvait à propos de publier. Quelques-uns comparent les fonctions de cet emploi à celles de nos chanceliers ; c'était ordinairement un )uris* consulte qu'on honorait de cette charge , parce qu'il devait connaître les lois de l'empire > les dicter, les &ire exécuter , et juger des causes qu'on portait par appel devant l'empereur. Constantin est le premier qui a fait un questeur du sacré palais..
Le Chevalier de Jaucourt^
J\AtLi.BRrE. ( Jitorale. ) Discours quelquefois Innocent et lrèft-«ouTent condambable. Un bel esprit <lu siècle dernier , comparait les railleries irmocentes à des ëclairs qui éblouissent sans bràler. La raillerie piquante oflbose plus ^e la UHfdisance , parce qu'^e porte deux coups à la fois , l'un À Hioanear^ l'antre à l'aBiour-propre ; elle flétrit et déconcerte ; le tour malicieux qu'elle emploie , ajoute presque toujoors au chagrin qu'onéprouve d'être taxé d'un
travers , oa d'un défaat qu'on veut cacher. On aimerait mieux être décrit d^ns l'absence , (]\ie <l'essuyec des »
sanleries eu face. Quelque spirituelle que soit la
son usage n'est presque jamais Lien placé.
s'exercer sur ceux que T^e ou le cara
dessus de nous : sur i:eux qui sont a
l'éminence du rang se trouve à C
rarement sur nos (';^aus; si (moêli
cas , elle doit être lrès-sobre|,.^
et ne toucher qu'a des faute
mises, ouà des dél
autrement, c'est
les raisons de b li
DE L'ENCiYCJbOPâBIE. l5l
peasier contre Henri III» Elle ne lui pardonna jamais ses railleries, et porta j dit Brantôme , « sa bonne part de matières d'inventions de son gentil esprit , et du travail de son corps , à bâtir la funeste ligue qui fit périr ce prince; qu'après avoir bâli cette ligue, jouant un jour à la prime^ ainsi qu^on lui disait qu elle mêlât bien les cartes , elle repondit , devant beaucoup de gens : je les ai si bien mêlées 9 qu^elles ne se sauraient mieux mêlçr vX démêler, »
S'il y a de& occasions oi. la raillerie peut âtre permis^ ^ c'est principalement lor§qu-elk renferme une satire dw* gereuse et délicate d'un vice ou d'im ridicule : VQÎci ui| trait qui rappelle ^ en e0et , le plus sublime us^e q^e l'oii ait jamais fait de Tironie.
Bamevelt, célèbre pensionnaire de Hollande, ayant embrassé le parti opposé à celui de Maiurice , princç d'Orange f fut accusé d'avoir voulu livrer le pays aux £spa* gnols, et il eut la tête tranchée à l'âge de soixante^iouil^e ans : les juges qui le condamnèrent à mort eurent chacun deuf mille quatre cents florins. Quelque tems après cette in jijiate exécution , un célèbre avocat dit à l'un des jugçs : « On dit de vous deux choses que je ne saurais croire $ la première^ que vous n'avez guère d'esprit ; la deuxième , que vous êtes avare ^ la première ne saurait être vraie, car vous avez syi trouver le pensionnaire coupable d'un crime digne de mort 9 ce que les plus habiles jurisconsultes n'ont pu faire : la deuxième n^'çst pasmoim fauj>se, ear vous ave?; aidé, pouxdeux mille quatre cents florins, à rendre une sentence que je n'aurais pas voulu rendra pour tou$ les biens du monde. »
Le Chevalier de Jaucourt.