‹ Esprit de l'encycloped́ie: ou recueil des articles les plus curieux et les plus interessans de l (volume 3)Chapitre 6 sur 58 · Tome xiii · texte numérisé non relu

Tome xiii

V attend. Kieu ueiX plus captieux <|iic ceUe espèce d'ar^ {linieuL L'on sait que c'est ainsi <|iie TlfténiistaiJe , en badinant, pnnnrait que son enEmt oammandait à toote la

JTai vu sonrent que les aij;amens les pins s(^iiislii|Qes liaient les {4ns Cuniliers à Feloipience, et sii^;alièrenient â l'i^kiqaenoe des pasôons , <pii sont eDes-anêmes de tous les sophistes les pins adroits et les pins dangereux.

Observons cependant q[ne dans le plaidoyer oà l'on i^*expose à la réplique, le sophbme est toujours un moyen [lérilleux : car un adversaire attentif, sll a Fintelligence vive, en saisira aisément l'endroit faible; et pour le lui cacher ou pour le prémunir , c'est là qu'il &udra rassembler tous les prestiges de Félocution. Encore ce moyen de suppléer à la saine raison n'est-il pas sûr; et un principe, dont le commun des orateurs n'est pas assez persuadé, c'est que la dialectique est pour l'orateur ce que le dessin est pour le peintre; et qu'il est plus possible encore à celui-ci de se passer de correction , qu'à l'autre de se dispenser d'exactitude et de justesse. Mais je suppose que la logique a été la première étude de l'orateur, et je n'ajoute plus qu'un mot sur la théorie de \di preuve : c'est qu'il ne suffit pas que l'éloquence donne de l'embonpoint , de la couleur , de la chaleur à la logique , et déguise , sous la richesse d'une parure ménagée, la sécheresse et la roideur d'une argumentation rigoureuse et pressante; et qu'il faut encore qu'elle ait soin d'en diversifier les formes. Ce précepte est de Cicéron ; et la raison qu'il en donne est que l'uniformité en toutes choses est la mère de la satiété • Nam omnibus in rébus similitude est satietatis mater.

Dans réloquence de la chaire, les premiers des orateurs

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pour la force et la solidltd du raisonnement, sont Bourdaloue et Saurin. Mais comme il s'agit ioioins , en chaire , de convaincre un auditoire ddjà croyant, que de le persuader; et que ce ne sont pas les preuves des vérités théo-^ logiques , mais de profondes impressions des vérités morales, qu'il s'agit de laisser dans les esprits et dans les âmes , les raiâipnneurs les plus pressans et les plus forts ne sont pas les plus sûrs de produire de grands effets.

Marmontbl.

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