I. Scucrée» H. Ç'wile. IIL Naturelle
I. L'histoire sacrée se distribue en histoire sacrée OVL ecclésiastique $ Y histoire des prophéties, où le rccît a précédé révénement , est une branche de Yhistoire sacrée,
n. L'histoire civile, cette branche de ITiistoire universelle , cii/us fidei exempta mqforum , vicisèitudirnés reruîti ^ fundamenta pruélentiee civiMs^ hominum denique nomen et fdma cornsnissa siunt, se distribue suivant ces objets, en histoire civOe proprement diée , et eu. histoire littéraire^
Les sciences sont l'ouvrage de la râflexion et de la lumière naturelle des hommes» Le chancelier Bacon a donc laiton de dire • dans son admirable ouvrage de dignitate et aifffwento acientiarum , que l'histoire du monde , sans Fhistoire des savans , c'est la statue de Pc^yphème à qui on a arraché l'caik
Uhistoire civile proprement dite , peut se tons-diviser en mémoires , en antiquités et en histoire complète. S'il est vrai que l'histoire soit, la peinture des tems passés , les antiquités en sont des dessins presque toujours endommagés, et Yhistoire complète un tableau dont les mémoir res sont des études.
XSL La distribution de I'histoire naturelle est donnée par là différence des faits de la natui^, et la dil--férence des faits de la nature , par la différence des états de la nature. Ou la nature est uniforme et suit un cours réglé, tel qu'on le remarque généralement dans les corps
DU SYSTÈME FIGURÉ. CXXÎij
célestes f les animaux^ les végétaux <, etc. : ou elle semble Torcée et dérangée de son cours ordinaire, comme dans les monstres; ou elle est contrainte et pUée à dlfférens usages, comme dans les arts* La nature fait tout, oU dans son cours ordinaire et réglé y ou dans ses écarta , ou dans son emploi» Uniformité de la nature , première partie d'histoire naturelle. Erreurs ou écarts de la nature , seconde partie d'histoire naturelle. Usages de la nature y troisième partie d'histoire naturelle.
Il est inutile de s'étendre sur les avantages de Vhistoire de la nature unifonne. Mais si l'on nous demande à quoi peut servir \ histoire de la nature monstrueuse j nous répondrons , à passer des prodiges de sts écarts aux merveilles de Yarty à l'égarer encore ou à la remettre dans son chemin; et surtout à corriger la témérité des propositions générales , ut axiomatum corrigatur iniquitas.
Quant à Y histoire de la nature pliée à dlfférens usages^ on en pouirait faire une branche de l'histoire civile; car l'art en gi^éral est l'industrie de l'homme appliquée par ses besoins ou par son luxe , aux productions de la nature. Quoi qu'il en soit^ cette application ne se fait qu'en deux manières , ou en rapprochant ou en éloignant les corps naturels. L^omme peut quelque chose ou ne peutl'ien, selon que le Rapprochement ou l'éloignement des corps naturels est ou n'est pas possible.
Uhistoire de la nature uniforme se distribue suivant ses principaux objets, en histoire célest^oudes astres j de leurs mouveiftens^ apparences sensibles j etc., sanS en expliquer la cause par des systèmes , des hypothèses , etc. ; il ne s'agit ici que des phénomènes purs. Eu histoire des météores^ conone vents^ pluies, tempêtes , tonnerres ,
CXxiv EXPLICATION
aurores boréales , etc. En histoire de la terre et de la mer, ou des montagnes , Aies fleuves , des rivières j des courans, an flux et reflux, des sables ^ des terres^ des Arrêts, des îles, àes figures, des continens, etc. En his^ foire des Tninéraux , en histoire des végétaux, et en histoire def animaux ; d'où résulte une histoire des élémens, de la nature apparente, des effets sensibles, des mouvemens y etc. ; An feu , de Yair, de la terre et de Yeau.
Uhistoire de la nature monstrueuse doit suivre la même division. La nature peut opérer des prodiges dans les cieux , dans les régions de l'air , sur la surface de la terre , dans ses entrailles , au fond des mers , etc. , en tout et partout.
Uhistoire de la nature employée est aussi étendue que les différens usages que les hommes font de ses productions dans les arts , les métiers et les manufactures. II n'y a aucun effet de l'industrie de l'homme qu'on ne puisse I appeler à quelque production de la nature. On rappellera au travail et à l'emploi de l'or et de ^'argent, les arts du monnayeur, du batteur d^or, àufileur d'or, du tireur à^or, àa planeur , etc. ^ au travail et à l'emploi des pierres précieuses , les arts du lapidaire, du diamantaire, du Joaillier , d\x graveur en pierres fines, etc. 5 au travail et à l'emploi du fer , les grosses fi>rges, la serrurerie, la taillanderie, V armurerie , Yarquebuserie, la coutellerie, etc.; au travail et à l'emploi du verre,, la verrerie, les glaces , l'art du miroitier , du vitrier , etc. 5 au travail et à l'emploi des peaux , les arts de chajnoiseur, tanneur, paussier , etc. ; au travail et à l'emploi de la laine et de la soie, son tirage, son moulinage, les arts de drapiers, passementiers, galonniers, boutonniers, ouvriers en