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de dutîijue eit demeuré aJTecté à U po^ie grecque et
laline.
Quelques-uns de uos poètes ont écrit eu distiques; ce sont cominanémeiit ceux qui ont le moins de chaleur. On dit de Boileau , qu'il commen^it par le second vers , afin de 9*«ssurer qu'il s««it le plus fort. Cette marche est monotone et fatigante à la longue ; elle rend le style lâche et diffus, attendu qu'on est obligé d'étendre , et par conséquent d'affaiblir sa pensée , a6n de remplir deux vers de ce qui peut se dire en un : elle est surtout vicieuse dans la poésie dramatique, où le style doit suivre les mouvemens de l'âme , et approcher , le plus qu'il est possible , de la marche libre et variée du langage naturel. En général , la grande manière de versifier, c'est de penser en masse, et de remplir chaque vers d'une portion de la pensée , à peu près conune un sculpteur prend ses dimensions dans un bloc, pour en former les différentes parties d'une figure ou d'un groupe , sans altérer les proportions. C'est la manière de Corneille, de Bacine, de Voltaire, et de tous ceux dont les idées ont coulé à pleine source. Les autres ont imaginé, pour ainsi dire, goutte à goutte, et leur style est conune un filet d'eau souvent pure a la vérité^ mais qui tarit à chaque instant.
Marhontbl.
DE l'encyclopédie; 237