Tome xv. io
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les (jaraniaiitcs , cliex ({iii 1rs arinr.s rmnaiiu^s h'avaÛHj point encore pMXrv» Deux AingnlarilrA ranielérisent so: iriomnhe : i" Balhus c&t le seul qui, nVtant citoyen ro main que |:ar grâce , et n'ayant pas uirnu* l'avantage d'eir j\r. dans Tltalie , ait obtenu le plus grand lionneur auqai un romain ait pu aspirer; 2° Nul particulier n*cut cet hou neur depuis le ^eune Baihus. On nv saurait allrguer s4Tiru sèment contre cette proposition , IVxeniple fie R^'lîsaire qui triompba six cents ans après, ù Constant inopLe^ m)u le règne de Justinien.
Il arrivait quelquefois (\\w si le s(:nat refusait d'accoT' clcF le triomphe , à cause du défaut de quelque conditioi nécessaire, alors le général triomjdiait sur le rooni Âl bain. Papirîus INIassa fut le premier ({ui triompha de isett manière. Tan 622 de Rome.
Lorsque les avantages qu'on avait remportés sur l'ennemi ne méritaient pas le grand triomplie , on accordai au général le petit triomphe, nommé oi>ation. Celui qu triomphait ainsi , marchait a pied ou à cheval, était cou ronné de myrthe, et immolait une brebis. Il n'était pa mi^me nécessaire d'être général d'armée, et d'avoir rem porté quelque vicloin; pour obtenir ce triomphe; on I décernait (]uel(pu;fr)is à ceux qui, n'étant chargés d'aueuD magistrature ni d^aucun commandenuïnt en chef, ren daient à Téta^ des services signalés.
Aussi trouvons-nous qu'un particulier obtint cet hoa peur Tan de Rome 800 , quaranti; - septième de Jéios Clirist , )>l]us de cinquante ans depuis rétablissement ^ la monarchie; je parle d'Aulus Plantius, qui, sous l< auspices de Claude , avait, réduit en province la pari méridionale de la Grande-Bretagne. L empereur lui ^
DE t/encyclopédîe. l4j
décerner le petit triomphe , alla même au devant de lui le jour qu'il entra dans Rome , Taccompagna pendant la cérémonie, et lui donna toujours la main, uéulo Plantio etiam orationem decrevnt ^ ingressoque urbem obviant prx^reêsua ^ et in capitolium eunti et indè rursùs rêvertanti latus texit, dit Suétone. L'histoire ne fait mention daucune ovation qui soit postérieure à celle de Plantius. Au reste , peu de personnes étaient curieuses d^obtenir ce triomphe j tandis que le grand triomphe était l'objet Je plus flatteur de l'ambition de tous les Romains. Comme on jugeait de la gloire d'un général par la quantité de l'or et de l'argent qu'on portait à son triomphe, il ne laissait rien à l'ennemi vaincu. Rome s'enrichissait perpétuellement, et chaque guerre la mettait en état d'cE entreprendre une autre.
Lorsque le jour destiné pour le triomphe était arrivé , le général , revêtu d'une robe triomphale , ayant une couronne de laurier sur la tête , monté sur un chat magnifi- ({ue attelé de quatre chevaux blancs , était conduit en pompe au capitole , à travers la ville. Il était précédé d'une foule immense de citoyens , tous habillés de blanc. On portait devant lui les dépouilles des ennemis , et des tableaux des villes qu'il avait prises et des provinceis qu'il atait subjuguées. Devant son char, marchaient les rois elles chefs ennemis qu'il avait vaincus* et faits prisonmers.
J Le triomphateur montait au capitole par la rue sacrée. Wsqu'il y était arrivé , il ordonnait qu'on renfermât ses ptisonniers , et quelquefois qu'on en fît mourir plusieurs. ,, ^ la suite de ces prisonniers , étaient les victimes qu'on luil ^^^^^^ immoler. Ceux qui suivaient le triomphateur de
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plus prë$^ étaient ses parcns et ses alliés. Ensuite mar« cliait l'armée avec toutes les marques dlionneur que cha^ que militaire avait obtenues du général. I^s soldats, couronnés de lauriers, criaient, io triumphe^ qui était un cri de joie ; ils chantaient aussi des vers libres , et souvent fort satiriques contre le général mÊme.
[On trouve dans les anciennes bacchanales quelques traces de cette licence. Elle régnait dans les saturnales, dans les fôtes appelées matronalea , et presque dans tous les jeux. Ceux du cirque en particulier, avaient leurs plaisans dans la marche solennelle qui se faisait depuis le capitole. Denis d'Halicarnasse dit que cette coutume bizarre ne venait ni des Ombriens, ni des Lucaniens, ni des anciens pou|)les d'Italie, et que c'était une pure invention des Grecs, <[iril compare ù l'ancienne comédie d'Athènes.
Quelle que soit l'origine de cet usage, il est certain qu il avait lieu dans les triomphes , comme on le voit par le récit des historiens. Tite-Live , liv. JCXXIX^ parlant du triomphe de Cn. Manlius Yolso, qui avait dompté les Gaulois en Asie , dit que ses soldats firent comprendre par leurs chansons que ce général n'eu était point aimé. Pline^ liif. IX j ch. viij^ observe que les soldats reprochèrent à Jules César son avarice pendant la pompe d'un de ses triomphes, disant hautement qu'il ne les avait nourris que de légumes sauvages ; et lorsque ce même dictateur eut réduit les Gaules, parmi toutes les chansons qui se firent contre lui, pendant la marche du triomphe , il n'y en eut point de plus piquante que celle où on lui reprochait son commerce avec Micomède, roi de Bithynie. Galliaa Cœaar aubegity Nicomedes Cœsarem. Ecce
DE l'encyclopédie. i4g
Cœsar nunc trlumpliat qui subegit GalUas. Nicomedès non triuînphat , qui subegit Cœsarem, On ne l'épargna pas non plus sur toutes ses autres galanteries , et c'était tout dire que de crier devant lui : Urbani sen^ate uxorea , moechum calvum adducimus, Suétone et Dioa Cassius , livre XLIII , nous rapportent tous ces détails. Lorsqu'il n'y avait point de prise du côté des vertus , OQ se rabattait sur la naissance ou sur quelque autre déikut. Nous ' en avons un exemple remarquable dans le triomphe de Ventidius Bassus , homme de basse extraction, mais que Géisar avait élevé à la dignité de pontife et de consul. Ce général , triomphant des Parthes, selon le rapport d'AulugelIe, Z. /, e. iV, on chanta, pendant la marche, cette chanson : Concurrite omnes augures^ araspices, portentutn inusitaturn conflatum est recens . rnulos quifricabat , consul factus est.
Velleius Paterculus raconte que Lépide ayant proscrit son {rère Paulus , ceux qui suivaient le char de triomphe, mêlèrent parmi leurs satires ce bon mot qui tombe sur une équivoque de la langue latine : de Germanisj non de Gallis , triumphant duo consules^ Martial (/. /, ép. 4.) y après avoir prié Domîtien de se dépouiller , pour lire ses ouvrages, de cette gravité qui.séyait à un empereur, ajoute que les triomphes mêmes souffrent les jeux , et que le vainqueur ne rougit pas de servir de matière aux railleries :
ConsueQere jocos vesiri quaque ferre triumphi , Materiam dictis necpudet esse ducens»
EnGn , pour que le triomphateur ne s'enorgueillît pas àk la pompe de son triomphe^ on faisait monter sur le
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m&mc c\uir un cscL'ive prépose pour k* faire .souvenir (1< la condilion humaine , si sujette aux ciiprices de la fortune Il avait ordre de lui répéter de tems en tenis ees paroles JReapice poat le , hominern niemenio ie ; cet esclave es' nommas ingénieusement par Pline, carnifex gloriœ^ L bourreau de la gloire. Derrière le cliar pendaient un loue et une sonnette.
Ce qu'il y a de plus étrange , c'est que 9 dans ce mém< )Our où le triompliateur était revt'tu de l'autorité souve raine, il y avait tel cas où les tribuns du peuple pouvaicn* le renverser de son char , et le faire conduire en prison.
Valère Maxime nous rapporte que la faction de ces ma* gistrats plébéiens ayant formé cette entreprise violenlc contre Claudius , dans la marche de son triomplie , sa filk Claudia , qui était une des vestales , voyant qu'un des tribuns avait déjà la main sur son père j se jeta avec précipi^ iation dans le char , et se mit entre le tribun et son pèrcv qu'elle accompagna )Ufiqu'au capitole.
Cette action arrêta la violence du magistrat , par cet extrême respect qui était dû aux vestales, et qui à leur égard ne laissait c|u'au pontife seul la liberté des remoDr trances et des voies de fait.
Le général , après avoir parcouru la ville , jonchée à,t fleurs et remplie de }>arfums , arrivait au capitole , où '^ sacriGait deux taureaux blancs , et mettait une conroom de laurier sur la tête de Jupiter , ce (|ui s'observa dans v suite f quoiqu'on ne triomphât point. On faisait , apr^' cela , un festin auquel on invitait les consuls, mais seul^ ment pour la forme ; car on les priait de n'y pas venir, ^ peur que le jour même que !<; général avait triomphé 9 n'y eut, dans le uiêmc repas, quelqu'un au-dessus de l^
DE l'encygiopédie. i5i
Telle était la céréïïiome du triomphe*, maïs, pour mettre sous les yeux du lecteur la deseription de quelque triomphe superbe, nous -choisironsi celle qu'ont fait ïes bistorhens du triomphe de César après la prise d'Utique, et d'Auguste après la victoire d'Actium, César brilla par quatre triomphes réunis* qui durèrent quatre jours.
Le premier , destiné au triomphe des Gaules , fit voir aux Romains , dans pïuisieurs^ tableaux , les nt)ths de trois cents nations et de huit cents viiles, conquises par la mort d'un million d'ennemis qu'il avait défaits en plusieurs batailles. Entre les prisonniers paraissait Vercîngentorix,qui araît soulevé toutes les Gaules contre la république.
Tous les soldats romains suivaient leur général couronné de lauriei^ ; et en cet équipage ^ il alla au capitole , dont il monta lés degrés à genoux, quarante éléphans rangés die côté et d'autre, portaient des chandeliers magnifiques garnis de flambeaux. Ce spectacle dura jusqu'à là nuit , à cause que l'essieu du char de triomphe se rompit, ce qui pensa faire tomber le vainqueur, lorsqu'il se croyait au plus haut point de sa gloire.
le second triomphe fut de l'Egypte , où parurent les portraits de Ptolomée , de Photin et d'Achillas , qui réjouirent fort le peuple. Le troisième représentait la défaite de Phamace , et la fuite de ce roi , qui excita parmi le peuple de grands cris de pie et plusieurs railleries contre le vaincu ; c'est là que fut employée l'inscription veni , vidî, vicû Mais au quatrième triomphe , la vue des tableaux de Scipioa, de Pétréius et de Caton qui était peint déchirant ses entrailles , fit soupirer les Romains. Le fils, de luba , encore fort Jeune , était du nombre des prisoa-
lAs ESPHIT
nîcrs; Auguste lui rendit dans la suite une partie du royaume de son [lère, et lui fit (épouser la jeune Cldopfttre, fille de Marc-Antoine.
Dans tous ces triomphes^ on |)orta, tant eu argent qu'en vases et slatues d'orfèvrerie , pour soixanle-cin({ mille talens, qui font douze millions six cent cinquante mille livr(^s stirrlingH, à chrux ccnl <lix livres stcTlings le talent; il y avait mille huit cent vin^l-deux couronnes d'or, qui pesaif^nt vingt mille <}uator/«e livres, et qui (étaient des présens qu il avait arrachés des princes et des villes, après ses victoires.
CVst <Ie celle somme immense (|u'il paya à chaque soldat , suivant s(;s promesses , ciiH[ mille drachmes , environ cinq cents livres, le douhie aux centurions, et le quadruple* aux Irihuns des soldats, ainsi qu'aux comman-* dans de cavalerie;; et pour leur retraile après la guerre , il leur donna Avs héritages dans plusieurs endroits séparés de ritalie*
Le peuple .se ressentit aussi de sa prodigalité; il lui fit di.slrihucr par liHe cpialre cents deniers , dix hoisseaux de hlé et dix livres dliuile; ensuite il traita tout le peuple romain à vingt-deux mille tahles.
Afin que rien ne manquât à la pompe de ces fêtes , il fit comhaltre jus({u'à deux mille gladiateurs , sous prétexte de eéléhrer les funérailles de sa iille Julie. Il fit représenter les jours suivans, toute sorte de pièces de théâtre^ où les enfans des princes de TAsie dansèrent armés. IjC cirque fut agrandi par son ordre, et environué d'un fossé plein d'eau. Dans iwX cspacx* , toute la jeune noblesse de Rome représenta les jeux Iroyens, tiiiit à clieval que sur de^i chars à deux et à quatre chevaux de front.
DE l'encyclopédie. i53
 ces divertissemens succëdërent ceux de la chasse des bèies y qui dura cinq jours* On fit paraître ensuite deux armées campées dans le cirque, chacune de cinq cents ^Idats y vingt éléphans et trois cents cavaliers qui repré-* notèrent un combat. Les athlètes à la lutte et au pugilat remplirent deux jours entiers.
Enfiji^ pour dernier spectacle, sur un lac creusé exprès dans le Champ de Mars , deux flottes de galères , équipées de mille hommes, donnèrent au peuple le plaisir d'un combat naval. Ces fêtes attirèrent tant de monde à Rome , que la plupart furent obligés de camper dans les places publiques ; plusieurs personnes , et entre autres, deux sénateurs , furent étouffés dans la presse.
Le triomphe d'Auguste , après ses victoires d'ActIum et d'Alexandrie, ne fut guère moins superbe, quoique , par ime feinte modération^ il crut devoir retrancher uae partie des honneurs que le décret du sénat lui accordait ^ n'ayant point voulu , par exemple , que les vestales abandonnassent le soin de leur religion pour honorer son triomphe , et laissant au peuple la liberté de sortir au-de- . Tant de lui , ou de se tenir dans leurs maisons , sans conindre personne. Au milieu de cette modération affectée, fit son entrée triomphante, l'an 725 de la fondation de lome , s'étant fait donner le consulat pour la quatrième û. n borna son triomphe à trois jours de suite. Le premier jour, il triompha des Pannoniens, des ites , des Japyges et des peuples de la Gaule et de 'Allemagne , voisins de ceux-là ^ le second , de la guerre ^Actium , et le troisième , de celle d'Alexandrie. Ce dernier triomphe surpassa les deux autres en magniince« On y admirait un tableau qui représentait, d'après
ir»4 K.HI»flIT
nature, la reine déci|Kilre coucluV sur smi Hi, on Mê (ainiîïi pN|Uer le hniM par un ufipic* Uii rodait » bcs cÂtés îeiiiie Alexaiiflre ci la jrune Clropalrc , atê etifuiMi fiti «riiabîti magnifHpR's. Ix; ehar de triomphe j ^laUnt ^i «t lie pierreries | suivait celui du tableau ; Augmfe y Ai as»is , pan* de f»a rolie triomphale y toute de pourpre < broderie d*or , tel c|uVm arait vu autrefois le grand Poi jM^e, triomphant de TAhie, de PAfric|uc et de l'Kurop €*est-ÎJ-dirc , de toute la terre connue , faisant porter d vant lui plus de (|uator/e cents millions en argent , et in nant trois cents princes et rois ca|)tifs qui précédaient s char* Auguste n*apportait guère moins de richesses à R i{ue Poni[H;c en avait apporté , si Vtm en croit Dion, PI tarque (;t Suétone.
Aprèa avoir fuit distribuer cpiatre cents sesterces part
au peuple 9 ce ([ui montiit à plus de dix millions d*or,
comptant cinq cents mille hommes, il donna plus de c
quante millions à son armée 9 et cependant il remit t*
d'argent dans Tépargne, que Tinterai fut réduit de d
pour cent, et que le prix dcîs fonds haussa à proportl
11 remplit les temples de Jupiter et de Minerve, ai
que les grandes places de Bonie , des plus riches moi
mens de TKgypte et de TAhie, et lit mettre dans le tea
d« Vénus une statue de Ctéopâtre , ([ui était d'or mai
de sorte que celte reine ^ après sa mort , se trouva te
ment honorée par ses propres vain([ueurs , qu ils placèi
Wi$ statues jus({ue dans leurs temples.
Il y avait dans eelui<ci une eliapelle dédiée a Jules ' sar, où était l<i statue de la Victoire; c'était autour cette statue qu'( )clavc (il altachei lc'2> plus riches dépou d'Alexandrie,
DE l'encyclopédie. i55
En politique habile ^ il demanda que son collègue au f consulat, Apuléius , fût assis auprès de lui, et qu'il n'y eàt point de distinction dans la marche entre les sénateurs et les autres magistrats de la république. Aux deux portières de son char j marchaient à cheval Marcellus et Tibère, le premier à la droite , Tibère à la gauche. Ik entraient l'un et l'autre dans leur quatorzième année ; mais S^rcellus attirait les regards de tout le monde par la no- Uesse de sa 6gure , telle que Virgile Ta dépeint dans son Eloéide :
Egregium forma juQenem fulgentibus armis !
Qui strepitus circà comitum ! quantum instar in ipso est •
D'ailleurs , les Romains , qui vénéraient sa famille et qai honoraient la vertu d'Octavie y le regardaient avec |ilaisir , comme devant un jour succéder à Fempîre.
Cette fête fut suivie des jeux troyens, où le jeune Mar« cellus surpassa tous les autres par son adresse et par sa bonne mine. Auguste donna ensuite des combats de gladiateurs , qu'il tira d'entre les prisonniers faits par ses gé- B&aux sur les peuples barbares qui habitaient vers Temboackiire du Danube. Il est inutile de parler des spectacles « des festins , qui furent prodigués dans Rome, tant que ckica la fête. Le peuple la termina en allant fermer le temple de Janus , pour marque d^une paix universelle ; Awe si rare , que Rome ne l'avait vu que deux fois depaîs sa fondation.
Depuis Auguste, l'honneur du triompJie devint un apa- Mge de la souveraineté. Ceux qui eurent quelque commandement, craignirent d'entreprendre de trop grandes choses. Il fallut, dit Montesquieu, modérer sa gloire, de
(ncon nncWi: n<: rf-vrillât qiH* ratirniion rt non J}H% \» jalousie rlu |>rif]U\ Il lallui tu: |Kiini paraît nr ilcvanl loi avec un «'clat que h:^ y^ux ne pourraient viufTrîr.
Quoi «ju^il en VMt, on [>eiJt jus;er, par le^ <leux exernpl«:A que nouA venon% (le eiter, (pielle était \n pompe dn^ triomphe chez le^ Romains. Il semble rpjc If a guerre» dV présent soient ii»iU:% clans Tohi^'.urilf^, en comparaison dé toute celte gloire ancienne , et (\r tout cet tionrieur ffA rejaillissait autrefois sur les ^ens #le giicrre.
.Noas n'avons , |K>ur rxcitfrr le rz/uraç^e rpje quelques or«
dres militaires, et qu'on a enrore rendus cf^mmuns i ki
rol>e et à IV|H'e, queU|nes marques ^iir les armes ^ m
quelques hôpitaux fK/ur les s^ildats hors d'rtat de serviâ
par leur âge ou par leurs lihrssur#rs. Mai<; aneicnnemeflil
les troph^ dressés .sur les eliamps #le Ivataille, le» oraisoM
funchres k b louange de r^-ux qui avaient été tué» , lai
tombeaux magnifiques qu'on leur «flevait , le» largesMSi
publiques , le nom demp^Teur que les plus grand» foisoat
pris dan.s la suite, les iru^mph/'H des généraux vietoricni^
les libéralités que 1 on faisait aux armée» av/int que de Id
cxingédier , tout^^s ces chav:s . enfin , étaient si grandm
en si grand nombre et si brillantes , fpVIies suffisaiefll
pour donner du courage- et ^tftvXfx à la guerre tf>us M
cœurs les plas timides. Pourquoi tou.s ees a vantées n'
il.s pas été transmis jasqu'à noui ? Pourquoi r^t appai
de gloire n'est-il p las que dan^ Diistoire' Ce%i que
honneurs du triomphe ne c/inviennf:nt qu^aux républi
qui vivent de la guerre, ei que uWt ostentatirm
dangereuse dans une mon/irrhie , ou les rayons de la
renne rovale absorbe rit \o\xs les rr-^'arrU.
Ijfi OitvalitT Di: Jai cot rt.
DE l'eitoyclopédie. l5