‹ Esprit de l'encycloped́ie, ou recueil des articles les plus curieux et les plus interessans de l'encycloped́ie en ce qui concerne l'histoire, la morale, la literature et la philosophieChapitre 20 sur 62 · TRIUMVIRAT · texte numérisé non relu

TRIUMVIRAT

1 RIUMVIRAT ( Hist. rom. ) C'est le nom latîn que l'histolre a consacré à Fassociation faite par trois personnes , pour changer le gouvernement de la république , et s'en jemparer contre les lois de l'état.

État de Rome sur la fin de la république. ^^ome monau faite de la grandeur , se perdit par la corruption, le lu:xe , par des profusions qui n'avaient point de Des. Avec des désirs immodérés, on fut jjrét à tous les ttentats ; et , comme dit Salluste , on vit une génération igeDs qui ne pouvaient avoir de patrimoine , ni souffrir d'autres en eussent. Sylla , dans la fureur de ses en- >rises, avait fait des choses qui mirent Rome dans timpossibilité de conserver sa liberté. Il ruina dans son ition d'Asie toute la discipline militaire ; il accouson armée aux rapines, et lui donna des besoins ï'elle n'avait jamais eus ; il corrompit une fois des sol- 1, qui devaient dans la suite corrompre les capi-

Il entra à main armée dans Rome , et enseigna aux gé-

lux romains à violer l'asile de la liberté. 11 donna les

des citoyens aux soldats , et il les rendit avides pour

lis • car dès ce moment il n'y eut plus un homme de*

re qui n'attendît une. occasion qui pût mettre les

de ses concitoyens entre ses mains«

Dans cette position , la république devait nécessaire-

itit'iil |H'i'lr; il itViiiil |ilnii (pirHlion qur ilr navoir rornttiftil l't |i<it' t|iii rllr M'i'iiil iiliiiltiir. TroiH lioititiiCA rgnlrttinil iitiilûlînix rdiiratriii itlnrA \vn nilirrn citoyrtu (le niiinr |inr Iriir iini^iNittirr , pur li'iir rrrûit, piir IcMirji cn(- |ilnilA ri |)nr Iriit'.i l'îrlirnM*»; (Itiriit.i P(»iti|M'îii.H ^ Caïui .InliiM CirKiit', l'I MiiiTii» liiriniiM (irnj>i.<iii5i,

i\tnu'iffr ilr* i^mMsun, i\v (l(Tnirr« t\v la mniMm Li* rîniit. ^i rt^lrhn* put* mi iiiiiii vhvf. \vh ViwXhvs ^ vU\\\ RUAt ( a'dnjiiti Ir (Ttinrtir. Nr poiivaiil vlvtv m mirrli^ A lloniCf paivi* (ptM avait l'tt' pru.srrit par ('iiina v\ Mariim^îlae sauva rit l''.NpaKiif* . o\\ > iltiu<i . un ilo m*;* aiui»* lo tint cm* rlu^ priulant huit luoi» ilan.n uur ravmir. Do U il ne n^lilit n\ AlVttpu' aupri\<« %\r Sylhu \\\\\ lui doiuin ilalNinl II *(inintii«iiiott il'allrr ilau» Ir payjt «li*!« MarM\<«, pour y inirt ilo uouYrllr.1 lrV(V.<«: niai.H rouuuo il Tallail pA!iM.T «Inni iltiUWu» ipiavlirr.oi tir laruuV nuirntio» CraMUA iivnit 1)6* MMU «runr TM'orlr : il la «trtnatula ,\ Sylla : tv ^^luVnl, qui \oulail an^Milumrr >o<i olVu^irr.^ A «los rutropri^ne» liartlics^ lut ii^poutlil lu^ivuirnl : Jo (r ilouur pour «;anli^jt ton |)^i t\'u liiW» tiHt parcu^ ri Ir^ aun>. «pii oui M mniWHcr/l jMV oulivilo noi l vvrtu» , cl »loul jo \ou\ wup:iT Ia mort * tVrt^xn^ louolto «Ir »v «liMNHu\\, cl plein tlu *UWr île M Ji-^hoj.uc»*. |vnilU .vo\> ii^plît|uor. |VA.v<;i au Imvcm d^ \l»llVi^*u^ c\*ip^ »U* l\onuAM-Mnrnùr« loa un i^raml nOA* luv \lo ll^Mï|H> jsiv xon crcJil. \ \\\\ ivioiu^lrc SvIU» cl ptf* tiji\>rt rtx^v lui tou^ Uv» pcriK cl loule U floirr Je octW

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DE L'EiaCYCl.OPÉl)IE. iSg

SyUa 4evenu idîctateur perpétuel , ou 9 pour mîeu;x àire^ le oiaître absolu de Borne , disposa souverainement des biens die s^s ooixcitoyens , qu'il regajrdait cooitDe faisant parine de ses conquêtes ; et Crassus , dans cette confiscation 9 eut le dioix de tout ce qui pouvait flatter son avariée : Sylla , aussi libéral envers ses amis , que dur et inexorable envers ses ennemis , se faisait un plaisir de ré^ pandreA pleines mains les trésors de la république sur ceii-x qui s'étaient attachés àsa fortune. Voilà la principale flource des richesses de Crassus.

Elles n'amollirent point sa valeur. Il y avait déjà trois ao8 que la guerre civile durait en Italie , avec autant de honte que de désavantage pour la république , lorsque le sénat lui en donna la conduite. La fortune changea sous eet habile général : il rétablit la discipline militaire, défit ks troupes de Spartacus , et remporta une victoire complète.

De retour à Rome, l'an 683, sa faction se réunit à celle dft Pompée ; et comme il avait passé par la charge de préteur, il fut élu consul. On déféra la môme dignité à Pompée, quoicpi'il ne fût que simple chevalier, qu'il n'eût pas àé seulement questem',et qu'à peine il eût trente-quatre ; mais sa haute réputation et l'éclat de ses victoires 'Qvrirent ces irrégularités ; on ne crut [>as qu'un citoyen i avait étd honoré du triomphe avant Tâge de vingtitre ans , et avant que d'avoir entrée au sénat , dût être jctti aux règles ordinaires. ,

n semblait que Pompée et Crassus eussent renoncé au mphe, étant entrés dans Rome pour demander le ulat; mais après leur élection, on fut surpris qu'ils pétendissent encore au triomphe, comme s'ils étaient

iiUt r,ApiiiT

rr^lZ* f linniti It lii t^fr rlrlnir/i nrmrrfl. Cru Aeu% hoimnel •'{oilfifti'iit iiinlMliriii «'I piiÎMiiti^, Yoitlnirtit rctmir lean lrftii|H'4, iMoiri^ pour lu vMuum'w du triomphe^ que pour (itri«fivrr pliH Av Uirvv v\ rKm! toril il l'un contre Tautre* f)rii««ii!«, poiit fV'Kii''** rnUcrtiofi du |N:uplr ^ fil dreiier iiiillr lfddr«, ou il IrHiln loutr In vîllr, et fit diAtrikocr rti iti^niP \vu\n ium rnniilIrM du prttt |Mruplc du \Afi pOltf \v iifiiiiiii- jinidiutl troi« uioîa. Ou nr nrrii pns surprit dfl irltn Idirndilf' , ai l'oti fiitiKidrrr <pir (iriiMUfi rrgorgeiit| fil* liilirMrn, «'I poM('d;iil la vidrnr dr plun dr srpt milb lidru« fir liirn . f-'r«t-M--diri* , pln^ dr trrutr millions iê iioirr luniuinir ( ri l'Yliiit piu- (T.<i nortrft dv dd|im8Cii pU^ liliipir^ ipin Irpi |fMUMN ilr Jlf>mr iirliolMinti les suifrigel dr Ifi nudiihtdr.

Poinpi'r. di' non rAlr, pour rrurluVir nur 1rs birnfiiifl il«* tiiii««u« . r( pour ntrlIiT diuiK .irs inli^lMs Ivs trihlllll| ilu piMtpIr • lit nMTvoir dr« loin «pti rrndoirnl A c^cs msgll*!^ hiil^ loutr Tiutlitrili^ doul îU inninil iHr prîvt^s |Nir cellci d«* Sylln.

l'idiu • rr« dru\ liomuuM rtudnlirux m* n^uuirfnt , s Vni' |iiit««i^iriil, rt MpM^« (ivoiv IrîontpliO Tuu ci Tnulrv, ik. lnvn^'M^^vul dr l'tMOvi I lonr?» tuiiuVii.

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DE L'ENCTCJbOPÉDiE. l6l

toujours victorieux. H vainquit, damlltalie, Girlnatet Carbon y du parti de Marius; Domitius, dans l'Afrique; Sertorius, ou pour mieux dire, Perpenna, dans l'Espagne; les pirates de Cilicie, sur la mer Méditerranée 5 et depuis la défaite de Catilina , il revint à Rome vainqueur de Mithridate et de Tîgrane. Par tant de victoires et de conquêtes , il acquit un plus grand nom que les Romains ne souhaitaient , et qu'il n'avait osé lui-même espérer.

Dans ce haut degré de gloire, où la fortune le conduisit comme par la main , il crut qu'il était de sa dignité de se familiariser moins avec ses concitoyens : il paraissait rarement en public , et s'il sortait de sa maison , on le voyait toujours accompagné d'une foule de ses créatures , dont le cortège nombreux représentait mieux la cour d'un grand prince , que la suite d'un citoyen de la république. Ce n'est pas qu'il abusât de son pouvoir , mais dans une ville libre on voyait avec peine qu'il affectât des manières de souverain.

Accoutumé dès sa jeunesse au commandement des armées y il ne pouvait se réduire à la simplicité d'une vie privée. Ses mœurs, à la vérité, étaient pures et sans tache; on le louait même avec justice de sa tempérance s '■ personne ne le soupçonna jamais d'avarice ; et il recher* idiait moins dans les dignités qu'il briguait , la puissance ifd en est inséparable, que les honneurs et l'éclat dont [des étaient environnées.

Deux fois Pompée, retournant à Rome, maître d'op-

ler la république , eut la modération de congédier ses

lées avant que d'y entrer, pour s^assurer les éloges du

it et du peuple; son ambition était plus lente et plus

ice que celle de César ; il aspirait à la dictature par les

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