TRIUMVIRAT
1 RIUMVIRAT ( Hist. rom. ) C'est le nom latîn que l'histolre a consacré à Fassociation faite par trois personnes , pour changer le gouvernement de la république , et s'en jemparer contre les lois de l'état.
État de Rome sur la fin de la république. ^^ome monau faite de la grandeur , se perdit par la corruption, le lu:xe , par des profusions qui n'avaient point de Des. Avec des désirs immodérés, on fut jjrét à tous les ttentats ; et , comme dit Salluste , on vit une génération igeDs qui ne pouvaient avoir de patrimoine , ni souffrir d'autres en eussent. Sylla , dans la fureur de ses en- >rises, avait fait des choses qui mirent Rome dans timpossibilité de conserver sa liberté. Il ruina dans son ition d'Asie toute la discipline militaire ; il accouson armée aux rapines, et lui donna des besoins ï'elle n'avait jamais eus ; il corrompit une fois des sol- 1, qui devaient dans la suite corrompre les capi-
Il entra à main armée dans Rome , et enseigna aux gé-
lux romains à violer l'asile de la liberté. 11 donna les
des citoyens aux soldats , et il les rendit avides pour
lis • car dès ce moment il n'y eut plus un homme de*
re qui n'attendît une. occasion qui pût mettre les
de ses concitoyens entre ses mains«
Dans cette position , la république devait nécessaire-
itit'iil |H'i'lr; il itViiiil |ilnii (pirHlion qur ilr navoir rornttiftil l't |i<it' t|iii rllr M'i'iiil iiliiiltiir. TroiH lioititiiCA rgnlrttinil iitiilûlînix rdiiratriii itlnrA \vn nilirrn citoyrtu (le niiinr |inr Iriir iini^iNittirr , pur li'iir rrrûit, piir IcMirji cn(- |ilnilA ri |)nr Iriit'.i l'îrlirnM*»; (Itiriit.i P(»iti|M'îii.H ^ Caïui .InliiM CirKiit', l'I MiiiTii» liiriniiM (irnj>i.<iii5i,
i\tnu'iffr ilr* i^mMsun, i\v (l(Tnirr« t\v la mniMm Li* rîniit. ^i rt^lrhn* put* mi iiiiiii vhvf. \vh ViwXhvs ^ vU\\\ RUAt ( a'dnjiiti Ir (Ttinrtir. Nr poiivaiil vlvtv m mirrli^ A lloniCf paivi* (ptM avait l'tt' pru.srrit par ('iiina v\ Mariim^îlae sauva rit l''.NpaKiif* . o\\ > iltiu<i . un ilo m*;* aiui»* lo tint cm* rlu^ priulant huit luoi» ilan.n uur ravmir. Do U il ne n^lilit n\ AlVttpu' aupri\<« %\r Sylhu \\\\\ lui doiuin ilalNinl II *(inintii«iiiott il'allrr ilau» Ir payjt «li*!« MarM\<«, pour y inirt ilo uouYrllr.1 lrV(V.<«: niai.H rouuuo il Tallail pA!iM.T «Inni iltiUWu» ipiavlirr.oi tir laruuV nuirntio» CraMUA iivnit 1)6* MMU «runr TM'orlr : il la «trtnatula ,\ Sylla : tv ^^luVnl, qui \oulail an^Milumrr >o<i olVu^irr.^ A «los rutropri^ne» liartlics^ lut ii^poutlil lu^ivuirnl : Jo (r ilouur pour «;anli^jt ton |)^i t\'u liiW» tiHt parcu^ ri Ir^ aun>. «pii oui M mniWHcr/l jMV oulivilo noi l vvrtu» , cl »loul jo \ou\ wup:iT Ia mort * tVrt^xn^ louolto «Ir »v «liMNHu\\, cl plein tlu *UWr île M Ji-^hoj.uc»*. |vnilU .vo\> ii^plît|uor. |VA.v<;i au Imvcm d^ \l»llVi^*u^ c\*ip^ »U* l\onuAM-Mnrnùr« loa un i^raml nOA* luv \lo ll^Mï|H> jsiv xon crcJil. \ \\\\ ivioiu^lrc SvIU» cl ptf* tiji\>rt rtx^v lui tou^ Uv» pcriK cl loule U floirr Je octW
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DE L'EiaCYCl.OPÉl)IE. iSg
SyUa 4evenu idîctateur perpétuel , ou 9 pour mîeu;x àire^ le oiaître absolu de Borne , disposa souverainement des biens die s^s ooixcitoyens , qu'il regajrdait cooitDe faisant parine de ses conquêtes ; et Crassus , dans cette confiscation 9 eut le dioix de tout ce qui pouvait flatter son avariée : Sylla , aussi libéral envers ses amis , que dur et inexorable envers ses ennemis , se faisait un plaisir de ré^ pandreA pleines mains les trésors de la république sur ceii-x qui s'étaient attachés àsa fortune. Voilà la principale flource des richesses de Crassus.
Elles n'amollirent point sa valeur. Il y avait déjà trois ao8 que la guerre civile durait en Italie , avec autant de honte que de désavantage pour la république , lorsque le sénat lui en donna la conduite. La fortune changea sous eet habile général : il rétablit la discipline militaire, défit ks troupes de Spartacus , et remporta une victoire complète.
De retour à Rome, l'an 683, sa faction se réunit à celle dft Pompée ; et comme il avait passé par la charge de préteur, il fut élu consul. On déféra la môme dignité à Pompée, quoicpi'il ne fût que simple chevalier, qu'il n'eût pas àé seulement questem',et qu'à peine il eût trente-quatre ; mais sa haute réputation et l'éclat de ses victoires 'Qvrirent ces irrégularités ; on ne crut [>as qu'un citoyen i avait étd honoré du triomphe avant Tâge de vingtitre ans , et avant que d'avoir entrée au sénat , dût être jctti aux règles ordinaires. ,
n semblait que Pompée et Crassus eussent renoncé au mphe, étant entrés dans Rome pour demander le ulat; mais après leur élection, on fut surpris qu'ils pétendissent encore au triomphe, comme s'ils étaient
iiUt r,ApiiiT
rr^lZ* f linniti It lii t^fr rlrlnir/i nrmrrfl. Cru Aeu% hoimnel •'{oilfifti'iit iiinlMliriii «'I piiÎMiiti^, Yoitlnirtit rctmir lean lrftii|H'4, iMoiri^ pour lu vMuum'w du triomphe^ que pour (itri«fivrr pliH Av Uirvv v\ rKm! toril il l'un contre Tautre* f)rii««ii!«, poiit fV'Kii''** rnUcrtiofi du |N:uplr ^ fil dreiier iiiillr lfddr«, ou il IrHiln loutr In vîllr, et fit diAtrikocr rti iti^niP \vu\n ium rnniilIrM du prttt |Mruplc du \Afi pOltf \v iifiiiiiii- jinidiutl troi« uioîa. Ou nr nrrii pns surprit dfl irltn Idirndilf' , ai l'oti fiitiKidrrr <pir (iriiMUfi rrgorgeiit| fil* liilirMrn, «'I poM('d;iil la vidrnr dr plun dr srpt milb lidru« fir liirn . f-'r«t-M--diri* , pln^ dr trrutr millions iê iioirr luniuinir ( ri l'Yliiit piu- (T.<i nortrft dv dd|im8Cii pU^ liliipir^ ipin Irpi |fMUMN ilr Jlf>mr iirliolMinti les suifrigel dr Ifi nudiihtdr.
Poinpi'r. di' non rAlr, pour rrurluVir nur 1rs birnfiiifl il«* tiiii««u« . r( pour ntrlIiT diuiK .irs inli^lMs Ivs trihlllll| ilu piMtpIr • lit nMTvoir dr« loin «pti rrndoirnl A c^cs msgll*!^ hiil^ loutr Tiutlitrili^ doul îU inninil iHr prîvt^s |Nir cellci d«* Sylln.
l'idiu • rr« dru\ liomuuM rtudnlirux m* n^uuirfnt , s Vni' |iiit««i^iriil, rt MpM^« (ivoiv IrîontpliO Tuu ci Tnulrv, ik. lnvn^'M^^vul dr l'tMOvi I lonr?» tuiiuVii.
( \mw« ^ M- «/«' /Nv»»/H«*. Mai^ roni|HV Attim sur luif poui ontti dur. \v!% vru\ dr loulr \tK tcrrr» CVlnitylVi it^ppml do (uv«'i-%«h. un |HTMMio;)^r ur pour toulv%i KVoodi^^ \ luMot . ri «pti pouvait ;iltriudiv (^ U suprfl «'lo«pu'U\Vi ^d nrùt lotrux ;nn\o oullnrr Icv vertus mit ttn>'«» t't ^t MMi .oïdMtuMt nr IVol povti' j^ dcci lionucun* |du« tit«U,tn«. U lut K^ o^ (;d .n.utl ipu* dVirr K^dlli , Ct M \)v n'oUnt tp^ uuo «\ot«* %v)«(uuu'lU' «K* ^îcU\irt\«» llfitifl •-.uvn^'doi» U-* tuMx p.ut\o^ du nuMuic . cl d en rrWlinl
DE L'ENCTCJbOPÉDiE. l6l
toujours victorieux. H vainquit, damlltalie, Girlnatet Carbon y du parti de Marius; Domitius, dans l'Afrique; Sertorius, ou pour mieux dire, Perpenna, dans l'Espagne; les pirates de Cilicie, sur la mer Méditerranée 5 et depuis la défaite de Catilina , il revint à Rome vainqueur de Mithridate et de Tîgrane. Par tant de victoires et de conquêtes , il acquit un plus grand nom que les Romains ne souhaitaient , et qu'il n'avait osé lui-même espérer.
Dans ce haut degré de gloire, où la fortune le conduisit comme par la main , il crut qu'il était de sa dignité de se familiariser moins avec ses concitoyens : il paraissait rarement en public , et s'il sortait de sa maison , on le voyait toujours accompagné d'une foule de ses créatures , dont le cortège nombreux représentait mieux la cour d'un grand prince , que la suite d'un citoyen de la république. Ce n'est pas qu'il abusât de son pouvoir , mais dans une ville libre on voyait avec peine qu'il affectât des manières de souverain.
Accoutumé dès sa jeunesse au commandement des armées y il ne pouvait se réduire à la simplicité d'une vie privée. Ses mœurs, à la vérité, étaient pures et sans tache; on le louait même avec justice de sa tempérance s '■ personne ne le soupçonna jamais d'avarice ; et il recher* idiait moins dans les dignités qu'il briguait , la puissance ifd en est inséparable, que les honneurs et l'éclat dont [des étaient environnées.
Deux fois Pompée, retournant à Rome, maître d'op-
ler la république , eut la modération de congédier ses
lées avant que d'y entrer, pour s^assurer les éloges du
it et du peuple; son ambition était plus lente et plus
ice que celle de César ; il aspirait à la dictature par les