‹ Esprit de l'encycloped́ie, ou recueil des articles les plus curieux et les plus interessans de l'encycloped́ie en ce qui concerne l'histoire, la morale, la literature et la philosophieChapitre 45 sur 62 · VESTALE · texte numérisé non relu

VESTALE

\ ESTALE. (IJUL fvm. ) yestaliê i perpeluoa servam ignés , et camjs colena penetralia J^estœ^ Fille yierge romaine y qui, chez les Romains, ^taii consacrée toute )cunc au service de A'csta , ci a renUeticn perpétuel du feu de son temple.

Celui de tous les législateurs qui donna le plus d'édat il la religion dont il jeta les fondemens, et qui jugea que le sacerdoce était inséparable de la royauté, fut NnoH Pompilius. n tint d'une main ferme le sceptre et YeoaUf soir, porta Tun dans le palais des rois, et posa Y^lÊUf' dans le temple des Dieux. Mais entre ses établisseDiéaf religieux, le plus digne de nos r^rds, est sans doute celui de l'ordre des vestales.

L'ordre des vestales venait originairement d^Âlbe,et notait point étranger au fondateur de llomc. Amulins, après avoir dépouillé son frcre Numitor de ses états, crut, SI la manière des tyrans, que pour jouir en liberté de loa usurpation, il n avait pas d'autre parti à prendre que de sacrifier toute sa race. Il commença par Egeste , le fils de ce malheureux roi , qu il fit assassiner dans une partie de chasse , où il pensa qu'il lui serait facile de couvrir M» crime. Il se contenta cependant de mettre Rhéa SilTÎii ou Ilie, sa nièce , au nombre des vestales ^ ce qu'il entre- It prit de faire d'autant plus volontiers, que non-seulemeut li il ôtait à celte princesse les moyens de contracter aucune alliance dont il pût craindre les suites, mais que d'alt

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leurs- sur le pied que l'ordre des vestales se trouvait à Albe, c'était placer d'une manière convenable une princesse même de son sang.

Cette distinction 9 que l'ordre des vestales avait eue dans son origine, le rendit encore plus vénérable aux Romains , dont les yeux se portaient avec un respect tout particulier sur l'établissement d'un culte qui avait longtems subsisté chez leurs voisins avec une grande dignité* Il ne faut donc pas envisager l'ordre des vestales romaines comme un établissement ordinaire, qui n'a eu que de ces faibles commencemens que la piété Hasarde quelquefois 9 et qui ne doivent leur succès qu'aux caprices des imes, et aux progrès de la religion. U ne se montra à qu'avec un appareil auguste. Numa Pompilius, s'il en croire quelques auteurs, recueillit et logea les ^i» dans son palais. Quoi qu'ilen soit, il dota cet ordre deniers publics, et le rendit extrêmement respectable au peuple, par les cérémonies dont il chargea les vestales ^ i --et par le vœu de virginité qu'il exigea déciles. H fit plus , -^il leur confia le garde du Palladium, et l'entretien du feu imaij qui devait toujours brûler dans le temple de Yesta, était le symbole de la conservation de l'empire. n crut, selon Plutarque, ne pouvoir déposer la subsinioe du feu, qui est pure et incorruptible, qu'entre les de personnes extrêmement chastes , et que cet élét, qui est stérile par sa nature ^ n'avait point d'image sensible que la virginité. Gicéron a dit, que le culte Vesta ne convenait qu'à des filles dégagées des passions des embarras du monde. Numa défendit qu'on reçût vestale au-dessous de six ans , ni au-dessus de dix , ifi^tfui que les prenant dans «n fige si tendre, l'innocence

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