‹ Esprit de Mme de GirardinChapitre 28 sur 31 · SAINTE-BEUVE · texte numérisé non relu

SAINTE-BEUVE

... Quant à l'article de madame de Girardin, tout bien considéré, nous ne nous y mettrons jamais ; c'est un plaisir dont il faut nous priver, non point par crainte, mais, nous le disons tout nettement, par bon goût. Le vicomte de Launay a de telles façons délicates d'injurier qu'on essayerait vainement de les égaler par la louange et qu'on ne peut les rendre à la belle muse qu'en se taisant.

Portraits contejnporains, t. II (15 juin 1840).

11 manquerait quelque chose d'essentiel à la société , à la poésie et au journalisme de ce temps-ci, et les trois ensemble n'auraient pas donné leur dernier mot, s'ils ne s'étaient entendus pour produire ce composé singulier, étrange, élégant qui, dans sa forme habile et précise, se jouant du fond, associe à son gré avec malice, avec gaieté, naturel et même un reste de naïveté, la femme d'esprit, le cavalier à la mode, l'écrivain consommé et l'amazone, parfois encore et la muse.

Causeries du lundi 17 février 1851;. Cf., p. oGO.

3t)0 CE QU'ON A DIT

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