CHAPITRE XIII
Des peines établies par les empereurs contre les débauches des femmes.
La loi Julia établit une peine contre l'adultère. .Mais, bien loin que CHiie loi et celles que l'on fit depuis là-dessus fussent une marque de la bonté des mœurs, elles fuiem au contraire une marque du k'ur dépravation.
Tout le système politique à l'égard des femmes changea dans la monarchie. Il ne fut plus question d'établir chez elles la pureté des moeurs, mais de punir leurs crimes. On ne faisait de nouvelles lois, pour punir ces crimes, que parce qu'on ne punissait plus les violations qui n'étaient point ces crimes.
L'affreux débordement des mœurs obligeait bien les empereurs de faire des lois pour arrêter, h. un certain point, l'impudicité; mais leur intention ne fut pas de corriger les mœurs en général. Des faits positifs, rapportés par les liisturiens, prouvent plus cela que toutes ces lois ne sauraient prouver le contraire. On peut voir dans Dion la conduite d'Auguste à cet égard, et comment il éluda, et dans sa préture, et dans sa censure, les demandes qui lui fuje ut faites».