LIVHE VIII, CHAPITRE XI. 22.Ï
exprime l'amour d'une mère pour ses enfants i. -Or l'amour de ia palvie C9rri?;e tout.
Les lois de Pologne ont aussi leur insurrection. Mais les inconvénients qui en rcsuitent font bien voir que le seul peuple de Crète était en état d'employer avec succès un pareil remède.
Les exeicices de la gymnastique établis chez les Grecs ne dépendirent pas moins de la bonté du piincipe du gouvernement. « Ce fu- « rent les Lacédémoniens et les Cretois, dit Platon 2, qui ouvrirent « ces académies fameuses qui leur firent tenir dans le monde un a rang si distingué. La pudeur s'alarma d'aboid ; mais elle céda à « l'utilité publique. » Du temps de Platon, ces institutions étaient a'imirables ; elles se rapportaient à un grand objet, qui était l'art militaire. Mais lorsque les Grecs n'eurent plus de vertu, elles détruisirent l'art militaire même : on ne descendit plus sur l'arène pour se former, mais pour se corrompre.
Plutarque nous dit* que de son temps les Romains pensaient que ces jeux avaient été la principale cause de la servitude où étaient tombés les Grecs. C'était, au contraire, la ser\itude des Grecs qui avait corrompu ces exercices. Du temps de Plutarque 5, les parcs où l'on combattait à nu et les jeux de la lutte rendaient les jeunes gens lârhes, les portaient à un amour infâme, et n'en faisaient que des baladins; mais du temps d'Éuanutiondas l'exercice de la lutte faisait gagner aux Tbébains la bataille de Leuctres 6.
Il y a pou de lois qui ne soient bonnes lorsque l'État n'a point perdu ses principes; et, comme disait Épir.ure en parlant des richesses : « Ce n'est point la liqueur qui est corrouipue, c'est le vase. »
\. Plutarque, Œuvres morales, au traité : Si L'homme d'âge doit se mêler des ajfah'es publiques.