INTRODUCTION. XI
En 1842, Frédéric-William Faber fut nommé recteur de la paroisse d'Elton, au comté d'Hunlingdon.
Ce devait être la dernière étape de son grand voyage à la découverte de la Vérité.
Avant de prendre possession de son rectorat, Frédéric- William voulut faire en Italie un nouveau voyage. Celte fois Rome devait être et fut en réalité son principal objectif. C'était d'ailleurs avec des sentiments tout nouveaux qu'il mettait le pied sur le sol italien, sur la terre catholique. Et, de fait, à peine a-t-il franchi la frontière qu'il se sent un autre homme. Dès la Spezzia, il entonne de nouveau et avec une sincérité enthousiaste l'éloge de la vie monastique. A Savone, à Gênes, il compose des hymnes ascétiques sur la Passion. Singulier protestant, et qui eût surpris, voire même scandalisé la tiédeur de certains catholiques ! Sans être taxé d'exagération, l'on peut dire que chacun de ses pas le conduisait plus près de la Vérité libératrice. Aujourd'hui, c'est quelque nouveau rayon qui luit sur cette intelligence en mouvement ; hier, c'était l'ombre de quelque vieux préjugé qui s'était soudainement dissipée. 11 s'avance ainsi vers la Ville-Éternelle, entre ces sanctuaires et ces basiliques d'Italie qui composent jusqu'à Rome une sorte de magnifique Voie- Appienne pour le voyageur catholique. 11 salue d'un cri d'amour la vue du dôme de Saint-Pierre, et, pour décrire celte ville, trouve les accents d'un Père de l'Église. On le vit alors parcourir toutes les rues de la Rome catholique et visiter pieusement ces lieux de pèlerinage inconnus à