INTRODUCTION. XIII
recteur du Collège Anglais et qu'il doit avec lui continuer une discussion sur les caractères de la véritable Église. Ce recteur est un maître homme, et qui est de taille à bien mener une telle lutte. Les admirables dispositions de son néophyte (c'est bien le nom que mérite dès lors Frédéric- William) sonl pour lui un -secours précieux. Le jeune recteur d'Elton n'en est plus qu'à se demander si l'on ne pourrait pas attribuer le caractère catholique à la cléricature anglicane... catholiquement comprise et exercée. Quant au protestantisme, il ne saurait plus en être question dans cet esprit que la grâce a élargi : « Si Dieu le permet, dit-il, ma vie entière sera une croisade contre la détestable et diaboliqffe hérésie du protestantisme. » Et il se dirige vers Saint-Pierre, et il descend dans cette église souterraine où ne pénètrent guère les touristes, mais que les âmes catholiques connaissent si intimement. Il répand vigoureusement son âme sur le tombeau des saints Apôtres ; car il a déjà une façon de prier tout à fait catholique. C'est ce que sent bien le docteur Wiseman, qui suit avec des yeux pleins d'amour les progrès rapides de cette conversion, et qui tous les jours espère davantage. Le soir est venu : Frédéric-William revient à son logis, épuisé, mais joyeux. Et telles sont toutes ses journées.
Ce séjour de Faber à Rome eut, en quelque sorte, son point culminant, son sommet lumineux, et ce fut l'entrevue du jeune anglican avec le pape Grégoire XVI. Quand on a lu avec soin cette partie du livre du P. Bowden, il est difficile de douter un instant de l'effet véritablement décisif que produisirent sur l'àme anxieuse de notre héros les paroles du Souverain-Pontife. Elles tombèrent une à