‹ Esprit du p. FaberChapitre 128 sur 435 · LA HUIT DE LA NATIVITÉ · texte numérisé non relu

LA HUIT DE LA NATIVITÉ

Rarement la terre avait été témoin d'une scène pareille à celle qu'offrait Bethléem, lorsque Marie, Joseph et le Verbe éternel erraient dans ses rues à la chute de la nuit. Le froid crépuscule d'un soir d'hiver touchait à sa lin. Tous les efforts de Marie et de Joseph pour trouver un logement avaient été vains. Saint Joseph était un saint comme le monde n'en avait pas encore vu jusque-là. Marie était au-dessus de tous les Saints, elle était la première daus la hiérarchie des créatures. Elle était la reine du ciel. Son pouvoir était la plus parfaite ressemblance de la Toute-Puissance, et elle avait été prédestinée de toute éternité pour être la Mère de Dieu. Dans son sein habitait le Dieu incarné lui-même, le Verbe éternel, le Créateur et le Souverain de tout ce qu'il y avait à Bethléem, le Juge actuel

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