‹ Esprit du p. FaberChapitre 135 sur 435 · LIVRE SIXIÈME. — DE BETHLÉEM A NAZARETH · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME. — DE BETHLÉEM A NAZARETH

do celui qui la regarde. Pour moi, il y a quelque chose de tout à fait imposautdans la marche silencieuse des étoiles au-dessus de Bethléem pendant cette nuit

(Bethléem, I, pp. 1G9 à 181.)

LA CRÈGHE.

La croche ressemblait à cette sorte de lit ou de berceau que nous apercevons quelquefois dans les hospices d'enfants trouvés, berceau dans lequel est déposé l'enfant abandonné, sans que personne puisse être témoin de la lutte du désespoir et de l'amour dans le cœur de celle qui l'y laisse. Jésus est en quelque sorte placé dans la crèche comme un enfant trouvé dont le père n'existe pas. Et c'est le monde tout entier avec sa malice qui est son hôpital....

( Bethléem, I, p. 199. )

Tous les animaux inférieurs avecleurs familles, leurs formes, leurs couleurs, leurs voix, leurs mœurs et leurs particularités, représentent des idées de l'intelligence divine, et ils sont des manifestations partielles de la beauté de Dieu: de môme queles feuilles des arbres, l'éclat des métaux, le reflet de la lumière dans les nuages, les odeurs multipliées des bois et des champs, et les sons variés des eaux.

Il convenait à l'Art divin, si nous pouvons employer cette expression, que les créatures inférieures fussent représentées dans le tableau de la nativité de leur Auteur

(Bethléem, I, p. 195.)

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