‹ Esprit du p. FaberChapitre 17 sur 435 · XV1I1 INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XV1I1 INTRODUCTION

plus endormis. Et comment les docteurs anglicans eussentils pu lire de sang-froid ces deux lignes et bien d'autres : « Se tourner vers Rome est un instinct catholique qui semble mis en nous pour la sûreté de la foi. » Or, celui qui écrivait de ces choses ne se convertissait pas encore. Celui qui scandalisait ainsi les anglicans ne réjouissait pas encore les catholiques.

Se défiait-il de sa jeunesse et de ses propres ardeurs ? S'était-il résolu, pour plus de certitude, à ne point prendre l'initiative ? On ne le sait. Mais à coup sûr il se laissa devancer par ceux qu'il considérait depuis longtemps comme ses directeurs et ses maîtres. Aux mois d'août et de septembre 1845, le docteur Ward, MM. Dalgairns et Newman firent publiquement leur profession de foi catholique. Le dernier coup était ainsi porté à l'âme de Frédéric-William. Tout aussitôt, il se met en rapport avec le vicaire apostolique, Mgr Wareing, et il traite nettement avec lui de la grande affaire de sa conversion. C'était en octobre, et ces pourparlers durèrent plus d'un mois. Ce temps dut paraître long au recteur d'Elton. Il s'était trèsintimement attaché par le cœur aux habitants de sa chère paroisse ; il sentait qu'il allait falloir les abandonner, et ■ cette pensée le déchirait. Enfin, il prit énergiquement une résolution qu'il agitait depuis trois ans dans son âme, et à laquelle il avait depuis lors songé tous les jours, toutes les heures de sa vie. Le 16 novembre 1845, il officia pour la dernière fois à Elton. Le récit du P. Bowden est ici fort touchant, sans cesser d'être simple. Le recteur monta en chaire et déclara nettement qu'il était catholique. Puis, il descendit rapidement, et, sans oser jeter un regard sur ceux qu'il savait contrister et mettre en larmes,

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