‹ Esprit du p. FaberChapitre 19 sur 435 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

Vérité. Quant à Frédéric-William, celle ardeur avait, dans son âme, commencé depuis longtemps. Elle prit seulement une nouvelle force avec un nouvel éclat. Tout d'abord il écrivit une brochure sur les motifs de sa conversion : c'était ira usage chez tous les néophytes sortis de l'Église anglicane. Dans le même temps, il multiplia ses efforts auprès de tous ses amis qui étaient demeurés dans l'erreur ; d'un doigt ardent il leur montrait le chemin de la Vérité. Cependant il se faisait de nouveaux amis, et c'est des premiers mois de 1*846 que date sa vive affection pour Hutchison. 11 groupait autour de lui des âmes d'élite qui avaient passé par les mêmes angoisses et par les mêmes luttes.

La première pensée qui devait venir à ces nobles intelligences, c'était de tenter en Angleterre une rénovation de la vie monastique. Et, de fait, c'est à quoi ils pensèrent tout d'abord. Ce fut leur idée fixe. Leur zèle brûlant eut par là un but déterminé, et leur mysticisme prit cette forme. Ils étaient huit, et se crurent assez pour former un véritable couvent. Chose digne de remarque, ils ne songèrent pas à s'affilier à un Ordre déjà existant. Ils n'en trouvèrent pas, sur l'heure, qui répondit sans doute à leur idéal particulier. Ayant tous une grande dévotion à saint Wilfrid, ils fondèrent vaillamment l'ordre des Wilfridiens. Et comme leur obéissance absolue aux ordres divins était la première de leurs règles, ils s'appelèrent encore « les Frères delà Volonté de Dieu. » C'est ainsi qu'ils s'installèrent à Birmingham, dans Caroline- street. Leurs commencements furent charmants de pauvreté, et il faut entendre Hutchison nous raconter la première visite qu'il fit aux nouveaux religieux : « Le mobilier de la maison était des

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