LIVRE DIXIÈME. — LA VIE CHRÉTIENNE
plaine s'élève et s'abaisse en vagues blanches et vertes, semlables aux flots de la mer ; mais tout cela n'est qu'un speeucle silencieux. Aucuu sou oe parvient jusqu'à l'oiseau renfermé dans cette région de paisible lumière, où il laisse échapper ces hymnes glorieux dont nous ne saisissons que le prélude lorsqu'il prend son essor, ou les derniers fragments précipités, lorsque, quittant sa brillante retraite, il s'abaisse rapidement sur la terre. Ainsi en esMi de nous dans la prière, lorsque nous nous élevons au dessus de nos propres nécessités et des cris importuns de nos tentations, et que, nous oubliant nous-mêmes, nous prenons notre essor vers le trône de Dieu caché dans une lumière inaccessible.
(Bethléem, lre édit., i, p 19.)