‹ Esprit du p. FaberChapitre 23 sur 435 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

on en voit dans la seule Église catholique, et que Dieu se hâte de récompenser par une belle joie. « Depuis mon admission, écrit le P. Faber, je suis d'humeur à chanter et à danser tout le jour. » Et cette ligne joyeuse, cet alléluia, il l'écrit... le soir même de son admission. Donc, le voilà novice ; mais les Oratoriens n'étaient pas assez cruels pour le laisser longtemps loin de son cher Saint-Wilfrid. Ils l'y renvoient au bout de quelques jours, après avoir éprouvé comme il le fallait cette admirable et persistante vocation. Le 22 juillet suivant, il est nommé maître des novices. Mais le P. Newman, qui pénétrait le fond des âmes, avait compris depuis longtemps que « la sphère du P. Faber était dans les grandes villes. » Dès qu'il eut sous la main un tel sujet, ii s'empressa de fonder l'Oratoire de Londres en même temps que celui de Birmingham. Londres ! c'était bien la place du P. Faber, et sa vie va se confondre dorénavant avec la vie de cet Oratoire dont il sera bientôt le supérieur. Cette chère maison fut ouverte, en 1849, à King-William street (1) ; et rien n'est encore charmant comme le récit de cette inauguration au milieu du dénuement. 11 y a surtout le premier repas fait à l'Oratoire avec M. Lewis et lord Arondel. La vaisselle était absente, et tous de rire. Ils n'oublièrent jamais ces premiers temps. Et quand ils durent plus tard se transporter à Brompton, ils regrettèrent presque aussi vivement leur première maison de Londres, que jadis, à Marydale, ils avaient regretté Saint-Wilfrid.

(1) Cette maison ne renfermait que six prêtres : les PP. Faber, Dalgairns, Stanton, Hutchison, Knox et Wells, et deux novices, les FF. Bowden et Gordon.

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