‹ Esprit du p. FaberChapitre 231 sur 435 · LIVRE DIXIÈME. — LA VIE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME. — LA VIE CHRÉTIENNE

Il ressort de toutes ces observations que ces larmes sont d'un grand secours pour arriver à la sainteté ; que, tout en restant une faveur gratuite, elles peuvent néanmoins s'obtenir par la prière, et que nous entrons clans l'esprit de l'Église lorsque nous les demandons avec persévérance et avec ardeur. Toutefois, bien qu'il nous soit permis d'être désireux de les posséder, il faut mettre de la modération dans nos désirs, autrement ils tourneront à notre détriment. Il ne faut pas que notre appétit soit désordonné : autrement ce serait un symptôme de maladie. Nous pouvons regarder nos larmes avec une certaine complaisance ; toutefois, il ne faut pas nous y attacher. Loin de nous la pensée de nous glorifier, car c'est un don de Dieu. Cependant, jugez quelle doit être l'importance que l'Église attache à cette tendresse intérieure, puisque, contrairement à sa conduite ordinaire, elle veut que nous priions même pour obtenir cette manifestation extérieure et

physique.

(Progrès de l'âme, pp. 428-431.)

Quelqu'un a dit (et, si ma mémoire ne me fait défaut, c'était Albert le Grand; qu'une seule larme donnée aux souffrances de notre doux Sauveur était plus précieuse à ses yeux qu'une

année entière de jeûne au pain et à l'eau

(Toul pour Jésus, p. 36.)

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