‹ Esprit du p. FaberChapitre 27 sur 435 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

précéda dans le tombeau. Quant à lui, Dieu voulut bien lui permettre d'entrer dans la cinquantième année de sa vie, et il put recevoir tous les jours, jusqu'au 24 septembre, la communion dont il était si saintement avide. Il mourut enfin, ou plutôt s'éteignit dans la nuit du 25 au 26. « Lorsqu'on lui dit que sa fin était proche, il répéta seulement avec ferveur son exclamation favorite : Dieu soit loué ! En ces derniers moments, malgré l'agonie peinte sur le reste du visage, les yeux s'ouvrirent clairs, brillants, aussi intelligents que jamais, mais sans regard sur rien de terrestre. » Et le P. Bowden, voyant que c'était la dernière minute .de cette noble vie, eut soudain la mémoire traversée par un magnifique passage de Tout pour Jésus : « Ne servez Jésus que par amour ; et, avant que vos yeux soient fermés, les cantiques des Cieux auront frappé vos oreilles et la gloire de Dieu aura brillé à vos yeux pour ne s'éteindre jamais. »

Ainsi mourut le plus grand mystique de notre siècle.

Nous avons essayé ailleurs de peindre ce vaste et puissant génie. Il est de ceux qui, dans notre temps, ont démontré, par leurs écrits, ces deux propositions que le xvi:e siècle n'eût pas admises : « Rien n'est plus poétique que la théologie, et la poésie est naturellement théologique. » Les livres du P. Faber sont l'antithèse des idées littéraires du xvne siècle ; ils sont le plus magnifique démenti qu'ait reçu la doctrine de Boileau chassant Dieu de

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