‹ Esprit du p. FaberChapitre 274 sur 435 · LIVRE DOUZIÈME. — L'ÉTERNITÉ · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME. — L'ÉTERNITÉ

ô Seigneur mon Dieu : car vous êtes la lumière à la lueur de laquelle nous verrons la lumière, nous vous verrons en vousmême, chns la splendeur de votre visage, quand nous vous contemplerons face à face. Que Ja lumière de gloire soit une qualité habituelle, ou une impression,- ou une intervention actuelle de Dieu, ou qu'on soutienne avec les Thomistes qu'elle dispose l'intelligence à jouir de la vision béatifique, ou qu'on nie, avec l'école de Scot, qu'elle soit rien de plus qu'une cause concurremment efficace, ce sont là des questions que nous n'avons pas à discuter ici. Mais nul ne peut étudier cette partie de la théologie sans que son esprit ne s'élève aussitôt au dessus des choses de la terre, sans que son cœur ne s'enflamme au dedans de lui et ne brûle d'un désir plus vif d'arriver à sa céleste patrie. Un troisième abime de beauté et de lumière, qui s'ouvre devant nous dans le mystère de la glorification, renferme les effets de la vision béatifique sur notre intelligence et sur notre volonté, les choses que nous découvrons et que nous connaissons dans le Verbe, les dons qui orneront nos corps glorifiés, et les sens spirituels qui seront développés en nous par la résurrection des justes. Nous ne connaîtrons jamais la plénitude de ce mystère jusqu'à ce que nous soyons admis à en jouir ; mais les enseignements de l'Écriture et de la théologie catholique suffisent pour nous faire voir que c'est une des œuvres de Dieu les plus admirables et les plus dignes de lui.

(Le Saint- Sacrement, 1, pp. 70-72.)

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