‹ Esprit du p. FaberChapitre 3 sur 435 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

vice de sa foi ; son piétisme enfin l'amènera de bonne heure à connaître et à aimer de futurs convertis tels que Newman. Dieu prépare ses voies, et nous apercevons déjà, dans le lointain, je ne sais quoi qui ressemble à une aurore.

L'Angleterre présentait de plus en plus un singulier spectacle. On s'y passionnait pour les nuances mêmes de l'idée religieuse. Autant de théologiens, autant d'écoles, et chaque élève prenait volontiers le nom de son maître. Dès 1834, il y avait des Newmaniens, des Butleriens, etc., etc. Faber, au milieu de tout ce mouvement, était haletant ; rien n'était perdu pour son regard, et, de toutes les facultés de son âme, le sens religieux était, ce semble, la seule qui lui restât. Courbé sur sa chère Bible anglaise, dont il aima toujours la langue et le grand style, il consacra plusieurs années à une étude approfondie de sa religion. Quand une intelligence se livre à un tel travail, on peut à coup sûr lui prédire une influence profonde. En d'autres termes, les influents en ce monde, ce sont les travailleurs. Aussi Faber devint-il, dès sa seconde année d'Oxford, un véritable centre théologique : « Aux yeux de plusieurs, ,« écrit-il à cette époque, la cause de la Religion est « comme identifiée en moi. Tout roule sur un blanc-bec a de vingt-et-un ans. » Oui, mais ce blanc-bec (tait chaste, et il était laborieux. Quoiqu'il fût dès lors livré en proie à d'horribles névralgies, il ne suspendait pas ses études et se rendait capable de faire plus tard de véritables prodiges de travail. Il songeait à devenir pasteur :

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