‹ Esprit du p. FaberChapitre 42 sur 435 · LIVRE PREMIER. — DIEU · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — DIEU

chons maintenant, dans le recueillement d'une méditation attentive et éclairée par l'amour, s'ils ne composent point aussi l'histoire du Saint-Sacrement, depuis dix-huit cents ans qu'il repose dans les églises des hommes. Prenez-les un à un, étudiez-les séparément, et vous remarquerez tout ce qu'ils renferment de beau, de tendre, de touchant/de saint et de divin. Us suffiraient par eux-mêmes pour composer un « Cours complet de théologie affective. » Mais en réalité, si nous allons chercher Dieu jusque dans les replis les plus cachés de ce monde qui est son ouvrage ; si nous établissons entre le Créateur et ses créatures tous les rapports imaginables qu'une analogie respectueuse autorise; si nous prenons la mesure et si nous saisissons les contours de chacune des opérations qu'il nouspermet de découvrir, nous finirons par reconnaître que nous n'avons fait que trouver et multiplier des figures et des images du Saint-Sacrement. L'Eucharistie se trouve au fond de la création qu'elle imprègne tout entière de son idée divine. Et l'on voit briller au sommet, réunissant tous les mystères dans un foyer commun et lumineux, ce Legs suprême de Jésus, ce Chef-d'œuvre de l'amour du Rédempteur, cette Perle précieuse qui surmonte le diadème de la création....

[(Le Saint-Sacrement, II, p. 101-109.)

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