‹ Esprit du p. FaberChapitre 46 sur 435 · Saint Thom as, p. i, quest. xxx, rt, IV · texte numérisé non relu

Saint Thom as, p. i, quest. xxx, rt, IV

liers de chacune des trois Personnes divines ; ils découlent mystérieusement des relations mutuelles des trois Personnes, et il faudrait un Traité tout entier si l'on voulait entrer dans quelques détails sur ce sujet : dans le Père, nous découvrons l'innascibilité et la source de la Divinité, ces deux fontaines vierges, mais fécondes, d'où s'épandent des grandeurs sans fin et des merveilles sans nom ; et ce qu'il y a de plus étonnant, c'est qu'il n'y a pas entre elles de prééminence. — Le Fils est égal au Père, il en est l'image. Et ces deux propriétés constituent la double et intarissable source de ses grandeurs, de cette variété infinie d'adorables perfections que l'Église comprend dans ce nom mystérieux qu'elle lui attribue, dans ce nom qui fut révélé sans doute par Marie à l'Évangéliste : le Verbe ! — Dans le Saint-Esprit, nous contemplons le lien qui unit le Père au Fils, la limite de la Divinité, la joie du Père et du Fils, aussi près de la création que la parole humaine peut en exprimer la proximité. Et dans ces trois propriétés particulières, comme dans autant de fontaines salutaires et fécondes, nous puisons sans cesse de nouveaux motifs d'amour envers les trois Personnes divines.

Le quatrième abîme contient et cache la parfaite Égalité des trois Personnes. Où irons-nous chercher l'Égalité, si nous ne la trouvons pas ici ? Est-il quelque procédé connu à la science humaine à l'aide duquel on puisse découvrir dans les figures ou dans les nombres, parmi tant de mesures et de proportions, de ressemblances et de différences, une égalité quelconque qui soit autre chose qu'une ombre pâle de l'éclatante égalité de la sainte Trinité ? Si nous nous arrêtons à la perfection de la substance, elle est absolument identique dans les trois Personnes. Considérons-nous la grandeur de leurs attributs ? elle est parfaitement égale dans toutes. Les relations des trois Personnes ne troublent pas cette égalité ; et les propriétés particulières de chacune d'elles ne la divisent par aucun changement. Le titre des trois Personnes aux humbles hommages

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