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serait érigé. Louis accorda en même temps Pétablissement d’un séminaire, promit celui d’un conseil souverain, et agréa toutes les mesures qui lui furent proposées pour arrêter les désordres qui commençaient à s’introdnire dans la Nouvelle- Francs, surtout par la traite de l’ean-de-vie. Le prélat, infiniment satisfait, rendit grâces à Dieu du succes de son voyage. Il retourna l’année suivante en Carada par le premier vaisseau : mais il n’attendit pas son retour pour travailler à son séminaire. Il en jeta les fondements à Paris.
Le séminaire de Québec, dit l’auteur des Mémoires sur M. de Laval, fut le chef-d’œuvre et l’ouvrage favori de ce saint évêque ; mais s’il fut d’une part sa couronne, il fut de l’autre la matière de ses plus grandes épreuves ; car outre les persécutions qu’il occasionna, et les changements quile mirent à deux doigts de sa ruine, M. de Laval eut la douleur de le voir brûler deux fois presque tout entier, et il eut le courage et le bonheur de le rétablir autant de fois, quoiqu’avec moins de magnificence que la première, dépenses qui l’obligèrent à vendre lîle d'Orléans, un des plus beaux effets du pays. Il y passa ses jours dans les exercices de la plus haute piété, et y termina saïntement sa carrière. ?7
M. de Bernières, l’ancien ami de M. de Laval, était mort saintement l’année même du départ de celui-ci j'our la Nouvelle-France. Les membres de sa congrégation, après avoir été dispersés, se réunirent pour la plupart aux Pères Bagot et
de Rhodes qui jetèrent avec eux les fondements de la Congré-
gation des Missions Etrangères. M. de Mers, ancien ami de M. de Laval, fut un des plus ardents à la fondation de cet établissement qui commença dars une maison de la rue du Bac, donnée par l’évêque de Babylone, et eù elle existe encore actuellement. Ce futsur les règlements de cette maison, établie en partie d’après le plan de [a cengrégation de M. de Bernières, que l’évêque de Pétrée, désigné pour le futur évêché de Québec, forma ceux de son séminaire.
Le 26 mars 1663, il rendit à Paris une ordonnance pour l’établissement d’un séminaire épiscopal à Québec. L’ordonnance porte que les supérieurs du séminaire seront à la nomination de l’évêque, que toutes les cures du diocèse y seront unies, que tous les curés y seront amovibles et pris de la maison, que le séminaire jouira de toutes les dîmes et sera chargé de la nourriture et de lentretiem des ecclésiastiques sains ou malades, de tous les frais de traversées, et que l’évêque n’en pourra aliéner les fonds sans nécessité, ni le censentement des quatre premiers directeurs. Le roi confirma cette ordonnance par des lettres patentes du mois d’avril suivant, enrégistrées depuis au conseil souverain de Québec. Louis rend le séminaire capable de tous effets civils, le: décharge à perpétuité