‹ Esquisse biographique sur Mgr. de Laval, premier évêque de Québec [microforme]Chapitre 4 sur 6 · LÉ CR US US D SE OS | 3 VV · texte numérisé non relu

LÉ CR US US D SE OS | 3 VV

des droits d’amortissements et nouveaux acquêts pour toutes acquisitions faites et à faire, lui donne sans exception la totahté des dîmes de tous les fruits qui se récueilleront dans la Nouvelle-France, dont la quotité demeure fixéé au treizième, sans que les évêques puissent en disposer autfement qué pour l'intérêt du séminaire, ST |

La plupart de ces articles furent changés depuis ; le séminaire des Missions Etrangères de Paris, auquel celui de Québec avait été agrégé, nomma ou confirma jusqu’à la conquête du Canada par les Anglais, les supérieurs et directeurs de celui de Québec, que l’on présentait simplement à l’évêque. Le nombre des directeurs, comprenant le supérieur, varià et se trouve aujourd’hui fixé à sept membres qui choisissent entr’eux le supérieur de la maison. Le séminaire re teçoit plus aucunes dîmes ; mais il en paie lui-même aux curés qui desservent les patoisses dont il est seigneur : il n’est plus Chargé que de l’entretien de ses directeurs, prêtres auxiliaires ou professeurs : quant aux dîmes, elles ont été réduites au vingt-sixième, par une ordonnance de M. le marquis de Tracÿ, vice-roi de la Nouvelle-France, du gouverneur de Courcelles et de l’intendant Talon, datée du 23 août 1667. .

M. de Laval s’applaudissait dans le Seigneur des succès qu’il avait obtenus à la cour. Comblé de bénédictions et de grâces ainsi que des bienfaits du roi, il avait en. outre gagné tous les cœurs. Mais bien loin d’être ébloui de tant de faveurs et d’être flatté de la perspective brillante qu’on lui montrait dans l’avenir, s’il eût voulu rester en France, il n’en devint que plus pressé de se réunir de nouveau à sa chère Eglise du Canada. Il s’embarqua enfin durant les fêtes de la Pentecôte de l’année 1663, dans un des vaisseaux du roi, chargé, de

orter dans la Nouvelle-France le nouveau gouverneur que Écuis XIV envoyait remplacer le baron d’Avaugour. C’était le chevalier de Mézy, avec qui M. de Laval avait passé autrefois plusieurs années à l’Ermitage de M. de Bernières, et que ce prélat avait lui-même désigné au roi, comme celui dont la piété et les mœurs lui offraient le plus de garanties pour la bonne adininistration de la colonie, M, Gaudais, commissaire du roi, fesant les Fonctions d’intendant, MM. de Mezerets et Paumiès, trois autres ecclesiastiques ninsi que le Père Rafeix, jésuite, fesaient partie du voyage. Il partait en même temps des troupes et cent familles françaises que le roi avait accordées à la prière du prélat pour aider à peupler le Canada.

La traversée lui fat extrêmement pénible à cause du libertinage de quelques soldats hnguenots et de la maladie qui se mit dans l’équipage. Il mourut du scorbut plus de soixante personnes, et un nombre presqu’égal de malades succomhèrent encore dès les premiers jours de leur Qu AL à Québec. Le zèle de M. de

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