‹ Esquisse d'une bibliographie de la'chanson populaire en EuropeChapitre 15 sur 17 · VII. — Chansons populaires arméniennes · texte numérisé non relu

VII. — Chansons populaires arméniennes

On est à boa droit frappé des similitudes profondes qui existent entre la chanson populaire arménienne et celle des autres nations européennes; de plus, ce petit peuple a eu une rare fécondité dans son folk-lore musical, attestée par les publications suivantes :

Eghiasarian (Léon). — Recueil de chants populaires arméniens. Paris, Costallat, 1900.

BoYADjiAN (Galoust). — Chanis populaires arméniens. Paris, Démets, 1904. Intéressant et fait avec grand soin.

TiGRANOv (NicoLAUs). ^ TranS'Koukasiscke Volkslieder und Tanze, Alexan-

drapol, s. d.

Huit fascicules parus au cours de ces dernières années. Ce sont des arrangements pour piano de danses et de mélodies arméniennes, géorgiennes, kurdes et persanes.

Nous donnerons comme annexe à ce paragraphe l'indication d'un recueil de chants kurdes, recueillis en terre arménienne. II ne faut pas oublier que le dialecte kurde est rattaché aux autres langues indo-européennes.

KoMiTAS Kevorkian. — Mélodies kurdes (au tome V des recueils ethnographiques d'Emine : Épopée arméno-kurde, publiée en arménien par S. Haikouni. Le texte kurde est transcrit en caractères arméniens;. Moscou, 1904.

Une classification établie sur les divisions de la grammaire comparée des langues indo-européennes, ne permet point de constituer le cadre absolument complet dune bibliographie de la chanson populaire en Europe. A côté des aryensj Tanthropologiste reconnaît les anaryens. Il y a de même dans le domaine de la linguistique des enclaves indépendantes de la grande famille indo-européenne. Ainsi les peuples de langue touranienne et finnoise constituent de vastes îlots : ce sont les Turcs, les Hongrois, les Finnois. Ainsi, les Basques et diverses populations du Caucase, tels les Géorgiens, sont encore des exceptions linguistiques, mais ils ont assez produit dans la mélodie populaire pour que nous n'ayons point le droit de les oublier ici.

Chansons populaires d'origine turque et linno-ougrienne.

Chez les Turcs d'Europe.

GuATELLi (Callisto). — 12 Arie nazionali e canti popolari orientali antichi e moderni. Constantinopoli, s. d.

Deux séries d*air8 turcs transcrits pour piano.

Rybakov. — Musique et chants des musulmans de V Oural. Petersbourg, 1897. Dans les Mémoires de C Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, VIII» série.

Il faut ici avouer l'extrême pauvreté de nos renseignements sur les chants populaires des Hongrois : nous la jugeons d autant plus fâcheuse que la matièie

doit être plus riche. C'est une lacune qui sera, nous Tespérons, comblée dans le prochain remaniement de ce travail bibliographique.

Matray (G.). — Magyar népdalok. Pest, 1852, 2 vol.

Kriza (Janos). — Vadrôzsdk. Kolozsvâr, 1863.

Arany Laszlo es Gyulai Pal. — Magyar népkôltési gyûjtemény. Pest, 1872-82, 3 vol.

Kalmany (Lajos). — Koszoruk az Alfôld vad viràgaibôL Arad, 1877-78, 2 vol.

Kalmany (Lajos). — Szeged népe, Szeged, 1881, 1882, 1891, 3 vol.

GoLL (Janos). — Magyar nemzeti lant, 200 régi magyar népdal férfi négyesben. Budapest, 1900.

Deux cents vieux chants populaires hongrois pour quatre voix d'hommes.

Sebestyén (Gyula). — Regôs énekek, Budapest, 1902.

Palotasy (Gyula). — loi Legsiebb Magyar NefdaL Budapest, s. d., in-fol. loi mélodies populaires hongroises avec accompagnement de zongora. Très caractéristiques.

Disons encore que nous ne saurions assurer si tous ces recueils, que nous n*avons pu personnellement consulter, renferment des mélodies notées ou s'ils sont faits à un point de vue exclusivement littéraire.

Chez les Finlandais et chez les Eskimo.

M. Ilmari Krohn a publié divers recueils de chansons populaires finlandaises. Voici les plus récents :

Kajanus (R.). — Suomen Kansan Sâvelmià, Helsingfors, 1888-1893, in-8.

Krohn (I.). — Suomen Kansan Sâvelmià : I. Hengellisia Sàvelmiâ, II. Laulusdvelmi'i, lyvaskylâssâ, 2 vol., 1898-1904.

Mélodies du peuple finnois. 1. Mélodies religieuses. 11. Chansons.

La Société de littérature finnoise, à Helsingfors, se propose de publier bientôt les mélodies laponnes, Lappalaisia joikusàvelmià^ dont 500 pièces déjà ont été recueillies.

Stein (R.). — Eskimo Music. New- York, 1902.

Thalbitzer (William). — A phonetical study of the Eskimo langii âge a new collection of greenlandes songsand musik. Copenhague, 1904, in-8.

Chez quelques autres peuples, non slaves, de Russie :

RuDSTCHENKO (J.). — Ckants populaires tchouvaques, Kiev, 1874, in-8.

Jannssen (J.). — Eesti LauUko wisi-ramat, 120 uut lando-wisi. Tartus, 1862, in-8.

Wichmann (Y,\ — Wotjakische Sprachproben, Band I. Lieder mit Melodien. Helsingfors, 1873. in-8.

Chansons populaires basques.

Michel (Francisque). — Le Pays basque, sa population, sa langue^ses mœurs, sa littérature et sa musique. Paris, 1857.

Villehélio (M"« de la). -- Souvenirs des Pyrénées, 12 airs basques. S. 1. n. d.

Salaberry (J.-D.-J.)' — Chants populaires du pays basque^ paroles et musique originales y recueillis et publiés avec traduction française, Bayonne, 1870, gr. in -8.

ViNSON (Julien). — Le folk-lore du pays basque. Paris, 1883.

Santbsteban (J.-A.). '^Coleccion de Aires Vascongados arreglados para canto y piano, San-Sebastian, s. d.

Il est curieux de remarquer que, sur 60 mélodies, il y en a 28 dans un rythme à cinq temps.

Bordes (Charles). — Cent chansons populaires basques ^ recueillies et notées au cours de sa mission par Charles Bordes, . . Testes basques revisés et traduits en français par le D' J, 'F, Latrieu, Paris, BariIlon(s. d.)t in-4.

Dans les Archives de la tradition basque.

Bordes (Charles). — Kantika espiritualak, 10 cantiques basques anciens en dialecte souletin,,. Textes basques revisés par le D' J.-f', Larrieu, Paris, aux bureaux de la « Schola Cantorum ». In-fol.

Bordes (Charles). — Uskal Noelen Lilia, 12 Noëls basques anciens, Paris, aux bureaux delà « Schola Cantorum )», 1897.

Ghassont populaires du Caucase.

Grosdov. — Chansons populaires des Min gréliens, S. 1. n. d.

Klingher. — Chansons des Tschetschins^ 1850.

Tschikwaschwili. — Salamouri (Le Chalumeau). Chants populaires [géorgiens] recueillis par Tschikwaschwili. Tiflis, imprimerie Scharadzô, 1896, in-8 oblong.

Kargaretelli. — Chants populaires géorgiens recueillis et transcrits par Kargaretelli, Tiflis, imprimerie Scharadzé, 1899, in-8. Ces deux recueils sont proprement géorgiens et très caractéristiques.

Ippolitov-Yvanov (M. -M.). — Chanson populaire géorgienne avec supplément de douze mélodies et romances populaires géorgiennes. Moscou, Kouchnerev, 1895 .

Cette esquisse rapide ne fait qu'effleurer le sujet. Non seulement nous n'avons pris en considération que les peuples d'Europe, non seulement nous avons écarté les articles de périodiques pour nous attacher seulement aux recueils proprement dits, mais il est encore de ces derniers que nous n'avons pas mentionnés parce que, ne les ayant pas entre les mains, nous n'avons pu savoir s'ils contenaient les mélodies notées ou s'ils étaient faits à un point de vue strictement littéraire.

C'est dire que par avance nous reconnaissons ce qu*il y a d'insuffisant dans une telle bibliographie et que nous serons très heureux des renseignements complémentaires et des critiques que l'on voudra bien nous faire parvenir. Nous en ferons notre profit.

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