‹ Esquisse d'une esthétique musicale scientifique (volume 2)Chapitre 28 sur 107 · P. 183: V. ISI · texte numérisé non relu

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petite sublilité ('s au degré de conlinuilé qu'on peut raisonnablement accorder à l'échelle des sensations sonores, enregistra comme une confirmation de ses vues les observations de Hensen sur l'ouïe des crustacés; il crut donc d'abord pouvoir désigner les organes de Corti comme les détenteurs des énergies spécifiques supposées par l'audition des sons différents et la distinction des sons simultanés.

La troisième édition du grand ouvrage d'Helmhollz a changé tout cela; et, maintenant le même raisonnement, l'auteur n'a pas trouvé de difficulté à lui substituer une conclusion toute différente. Ce sont, en effet, selon la nouvelle hypothèse, les fibres génératrices de la membrane basilaire qui jouent le rôle des organes de Corli, rabaissés tout à coup au rang d'accessoires (-).

Tel est l'ensemble de l'hypothèse physiologique d'Helmholtz. Il est facile de voir quel est le chemin parcouru : par la première proposition est déterminée la possibilité objective du système, en vertu de la loi de Fourier; par la deuxième, la réalité objective des harmoniques, confirmée expérimentalement au moyen des résonateurs; la troisième établit la possibilité subjective de les percevoir en vertu du principe de l'énergie spécifique des nerfs; enfin la quatrième détermine la réalité des organes de cette perception en vertu des lois de la résonance.

Ainsi se trouve complété le caractère « naturel » du principe de l'harmonie, dont Rameau ne s'était guère préoccupé de rechercher que la réalité objective.

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