‹ Esquisse d'une Esthétique Musicale ScientifiqueChapitre 15 sur 100 · VI. Eléments sociologiques · texte numérisé non relu

VI. Eléments sociologiques

Jusqu'ici nous n'avons abouli qu’à déterminer des possibilités, non des réalités esthétiques. La sensation passive est concue sous la catégorie de l'agrément ou du désagrément sensibles, non sous celle de la valeur esthétique. La multiplicité de rapports qu'enveloppe la perception est elle-même une condilion nécessaire mais non suffisante. La gamme obtenue par les planchettes du physicien à un sens musical pour nous, Européens modernes, parce qu'elle est notre gamme. Pour un Grec ancien, elle aurait élé une perception psychologique de qualité ou d'agrément définis; non une perception esthélique à proprement parler, car précisément son art n'admetlait pas celte forme de la gamme. Dans des civilisations éprises d'enharmonie et de chromatisme ou d’ « oligochordie » et de pentatonisme, elle serait encore ou inesthétique ou moins esthétique, et indigne des formes supérieures et raffinées’ de l'art, Lorsque le genre directeur de la technique est essentiellement vocal, c'est le caractère instrumental de ces sons qui suffirait à les en exclure.

Bref nous ne pouvons d’une façon absolue et du seul point de

live, des poslulals où « lnèses » initiales et irréduclibles de chaque science. V. Rapports de la musique el «le la poésie au point de vue de l'expression, 1893, p. 131 : « Une phrase musicale esl un jugement qui s'exprime par des sons ». « Là où il n'y a pas de pensée musicale il n'y à pas de musique, mais un vain bruit indigne d'être écoulé ».

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