V. la suite de ce tableau à La page suivante
degrés de parenté des sons dérivent de la grandeur du nombre qui mesure leur rapport. Mais, plus prudent qu'Euler, l'auteur ne donne point de règle générale à ce sujet; il se contente d'une énumération tout empirique, et d'ailleurs contestable (*).
Max Meyer se flatte de faire disparaitre par sa nouvelle doctrine les termes vieillis et jusqu'aux notions « barbares » de la théorie ‘ancienne, médiévale et moderne : majeur, mineur, dominante, sous-dominante, fusion même, et toutes les échelles imaginées artificiellement : tout cela n’a plus qu’une valeur historique, et non scientifique. On ne doit plus parler que de mélodies qui ont une tonique, et d’autres qui, en vue d’un effet spécial, n’en ont pas (?).
Rien n’est plus légitime que d'exprimer les résultats de l'expérience par des chiffres. Mais rien ne l’est moins que de présenter ceux-ci comme l'équivalent d'une explication, comme destinés même à remplacer toutes les explications possibles. Or, qui nous fera jamais comprendre par quelle vertu mystérieuse le chiffre 2 ‘est un repos pour notre esprit, quand ce sont des vibrations sonores qu'il compte ?
A défaut d'explication, l'expression des fafls du moins est-elle juste? Mais Max Meyer lui-même nous offrira précisément des raisons expérimentales sérieuses pour douter que des chiffres simples puissent exprimer les résultats concrets de l'expérience. La portée de sa tentative se trouve donc singulièrement affaiblie. Elle présente à peu près tous les inconvénients de celle d'Euler, jusqu'à celui, dont son auteur lui fait un mérite, de se prêter à exprimer indifféremment, sans pouvoir d’ailleurs se borner, à peu près tous les « quarts de ton » et les intervalles les plus minimes que l’on voudra (*).
sol sol 3 la la ? si ul Vibrations ... 767,1 812,8 801,1 912,3 966,5 1.024 Ë ; ;
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(1) 2/2, 2/3, 2/5, 2/1, 3/1, 279, 2/45, 5/7, 5/9. L'auteur hésile à décider si 7/9 et 7/15 sont encore des degrés faibles de parenté directe. Mais tous les autres rapports exigent l'intermédiaire d’un troisième son, c'est-à-dire n’ont qu'une « parenté indirecte », ou divisent la phrase en « mélodies partielles » (4. e., p. 272).
(*) L.e., p. 246, n. 1; 273. — Ces dernières appartienaent, notamment, à tous les modes aulres que le majeur.
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