‹ Esquisse d'une Esthétique Musicale ScientifiqueChapitre 34 sur 100 · IV. Relativilé des sensations · texte numérisé non relu

IV. Relativilé des sensations

Le point de vue psycho physiologique est doublement insuffisant. De ce bref examen des sensalions sonores au point de vue qualitatif il résulte, tout d'abord, qu'ici comme ailleurs l'apparence d'un absolu se résout régulièrement en un nombre indéfini de relativités : c'est-à-dire l'impression brute et passive en interprélation active, et la sensation en perception. L’absolu n'est en toutes choses qu'un ordre de relativités plus complexes.

De chaque qualité, nous connaissons uniquement les réactions que le contenu actuel de notre conscience lui oppose : c'est-à-dire des relations. Dans chaque qualité, l'analyse de tous ces rapports une fois faite, il reste en fait un résidu actuellement inaccessible à l'analyse, et dont on ne saurait sans parti-pris nier l'existence permanente : car une analyse intégrale supposerait, par-impossible, un esprit absolu.

Ce résidu, seul un postulat théorique peut décider si l'on doit le croire définitivement absolu, ou seulement d'une relativité plus complexe, plus organique et plus profonde. Or, de ces deux décisions possibles, la première, l'affirmation d'un absolu irréductible, pourra toujours être laxée de philosophie paresseuse : car elle est en toute chose « la mort de l'analyse ». Laissons au contraire la

() E. Goblot, La musique descriplive, Rev. philos., 1901, IT, p. 69,

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