VI. L'expérience des harmoniques
On a pourtant essayé de dégager la théorie des harmoniques à la fois de l'idée d'agrément, et de l'hypothèse physiologique. Les harmoniques, que nous avons successivement rencontrés comme substrats d’une série numérique, comme réalités physiques et comme rouages d'un mécanisme physiologique, se retrouveront donc ici comme les simples termes d'une association d'idées, c'est-à-dire comme les instruments d'un processus purement psychologique, dont les lois peuvent se suffire à elles-mêmes. C'est la solution la plus simple; c'est done, comme à l'ordinaire, la dernière qui ait été proposée.
Les tubes sonores paraissent présenter l'expérience privilégiée qui à pu créer à la longue l'association inséparable que l'on cherche : ce sont des « instruments nalurels » réalisés presque spontanément dans la nature. Ne présentent-ils pas précisément leurs
opposé : l'une passive, laissant à côlé d'elle loule sa place à l’aelivilé de l’'altenlion (qui peut remarquer d'aulant mieux les différences passagères); l'aulre aclive, opérant par une suggestion qui supplée aux éléments accidentellement absents, et paralÿse loule altenlion et Loule analyse : quand on a montré une scène mouvemenlée dans le cinémalographe el qu'on colle un papier blanc sur les images de l'un des personnages qui le représentent dans un mouvement rapide el connu, la suggestion supplée quelques secondes à leur absence (v. Grulzner, Einige Versuche mil der Wunderscheibe, Pflüger's Archiv, 1893, LV, p. 508 els.). En somme, comme l'a montré Ravaisson (L'habilude), à côté de la passivilé, l'aclivilé même de la conscience est susceplible de devenir une habilude. () Stumpf, Musikpsych. in England, 1. e., p. 345; Beitr., I, p. 16, 19.