LES DIVERSES FORMES DE LA MÉLODIE
nes ('). Bien qu'ordinairement mélangé avec d'autres, le jugement de distance paraît bien être un procédé psychologique usité pour lui-même (?) et non pas entièrement arlificiel; mais il le devient souvent, sous l'influence des instruments, où la division arbitraire de l'échelle est relativement facile (?).
L'attraction elle-même est tantôt un élément esthétique prépondérant, source des raffinements du grand art : telles les nuances infinies des Orienlaux, pour lesquels notre musique est par contraste fort peu intéressante (*); tantôt, comme chez nous, un subterfuge assez rare, où même relégué parmi les procédés inférieurs de la virluosilé, cet « art dans l'art », qui est au grand art musical ce que la gymnastique est à la plastique.
Les primitifs ne sauraient manquer d'offrir, parmi leur confu-
(V.E.-M. von Hornboslel, Phonographierle lunesische Melodien, I. M. G. Sammelbände, 1906, p. 36).
(*) V. Bourgault-Ducoudray, Eludes sur la musique ecclésiastique grecque, 1877. Dans la plupart des modes enharmoniques, au sens ancien el non moderne du mot (p. 117 n.) et sauf quelques notes enharmoniques plus arlificiellement fixées, l’altraction se marque netlement, à côlé du jugement de distance, par la présence des nuances de trois quarts, (rois demis, ou cinq quarts de lon, groupées autour de la note fixe et attractive de telle sorte qu'elles se produisent quand la mélodie se rapproche de cette nole el disparaissent quand elle s'en éloigne. Ainsi le deuxième mode, le plus noble de tous, consacré aux prières qui s'adressent directement à Dieu, et aux chants les plus antiques (v. p. 25) :
(frnele) .