Desjardins, op. laud., p
3. Cette assertion est bien singulière, car les catalogues étaient déjà imprimés. Faut-il croire que Guédéonow n’a pas pris la peine de les lire?
REVUE ARCHÉOLOGIQUE
calques de ces statues pris sur les grandes photographies de H. d’Escamps, ou, tant bien que mal, sur les similigravures minuscules de Kieserilzky.
Au début de 1861, c’est-à-dire peu de temps avant l’achat de la Russie, une société privée s’était formée pour acquérir, par spéculation, le Musée Campana; Desjardins affirme que, même après le prélèvement de Guédéonow, elle en offrait encore cinq millions, à la charge d’acquitter, en sus, 25 0/0 de droits d’exportation, ce qui portait la somme demandée à 6.250.000 francs *. J’ignore ce qui fit échouer ces pourparlers, auxquels M. Ch. Robinson et Taigny font également allusion; ce dernier précise que la société était fondée au capital de 7 millions de francs s. J’avoue pourtant que toute cette affaire me paraît un peu suspecte ; c’est un bruit que l’on a pu faire courir pour décider les acheteurs hésitants. Il n’était pas facile de trouver une si forte somme en Europe au moment où l’horizon politique, tant dans l'ancien que dans le nouveau monde, était obscurci par des nuages menaçants.
Faut-il admettre, vers cette époque, un voyage rapide de Longpérier en Italie, pour examiner ce qui restait de la collection Campana? J’ai entendu dire qu’il l’avait vue et qu’il avait adressé un rapport défavorable sur le projet d’achat, après avoir constaté le prélèvement russe. Mais il n’y a pas un mot de cela danslahiographie de Longpérier publiée par M. G. Schlumberger en tête des OEuvres de ce savant; je n’en ai trouvé non plus aucune trace aux Archives du| Louvre, où les déplacements du conservateur des antiques sont pourtant notés. Ma conviction est que Longpérier ne se dérangea point; il était d’avance hostile à