Desjardins, op. laud., p
miques et de mesquines vengeances dont le Louvre lui même finit par pâtir.
La preuve que le personnel des Musées était alors mal vu en haut lieu, c’est qu’on crut devoir, juste à ce moment, lui adjoindre d’autres conseillers. Le 18 mars 1861, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur, créa une Commission consultative des Musées impériaux, présidée parle directeur général des Musées ; cette commission comprenait de droit les conservateurs, mais, en outre, Gatteaux, His de la Salle, le vicomte de Janzé, Louis Lacaze, le marquis Maison, Eudoxe Marcille, F. de Saulcy, H. de Triqueti et Viollet-le-Duc. Lorsqu’une commission semblable a été créée de nos jours, mais cette fois à l’exclusion des conservateurs, pour administrer les fonds de la Caisse des Musées, cette mesure n’a pas été et ne pouvait être interprétée comme une marque de confiance des pouvoirs publics à l’endroit des fonctionnaires du Louvre. Il en fut de même en
Le 27 avril, on sut à Paris que l’acquisition était décidée, c’est-à-dire conclue en principe. Ce jour-là, Horace de Viel- Castel, conservateur du département de la Renaissance du Louvre, inscrivit dans son Livre tioir1 : « L’Empereur vient de décider l’acquisition de la collection Campana pour la somme de quatre millions de francs. Nieuwerkerke ira la chercher à Rome le mois prochain. »
Renier et Cornu, aux prises avec la Commission pontificale, avaient éprouvé des difficultés; elle avait voulu réserver certaines pièces, en particulier le « tombeau lydien », et il fallut, dit-on, l’intervention de l’Empereur pour obtenir la cession de cet objet 2. D’autre part, habitué depuis longtemps à considérer la collection Campana comme sa chose, le peuple romain ne