‹ Esquisse d'une histoire de la collection CampanaChapitre 31 sur 55 · Je ne connais pas de preuve de cette assertion · texte numérisé non relu

Je ne connais pas de preuve de cette assertion

voulu présenter une suite non interrompue de spécimens servant à l’histoire des procédés, de l’emploi des pâtes, des vernis, de l’art du dessin et de la couleur’? »

Le Musée de South Kensington, créé en 1851 à Londres, a pour but de mettre les industries d’art de l’Angleterre en état de lutter contre les industries similaires en France. Les progrès accomplis de l’autre côté du détroit sont déjà surprenants; l’Exposition internationale, ouverte à Londres le même jour que le Musée Napoléon III à Paris, en fournit des preuves nouvelles. « Messieurs, disait récemment lord Granville aux exposants français qui l’avaient invité au banquet offert par eux au prince Napoléon, j’espère que vous voudrez bien pardonner aux industriels anglais d’avoir profité des leçons que vous leur avez données aux Expositions de 1850 et de 1855. » « L’Angleterre marche à grands pas dans la voie du progrès et, usant de cette force de volonté qu’on lui sait, elle nous laisse prévoir le jour où elle sera notre rivale dans le domaine de l’art industriel, comme elle l’est déjà dans celui de l'industrie pure. Pourvu qu’elle n’aille pas au-delà! Elle nous semble être aujourd’hui à tnotre égard dans la position où nous nous trouvions, par rapport à l’Italie, à l’aurore de la Renaissance1 2 3 ». Un éminent amateur, Galichon, demandait, avec la même conviction, que la France possédât l’analogue du Musée de South Kensington, avec des séries d’objets racontant l’histoire de l’art industriel et pouvant, mieux que les chefs-d’œuvre du Louvre, être mis à la disposition du public*. Il signalait, au palais des Champs-Elysées, l’affluence des visiteurs, les nombreuses demandes de cartes de travail, l’assiduité des savants et des fabricants à profiter des facilités qu’on leur offrait. « Le nom même du souverain, donné à l’ensemble des collections, avait fait naître l’espoir d’une institution nouvelle et puissante, capable de raffermir notre goût et de maintenir à l’étranger la prééminence de nos produits ». Une réunion de chefs-d’œuvre

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