‹ Esquisse d'une histoire de la collection CampanaChapitre 35 sur 55 · Galichon, ibid., 1862, II, p · texte numérisé non relu

Galichon, ibid., 1862, II, p

5. Lettre de Cornu, Clement et Seglio, ap. Chesneau, op. laud,, p. 44.

tatif du Louvre, savants de profession ou supposés tels, votent très volontiers l’acquisition de « pièces de séries » ; le Conseil des Musées Nationaux, sorte de Chambre haute, composé d’artistes, de dilettantes et d’hommes politiques (à une seule exception près)1 2, tend à laisser les « pièces de séries » à la porte du grand Musée et à n’y admettre que des chefs-d’œuvre incontestés. Ces deux manières de voir sont également légitimes suivant le point de vue auquel on se place ; s’il est évident que celui de la science et de l’histoire n’est pas compatible avec celui de l’art, il en résulte que les polémistes de 1862 n’étaient pas mal inspirés quand ils demandaient, il y a plus de quarante ans, qu’il y eût deux musées au lieu d'un seul, pour répondre à un double besoin. Je pense que la solution toujours attendue doit être cherchée dans celte voie ; un immense palais comme celui de Compiègne devrait pouvoir être transformé, à peu de frais, non en magasin, mais en succursale du Louvre, dont toutes les sections y seraient représentées par des objets d’intérêt historique ou industriel. Mais cette solution ne s’imposera que le jour où l’encombrement du Louvre sera devenu intolérable ; or, les locaux des Ministères des colonies et des finances pouvant être ajoutés à ceux des Musées, il se passera encore longtemps avant que le besoin d’un second Louvre sur l’Oise s’impose à la sollicitude des pouvoirs publics.

Arrivons aux questions personnelles.

Vitet regrettait, non sans raison, que les conservateurs du Louvre n’eussent pas été chargés, dès le principe, comme on devait s’y attendre, d’acquérir, de transporter en France, de classer et de mettre en ordre la collection Campanah L’envoi clandestin de Renier et de Cornu en Italie, la nomination d’un administrateur provisoire alors que Nieuwerkerke et Longpérier venaient d’arriver à Rome, étaient, comme Desjardins en convint

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