‹ Esquisse d'une histoire de la collection CampanaChapitre 50 sur 55 · Pottier, Catalogue des vases du Louvre, t. I, p · texte numérisé non relu

Pottier, Catalogue des vases du Louvre, t. I, p

2. Sig. Marot, Les chefs-d'œuvre du Musée du Louvre, p. ix. Ce livre, tiré à 50.000 exemplaires en 1900, est épuisé; la nouvelle édition (1905) contient des similigravures avec légendes, mais pas de texte.

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c’est-à-dire qu’il viendrait en tête, avec 60 œuvres de plus que les Uffizi et le palais Pitti réunis.

C’est à tort qu’on allègue le manque de place pour excuser l’exil en province de tant d’œuvres intéressantes ou même charmantes, car, avec un peu de bonne volonté, on eût obtenu, dès 1871, le transfert du Musée de Marine aux Invalides et nombre de salles seraient devenues disponibles pour l’exposition de petits tableaux d’une valeur secondaire. Le parti que l’on adopta, de reléguer en province même des œuvres choisies par la première commission — comme le Carpaccio signé qui se morfond aujourd’hui à Caen, ou Y Histoire de Thésée et d' Ariane qui est à Marseille — fut un véritable crime contre les intérêts du Louvre et ceux de l’art. Que signifient un ou deux primitifs italiens déportés à Melun, à Nevers, à Bourges, à Bagnols sur Cêze, dans tant d’autres endroits où personne ne se doute même de leur existence, où leur isolement les prive de tout intérêt, alors que, disposés en séries, ils seraient, à défaut d’être attrayants, du moins instructifs? Il faut le dire bien haut : la dispersion des tableaux Campana a été une sottise, une vengeance mesquine, d’autant plus révoltante que, dans leur hâte et leur négligence, les gens qui ont présidé à cette œuvre néfaste ne se sont même pas donné la peine de publier des états de répartition avec renvois au catalogue italien de 1858. Plus d’une fois, au cours de ces dernières années, on a annoncé la « découverte », dans un musée de province, d’une peinture italienne signée ou datée qui, vérilication faite, s’est retrouvée dans les Cataloghi Campana. En ce qui me concerne, j’ai eu souvent à répondre à des demandes de connaisseurs qui voulaient savoir ce qu’était devenu tel tableau autrefois chez Campana ; j’ai toujours eu honte d’avouer qu’il n’existe aucun registre auquel on puisse se reporter pour obtenir un pareil renseignement.

Clément de Bis, heureusement, a publié les noms des villes auxquelles furent distribués des tableaux Campana en 1863 *,

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