D'après le résumé officiel uqe j'ai déjà cité
Encore n'en sommes-nous , avec Pline , qu'à l'ère même, à l'aurore de la prospérité de l'Afrique : combien l'avenir, un avenir prochain, va-t-il faire de la nomenclature déjà si riche de l'exact et savant écrivain, un catalogue pauvre et incomplet ! Ce mouvement de colonisation, ce développement de population et de richesse, qui ne s'arrêtera plus désormais, cet épanouissement et cette plénitude de la puissance et de la vie romaines en Afrique, c'est dans Ptolémée, c'est dans l'itinéraire d'Antonin, c'est sur la table de Peutinger qu'il nous faudra les retrouver ; ce seront les textes de l'histoire, les ruines des monuments, les pierres revêtues de leurs inscriptions immortelles qui nous les rediront plus éloquemment encore. Cent ans après Auguste, son rêve et ses desseins étaient à ce point réalisés, l'Afrique était si bien devenue une terre italienne et romaine, que, sous le règne de Trajan, la loi qui punissait de l'exil un citoyen de Rome et qui l'excluait du territoire de l'Italie, lui interdisait en même temps le séjour des provinces africaines, où il eût retrouvé, disait-elle, les mœurs, les habitudes, le langage de Rome, toutes les jouissances, tous les agréments et le bonheur de la patrie K
« Vers le milieu du second siècle, on voit se produire en Afrique le même phénomène que présentait l'Espagne pendant le cours du premier. Les Africains sont partout, et partout ils commencent à primer. Le grand jurisconsulte et le grand orateur de l'époque, Salvius Julianus et Cornélius Fronto sont l'un d'Adrumète, l'autre de Cirta. Nombre d'écrivains, de jurisconsultes, de sénateurs distingués leur succèdent; et quand, à la mort de Pertinax, la guerre civile éclate, et que le monde romain, comme au temps de César et de Pompée, se partage entre deux hommes, ces deux hommes sont Africains : Albi-